Andrew Leamy

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Andrew Leamy
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Andrew Leamy, pionnier industrie
Naissance
Drom, Comté de Tipperary-Nord, Irlande
Décès
Hull, Québec, Canada
Nationalité Irlandaise
Canadienne
Pays de résidence Bas-Canada
Profession
Pionnier industrielle
Conjoint
Erexina Wright (1820-1892)

Andrew Leamy (, Drom, Comté de Tipperary-Nord, en Irlande - à Hull, Québec) était un pionnier industriel et leader de la communauté de la ville de Wrightstown, Bas-Canada, qui est devenu Hull, maintenant secteur intégré à la ville de Gatineau dans la Région de la capitale nationale (Canada).

Biographie[modifier | modifier le code]

Andrew Leamy était le fils de Michael Leamy et Margaret Marshall, qui ont émigré à Wrightstown avec Andrew, ses deux frères James et Michael et ses deux sœurs Catherine et Anne entre 1820-1830.

Le nom d'Andrew Leamy est aussi couramment associé au développement industriel de la ville de Hull que le nom de Philemon Wright. Comme la plupart des illustres autres noms des pionniers de cette époque – des noms tels que Nicholas Sparks et John Rudolphus Booth – Andrew Leamy a commencé sa vie professionnelle en tant qu'employé de Wright, en 1834, vivant et travaillant sur la Ferme Columbia de Philemon Wright où il apprenait le métier de son patron. Auparavant, Andrew a brièvement travaillé pour Peter Aylen, emmenant ses radeaux à Québec.

Le 31 mai, 1835, les liens étroits avec la famille Wright – et, sans doute, avec Nicholas Sparks – ont contribué au mariage qui s'ensuivit avec la fille de Philemon Wright fils, Erexina, qui elle-même était devenue la fille adoptive de Nicholas Sparks après la mort de Philemon Wright fils, en 1821.

En 1835, après quelques années de frugalité et bonne économie au service de Wright, Leamy avait économisé suffisamment d’argent pour faire l’achat de 200 hectares de terres appartenant à Philemon Wright – un terrain qui comprenait la Ferme Gatineau, la première ferme de Wright. En 1853, Leamy a lancé sa propre entreprise en construisant une scierie à vapeur sur la rive sud du lac appelé Columbia Pond et devenu par la suite le Leamy Lake. Ensuite, Leamy a creusé un canal pour relier le lac à la Rivière Gatineau pour faciliter le transport de billes de bois à sa scierie. Le moulin, qui était la première scierie à vapeur dans la région – une des deux seules ayant jamais fonctionné – fut plus tard détruit par l'explosion de la chaudière à vapeur et n'a jamais été reconstruit.

Andrew Leamy a également été un fervent catholique et, dans la tradition de la famille Wright, a donné beaucoup de son temps au développement social et culturel de Wrightstown. Andrew Leamy a fait un don du cimetière familial sur sa ferme, aux pères Oblats après qu'ils ont acheté les terrains qui formera le cimetière Notre-Dame. Il a travaillé en concert avec le Père Reboul pour réaliser l'émancipation du système scolaire pour le comté de Hull. Le résultat fut la création de la Commission scolaire indépendante en 1866, dont Leamy a été élu le premier président.

La ferme Leamy, y compris la maison, comprenait plusieurs bâtiments situés sur le côté nord du lac Leamy entre le lac et la Rivière Gatineau. Le long chemin qui menait de la ferme allait jusqu'à l'intersection de Chelsea Road (aujourd'hui, le boulevard St-Joseph) et Brigham Road (aujourd'hui, le boulevard Saint-Raymond). Presque tout ce chemin existe aujourd’hui, même si une bonne partie est interdite à la circulation, mais il se termine maintenant au boulevard de la Carrière. À une date inconnue, quand plus personne n'habitait Leamy Road, le nom du chemin a été francisé en Chemin du Lac-Leamy, et changé encore une fois en 2010 à la rue Atawe, malgré les objections de plusieurs citoyens.. Jusqu'au milieu des années 1950, il était encore identifié par le nom Leamy Road dans tous les répertoires de la ville jusqu'à ce que la maison de Leamy ait été soulevée de ses fondations et transportée à un endroit inconnu dans la ville de Hull. Aujourd'hui, le lac, le parc et le Casino du Lac Leamy portent encore son nom.

