Séguier

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Le patronyme Séguier est porté en France par différentes familles, personnalités et entités diverses.

Patronyme Séguier[modifier | modifier le code]

Famille Séguier (Île-de-France)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille Séguier.

Le patronyme Séguier dans les provinces méridionales françaises[modifier | modifier le code]

Séguier étant un patronyme méridional répandu, il existe différentes familles et personnalités de ce nom. En particulier les suivantes[1] :

En Quercy et en Languedoc[modifier | modifier le code]

Moréri[2] ajoute à la famille parisienne des Séguier deux autres branches, l'une en Quercy, l'autre à Toulouse. La première s'éteint au XVIIe siècle, la seconde au milieu du XVIIIe siècle.

L'existence du patronyme Séguier à Toulouse est avérée dès le début du XIVe siècle. Dans son Traité de la noblesse des capitouls de Toulouse[3], Germain de La Faille en confirme la présence à cette fonction noble et anoblissante de la ville, notamment en la personne de Guillaume Séguier, capitoul en 1319.

Le lien entre cette famille toulousaine et la famille quercynoise (vraisemblablement la plus ancienne) apparaît régulièrement, en particulier dans les preuves de noblesse et dans les jugements de maintenue de noblesse. Ainsi, les frères Jacques et Jean Séguier dits « de Bouloc », dont la famille est inscrite au Rôle des nobles de la cité de Toulouse, font remonter leur preuves à François Séguier, seigneur de Villaudric, juge-mage (du latin judex major, c'est-à-dire « grand juge ») de Quercy[4]. Ils sont eux-mêmes seigneurs de Villaudric.

Les Séguier de Toulouse blasonnaient d'azur, au chevron d'or, accompagné de deux étoiles du même en chef, et d'un mouton passant d'argent en pointe ; écartelé d'azur, au lion rampant d'or, armé et lampassé de sable, couronné d'or ; au chef cousu de gueules, chargé de trois coquilles d'argent.

Parmi les Séguier notables de ces provinces, sont cités[4] :

  • Famille Séguier : famille d'ancienne chevalerie citée en Languedoc en 1035, à l'occasion d'un plaid tenu pour juger des différends entre Bermond de Sauve et son frère utérin Pierre Raymon, comte de Carcassonne. Le blasonnement est inconnu mais Dom Vaissette montre dans son Histoire générale du Languedoc (tome V, planche 6, après la page 685) le sceau d'un Pierre Séguier, de cette famille, datant des alentours de 1250 et montrant une coquille. Famille éteinte.
  • Guillaume Séguier, licencié en droit, capitoul de Toulouse (1319)
  • Jean Séguier, conseiller au parlement (1485), président au parlement (27 juillet 1519). Il achète la seigneurie de Bouloc et devient la souche des Séguier de Bouloc, tels que seront dénommés ses héritiers au Rôle des nobles de la cité de Toulouse établi en 1522
  • Bertrand Séguier, mentionné au Rôle des nobles de la cité de Toulouse (1522)
  • Colin Séguier, conseiller clerc au parlement de Toulouse (1556), toujours cité en 1596
  • François Séguier, seigneur de Villaudric, conseiller au Grand conseil, juge-mage de Quercy (réception le 22 novembre 1558)
  • Jean Séguier de Bouloc, seigneur de La Gravière-les-Montauban, chevalier de Malte au grand prieuré de Toulouse (1559)
  • Philippe Séguier de la Gravière, du diocèse de Montauban, chevalier de Malte (1591), commandeur d'Homps (1617)
  • Jean et Jacques Séguier, seigneurs de Villaudric et de Bouloc (jugement de maintenue de noblesse le 18 septembre 1669)

Dans Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle Régis Valette ne cite que deux familles nobles portant le patronyme Séguier, à savoir : la famille Séguier (Île-de-France) et la famille de Séguier (Languedoc) qu'il dit avoir été anoblie en 1485 par l'exercice de charges au parlement de Toulouse et que le rattachement de cette famille à celle d'Île-de-France est difficile à établir[5].

En Roussillon[modifier | modifier le code]

Le roi Louis XI autorisa, par lettres patentes, la naturalisation pour un certain Antoine Séguier aîné, marchand, né dans le comté de Roussillon et demeurant à Narbonne, en février 1471[6].

En Provence[modifier | modifier le code]

  • Famille de Séguier : citée à Marseille sous le roi René, comte de Provence (XVe siècle), cette famille donne à la Cour des maîtres d'hôtel des rois Louis XI et Louis XII puis se tourne vers l'épée, produisant plusieurs officiers aux armées. Son illustration principale est Pierre de Séguier, commandant aux galères de France : il prend trois galions espagnols au large des côtes de Provence en 1514. Cette famille porte d'azur au palmier d'or à dextre, accosté à sénestre d'un lion du même, lampassé et armé de gueules ; à la champagne échiquetée d'argent et de sable de trois tires. Éteinte au XVIIIe siècle.

Autres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. P.-Louis Lainé, Dictionnaire véridique des origines des maisons nobles ou anoblies du royaume de France, p. 395, Paris, Arthus Bertrand, 1819.
  2. Louis Moréri, Le Grand Dictionnaire historique ou le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, etc., t. IV, Paris, Denis Mariette, rue Saint-Jacques, près les Mathurins, à Saint Augustin, 1707, p. 587-588 (source à considérer avec prudence).
  3. Germain de La Faille, Traité de la noblesse des capitouls de Toulouse, Toulouse, Forest, 1666., 204 p.
  4. a et b Alphonse Brémond, Nobiliaire toulousain : Inventaire général des titres probants de noblesse et de dignités nobiliaires, p. 422, Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1863.
  5. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, 2002, page 174.
  6. Lettres patentes de Louis XI, Compiègne, février 1471 (1470 avant Pâques)