Peter-Hans Kolvenbach

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Peter-Hans Kolvenbach
Peterhanskolvenbach.jpg

Peter-Hans Kolvenbach en 2006.

Fonction
Supérieur général de la Compagnie de Jésus
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 87 ans)
BeyrouthVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
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Religion
Ordre religieux

Peter-Hans Kolvenbach, né le à Druten (Pays-Bas) et mort le à Beyrouth (Liban)[1], est un prêtre jésuite néerlandais de rite arménien, élu le 11 septembre 1983 (à 54 ans), le 29e Supérieur général de la Compagnie de Jésus.

Il a remis sa démission le , au cours de la 35e Congrégation générale réunie à Rome depuis le . Un jésuite espagnol, Adolfo Nicolás a été élu pour le remplacer.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation religieuse et académique[modifier | modifier le code]

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Peter-Hans Kolvenbach passe sa jeunesse à Druten, petite commune près de Nimègue aux Pays-Bas. Il entre au noviciat des jésuites à Mariendaal en septembre 1948. Après des études de philosophie à l'institut Berchmans de Nimègue, il est envoyé au Liban, où il fait un doctorat en théologie à l'université Saint-Joseph de Beyrouth. Peu après, en 1961, il est ordonné prêtre dans l'église catholique arménienne, une église de rite oriental rattachée à Rome.

Les années suivantes sont universitaires, plus particulièrement en linguistique. De 1963 à 1976, Peter-Hans Kolvenbach enseigne la linguistique générale et orientale à La Haye, Paris et Beyrouth. Puis il est nommé professeur de linguistique générale à l'université Saint-Joseph de Beyrouth, où il enseigne jusqu'en 1981. Durant cette période, il est également le supérieur provincial des jésuites travaillant au Moyen-Orient.

En 1981, Peter-Hans Kolvenbach est appelé à Rome comme recteur de l'institut pontifical oriental et est membre de la commission mixte pour le dialogue entre les Églises catholique et orthodoxes.

Successeur du Père Arrupe[modifier | modifier le code]

Pedro Arrupe (1907-1991) étant atteint d'une thrombose cérébrale en août 1981, le pape Jean-Paul II nomme Paolo Dezza (5 octobre 1981) comme son 'Délégué pontifical' à la tête de la Compagnie de Jésus, une nomination extra-constitutionnelle qui est perçue comme une intrusion du pape dans le processus électoral des Jésuites. On le disait inquiet de la direction prise par la Compagnie de Jésus[2].

Le Délégué pontifical obtient du pape qu'une Congrégation générale soit convoquée pour assurer la succession du père Arrupe. Cette congrégation, la 33e Congrégation générale, élit au troisième tour de scrution Peter-Hans Kolvenbach comme supérieur général de l'Ordre des Jésuites. L'élection du père Kolvenbach, homme consensuel et estimé, met progressivement fin à une crise de confiance entre le pape et les Jésuites.

Le généralat[modifier | modifier le code]

Cependant, durant son généralat, la Compagnie de Jésus, qui compte environ 19 000 membres - contre 35 000 en 1964 -, reste confrontée à une chute des vocations et la concurrence d'ordres plus récents. En perte de vitesse en Europe, ils sont en 2008 majoritairement en Asie (4 000 en Asie du Sud), en Amérique latine et en Afrique.

Succession[modifier | modifier le code]

Le 2 février 2006, le père Kolvenbach informe les membres de la Compagnie qu'avec le consentement du pape Benoît XVI, il a l'intention de convoquer une Congrégation générale en 2008 pour y proposer sa démission: il aura alors 80 ans : « Une nouvelle vision peut contribuer à un gouvernement plus adapté à un monde en rapide changement », fait-il alors valoir[3].

Cette 35e Congrégation générale de la Compagnie de Jésus s'ouvre le , veille de la fête de l’Épiphanie. Le 14 janvier, la Congrégation accepte sa démission (sa « renonciation ») et lui rend un vibrant hommage dans une lettre de remerciement (14 janvier). C'est la première fois, en quatre cent cinquante ans d'histoire, qu'une telle procédure est suivie.

Quelques jours plus tard, le 19 janvier 2008, Adolfo Nicolás est élu 30e Supérieur général. Le P. Kolvenbach est retourné à Beyrouth où il a repris ses recherches sur d'anciens manuscrits chrétiens en langue arabe ou arménienne au Centre de documentation et de recherches arabes chrétiennes (CEDRAC) et à la Bibliothèque orientale, deux institutions dépendant de l'université Saint-Joseph de Beyrouth.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Outre de nombreux écrits de gouvernement et de spiritualité ignatienne, à l'intention de ses compagnons jésuites, le P. Kolvenbach a publié (ou autorisé la publication de) quelques livres :

  • Une mission agréable (Munus suavissimum), Paray-le-Monial, 1988.
  • Vous avez dit 'Jésuites'? (dialogue avec R. Giacomelli), Médiaspaul, Paris, 1991.
  • Fous pour le Christ; sagesse de Maître Ignace, Lessius, Bruxelles, 1998.
  • (en) The road from La Storta, Institute of Jesuit Sources, Saint-Louis, 2000.
  • Faubourg du Saint-Esprit (entretiens avec J.-L. Ponthier), Bayard, Paris, 2004.
  • Suivre le Christ, un choix exigeant, DDB, 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The Spiritual Legacy of Peter-Hans Kolvenbach, sur americamagazine.org, consulté le 28 novembre 2016
  2. "Les jésuites en conclave à Rome pour désigner un nouveau "général", Le Monde, 7 janvier 2008
  3. Le nouvelobs.com, 7 janvier 2008

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]