Les fondations de sa maison ont été enfouies puis ont fait l'objet d'une fouille archéologique en 2006, commandée par la Commission de la capitale nationale qui a mis au jour une structure importante, tout à fait remarquable en raison de la largeur importante des murs de pierres.

Une habitation en rondins, qui était encore debout en 1884 sur la ferme de Leamy, a été probablement le premier domicile de Philemon Wright construit sur les rives de la rivière Gatineau lors de son arrivée dans la région en 1800. Cette maison était nommée « The Wigwam »[1] par la famille Wright. Une autre fouille archéologique sur ce site a conclu que les fondations de cette maison dataient du début des années 1800. L'emplacement a été enfoui de nouveau pour sa préservation et sa protection et la CCN envisage une future commémoration du site[2].

Assassinat[modifier | modifier le code]

Andrew Leamy est mort, la nuit du à Leamy Road, la route qui mène à son domicile, dans des circonstances suspectes, qui en dépit d'une enquête, sont restées enveloppées de mystère pendant plus de dix ans. Dans un article paru dans le Toronto Globe, le et reproduit dans le New York Times quatre jours plus tard, on apprit qu'un certain Henry Maxwell et son beau-frère avaient été arrêtés pour l'assassinat et le vol d'Andrew Leamy[3].

Andrew Leamy est enterré dans le terrain qu'il avait donné à l'Église dans le but de créer le cimetière Notre-Dame à Gatineau. Son tombeau donne sur le lac qui porte aujourd'hui son nom.

Citation[modifier | modifier le code]

Anson A. Gard, auteur et historien, a écrit au sujet d’Andrew Leamy :

« On raconte, comme preuve de sa force et de son endurance, que, lorsque des réparations étaient nécessaires à la scierie, il montait son cheval et portait à la main la pièce - souvent une pièce de fonte - jusqu'à Montréal, la faisait réparer et sans s'arrêter pour se reposer, revenait à Hull, effectuant un trajet pénible de 240 miles à travers un pays sauvage. »

« J'ai récemment rencontré un vieux du canton, qui se souvenait de nombreux pionniers. C'était l'un de ceux qui semblait ne se souvenir que des qualités des hommes qu'il avait connus. “Andy Leamy était un homme de cœur”, a-t-il déclaré. “Je l'ai vu sur la route avec un chargement de fournitures pour son camp de bûcherons, et passant la masure d'une famille dans le besoin, se débarrasser d'un baril de farine et de continuer son chemin comme si rien ne s’était passé. Andy ne se présentait pas comme un saint, mais il a fait un tas de bonnes choses tout de même”[4] »

John Lowrey Gourlay a écrit ce passage à propos d'un incident de nature religieuse qui s'est produit en 1835 à Wright's Town, alors que Leamy avait 19 ans :

« Un homme de ferveur, (révérend) Burwell, a déclaré à son peuple de la chaire, du salon, de la boutique et du magasin, son point de vue nouvellement découvert qui a frappé la plupart des gens avec la force de toutes les idées nouvelles. Son succès à Hull semblait considérable, plusieurs personnes influentes devenant obéissantes à la nouvelle foi. … Néanmoins, la foule à Hull a entrepris de dicter aux nouveaux convertis, ou du moins de perturber fortement leurs réunions. … Feu Andrew Leamy, un vieux guerrier célèbre, a pris parfois une main active dans ces troubles. Débutant par des paroles de haine et de colère ils sont allés aux coups de poing, marquant les visages de façon très pittoresque. »

