Andreas

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Andreas
Description de cette image, également commentée ci-après
Andreas au Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême 2013
Nom de naissance Andreas Martens
Naissance (70 ans)
Weißenfels (Allemagne)
Profession
auteur de bande dessinée
Distinctions
Prix Bonnet d'âne (2001)

Compléments

Andreas (de son vrai nom Andreas Martens) est un scénariste et dessinateur de bande dessinée, né le à Weißenfels, en Allemagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir vécu à Weißenfels où il est né, Andreas déménage pour Düsseldorf en 1965.

À la fin des années 1960, à l'occasion d'un voyage en Grande-Bretagne, il découvre les comics Marvel[1], et se sent attiré par la narration et la mise en page.

En 1972, ratant la date des inscriptions de l'Institut Saint-Luc à Bruxelles, il commence ses études artistiques à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf. Il y passe un an.

En 1973, Andreas quitte l'Allemagne pour se rendre en Belgique afin d'y étudier, pendant trois ans, à l'Institut Saint-Luc. Il y rencontre Philippe Berthet, Antonio Cossu et Philippe Foerster avec qui il travaille en atelier en 1977. Durant la seconde année d'étude, il suit en parallèle les cours d'Eddy Paape à l'Académie de Saint-Gilles pendant deux ans.

En 1978, il passe en France, d'abord pour Paris puis Saint-Brieuc (1982) et enfin Rennes (1995).

Il débute en participant aux revues (À suivre), Le Journal de Tintin et Métal hurlant.

En 1978, il crée le personnage de Rork pour la revue Le Journal de Tintin. Ses aventures sont reprises en albums dans la collection Histoires et légendes des éditions Le Lombard.

Son premier album publié est Révélations posthumes en 1980 aux éditions Bédérama, avec François Rivière comme scénariste. C'est un recueil des quatre histoires imaginaires sur les écrivains H. P. Lovecraft, Agatha Christie, Jules Verne, et Pierre Loti, parues dans la revues (À suivre) et utilisant la technique de la carte à gratter.

En 2001, le festival de bande dessinée Quai des Bulles de Saint-Malo lui a remis le prix Bonnet d'âne[2].

En 2002, il participe à Donjon dirigée par Lewis Trondheim et Joann Sfar en dessinant un album de la série Monster dans la collection Humour de rire des éditions Delcourt.

Depuis 1997, il travaille principalement sur ses deux plus longues séries : Capricorne (une vingtaine d'albums plus les intégrales en réédition) pour les éditions du Lombard[3] et Arq (prévue en 18 tomes) pour celles de Delcourt.

Depuis 2001, Andreas délègue la colorisation de la série Capricorne à Isabelle Cochet. En 2006, le partenariat se pérennise, Isabelle Cochet participe au dessin de l'album Quintos. EN 2019, notamment, parait l'album L'Argentine (Futuropolis)[4],[5].

Andreas a publié une quarantaine d'albums en 25 ans.

Il apprécie à la fois H. P. Lovecraft, Edgar Allan Poe et la série noire dans les thèmes qu'il aborde[6], graphiquement, il se dit influencé par Bernie Wrightson et Neal Adams, mais aussi Barry Windsor-Smith ou Alex Toth (autrement dit par des dessinateurs de comics)[réf. souhaitée].

Thèmes récurrents[modifier | modifier le code]

L'architecture[modifier | modifier le code]

Dès le premier épisode de Rork (Un siècle pour une maison, publié en 1978), ou dans des albums comme Le Cimetière de cathédrales, ou New York (qui présente un New York coupé en deux), les architectures tiennent une place importante dans l'œuvre d'Andreas. Le journaliste Antoine Guillot relève ce motif dans le personnage récurrent de Low Valley, qui utilise des pouvoirs de télékinésie pour désassembler (voire réassembler) des édifices. Dans une interview, Andreas déclare qu'avant de faire de la bande-dessinée, il voulait devenir architecte[1]. Dans l'album Le Triangle rouge, il rend hommage à l'architecte américain Frank Lloyd Wright.

Publications[modifier | modifier le code]

Albums de bande dessinées[modifier | modifier le code]

Collectifs[modifier | modifier le code]


Prix[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « La case medium : Dc Comics, Andreas », sur France Culture (consulté le 31 décembre 2020)
  2. « Saint-Malo : la remise des prix », sur Auracan,
  3. Charles-Louis Detournay, « Capricorne en manque de repères », sur Actua BD,
  4. Jean-Laurent Truc, « L’Argentine, Andreas joue et gagne », sur Ligne claire,
  5. Gilles Ratier, « Un polar, à la composition savante, signé Andreas ! », sur BD Zoom,
  6. Charles-Louis Detournay, « Andreas : passé, présent et futur », sur Actua BD,
  7. « Lauréats de la C.B.E.B.D. », sur http://www.meletout.net/expertbd, Chambre belge des experts en bande dessinée (consulté le 25 septembre 2020)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]