« Le révérend Adam Hood Burwell propageait ces notions avec beaucoup d’éloquence, et une ou deux familles presbytériennes ou chefs de famille ont été convaincus du point de vue qu’il proposait et sont devenus des fidèles. Ruggles M. Wright s'est opposé à ses opinions et a refusé l’entrée à sa salle pour leur prédication. M. Alonzo Wright ne prenait pas parti, mais il était farouchement opposé à la foule, parfois entraîné par son oncle, M. Andrew Leamy qui leur a bien bousculée[5]. »

William Pittman Lett, premier Greffe de la Ville d'Ottawa, a écrit ceci en 1874 :

"And Andrew Leamy in his time.
Was head of many a stirring "shine;"
A man of mark he might be singled,
In whom the good and bad commingled,
In equal balance in such a way,
That each in turn had its sway.
He's gone! The grass grows o'er his head,
The Muse deals gently with the dead.[6].
Le poème de William Lett fait référence à la participation de Leamy à une rixe en 1837, lorsque Andrew, âgé de 21 ans, et d'autres personnes furent accusés d'avoir semé le trouble dans une réunion de travailleurs de bois à Bytown. La réunion a été perturbée par des catholiques qui protestaient contre le "manque de respect offert par les protestants à une statue de la Vierge Marie" lors de la procession de la veille. Une fois de plus, Leamy était donc impliqué dans un conflit de nature religieuse, une perturbation citée par le Dr Michael S. Cross, historien, comme un exemple de la façon dont les nombreuses perturbations pendant la guerre des Shiners n'avaient pas seulement peu à voir avec l'exploitation forestière, mais n'avaient peut-être pas non plus de rapport avec les Shiners (Une allégation contestée enregistrée dans le témoignage de l'affaire indique que les hommes étaient associés à Peter Aylen)[7]. Andrew a seulement été accusé d'avoir brisé une fenêtre pour entrer dans la pièce et a été acquitté de l'accusation d'avoir créé du désordre[8],[9].

Il ne fait aucun doute qu'Andrew Leamy a appris à utiliser ses poings dans ses premiers jours dans les camps de bûcherons et, comme tant d'autres combats impliquant des draveurs et cageux, le résultat pourrait conduire à une tragédie. En 1845, lors d'un incident à Wright's Town, rapporté dans le Kingston Chronicle & Gazette (3 mars) puis dans la Bytown Gazette (16 mai), il est rapporté qu'à la suite d'une bagarre avec Andrew Leamy à propos d'une pagaie, un "beau et jeune Highlander" du nom de Donald McCrae perd la vie le 23 février . Andrew Leamy a plaidé la légitime défense à l'accusation de meurtre lors du procès de la mort de Donald McRea le 5 août 1846 à Montréal et, après un jour de témoignages de l'incident, Andrew Leamy a été acquitté[10],[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bertha Wright Carr-Harris, The White Chief of the Ottawa, William Briggs, Toronto, 1903, p. 28.
  2. Fouilles archéologiques et collections sur les terrains de la CCN
  3. The New York Times, 15 août 1878
  4. Anson A. Gard, « Pioneers of the Upper Ottawa Valley and Humors of the Valley », section "Genealogy of the Valley", The Emerson Press, Ottawa, 1906, p. 34.
  5. Gourlay, J.L.: History of the Ottawa Valley, pages 215 et 217. Éditeur inconnu 1896.
  6. Lett, William Pittman: Recollections of Bytown and its Old Inhabitants, pages 55 et 56. Ottawa "Citizien" Printing and Publishing Company; Sparks Street, 1874.
  7. The Druidical Groves : The Lumber Community and the Commercial Frontier in British North America to 1854, Dr. Michael S. Cross, University of Toronto, 1968
  8. The Upper Ottawa Valley to 1855, Richard M. Reid.pg. 59
  9. Proceedings of Police Magistrates, Bytown, 12 et 13 janvier 1837, AO MacKenxie-Lindsey Papers, MU2366
  10. BAnQ-CAM, Court of King's/Queen's Bench files (TL19, S1, SS11)
  11. The Upper Ottawa Valley to 1855, Richard M. Reid, McGill-Queen's University Press, 1990, (ISBN 9780886291006)

Liens externes[modifier | modifier le code]