Antonio Cossu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Antonio Cossu
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour

Antonio Cossu est un dessinateur et scénariste de bande dessinée, belge d'origine sarde, né le à Domusnovas (Sardaigne)[1], principalement connu pour la série Le Marchand d'idées.

Il connaît son heure de gloire dans les années 1980[2] ; il se consacre ensuite principalement à une carrière d'enseignant.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études à l’Athénée Royal de Saint-Ghislain, c'est à partir de 1976 que Cossu publie ses premières planches dans Curiosity Magazine et Spatial. Il suit parallèlement les cours de bande dessinée dispensés par Claude Renard dans son Atelier R à l'Institut Saint-Luc de Bruxelles[n 1], ce qui lui vaut d'être publié dans le 3e volume du 9ème rêve[n 2], où il réalise une première version de Boskovich qu'il reprendra plus tard.[3].

En 1980, il entre au Journal de Spirou[4] où il publie quelques récits complets, notamment des séries Alceister Crowley, Histoires alarmantes (sur scénario de Jamsin) et Boskovich (dont un épisode est écrit avec la collaboration d'Olivier Cauvain), qui sont ensuite publiés en albums par les éditions Dupuis, tout d'abord dans la collection Carte Blanche pour les récits de Alceister Crowley en 1985, puis dans une éphémère Collection Cossu pour un tome d'Histoires alarmantes en 1987 et deux tomes de Boskovich en 1988.

Alors que son premier album, Sang anesthésie, écrit par Jean-Claude Derudder, est publié aux éditions Éditions Michel Deligne en 1982, il multiplie également récits et illustrations dans des revues de bande dessinée comme Pilote[5], Métal hurlant[6], Le Journal illustré[1], Tintin[7]. Un grand nombre de ces récits complets figure dans l'album No Man's Land publié en 1984 par Les Humanoïdes Associés et Timbrés rares publié en 1998 par les Editions Point Image - JVDH[8].

C'est dans Circus[9] qu'il va publier son travail le plus connu, réalisé à quatre mains avec Philippe Berthet, la série Le Marchand d'idées, dont les quatre tomes sont publiés entre 1982 et 1988 aux éditions Glénat. Avec Berthet, il réalise également divers courts récits qui sont publiés dans l'album Rêve de chien en 1987 toujours aux éditions Glénat[8].

À compter de 1988, Antonio Cossu occupe un poste de professeur de l’enseignement supérieur artistique au sein de l'Académie des beaux-arts de Tournai où il enseigne la bande dessinée[10].

Il tente, sur un scénario de Louis Savary[n 3], une reprise de la série Alceister Crowley en 1990, abandonnée après la publication d'un seul tome par les éditions Alpen Publishers[8]. À l'exception du scénario d'un court récit pour Andréas, figurant dans l'album Dérives en 1991, Antonio Cossu ne publie aucun album pendant 10 ans pour se consacrer entièrement à son activité d'enseignant.

En 1994, il fonde avec d'autres auteurs, notamment Gérard Goffaux et Philippe Foerster, une maison d'édition dénommée Oro Productions, dont le siège est situé à Mons (Belgique), destinée à publier les essais de ses étudiants de l’Académie des Beaux-Arts de Tournai ainsi que ses propres créations, qui tente le lancement d'un magazine trimestriel de bandes dessinées, Brazil, qui cesse de paraître après deux numéros publiés en 1994[11],[12].

2001 marque le retour d'Antonio Cossu à la bande dessinée puisqu'il dessine un nouvel album, Bye bye Soho, puis en 2004, sur scénario de Rodolphe, Angie - L'Ange blanc, un récit noir publié aux éditions Casterman en janvier 2005. Il collabore ensuite avec l'un de ses élèves, Benoît Fauviaux[n 4] avec lequel il réalise, à quatre mains, les albums Saint-Amand l'aventurier en 2012[2] puis Le Dernier Combat du dragon en 2015[12].

Il quitte son poste d'enseignant à l'Académie des beaux-arts de Tournai en 2017[13].

La nouvelle maison d'édition Les Éditions du tiroir[n 5], annonce un nouvel album d'Antonio Cossu, Marilyn's Blues, pour novembre 2019 et prépublie le récit dans le no 2 de son nouveau magazine, l'Aventure, qu'elle consacre à l'auteur.

Analyse[modifier | modifier le code]

Proche d’auteurs tels que Foerster, Andreas ou Joos, il partage avec ses derniers un goût prononcé pour le noir, le jazz, les thématiques identitaires.

Selon Patrick Gaumer, la démarche artistique d'Antonio Cossu, qui ne cherche pas à copier les auteurs classiques, est résolument moderne par son graphisme « expressif et baroque, privilégiant les aplats noirs et les cadrages torturés »[3].

Œuvres en bande dessinée[modifier | modifier le code]

Séries[modifier | modifier le code]

One shots[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il fait partie de la même promotion que Philippe Berthet, Philippe Foerster, Andréas, Gérard Goffaux, Chantal De Spiegeleer, François Schuiten, Benoît Sokal, notamment.
  2. Il s'agissait de recueils de courts récits réalisés par les élèves de la classe de bande dessinée de Claude Renard, dont cinq volumes sont parus entre 1978 et 1984.
  3. Louis Savary avait déjà écrit pour Cossu un épisode de Alceister Crowley, L’Escalier d’Uxmal.
  4. Né à Frameries le 9 juillet 1976, Benoît Fauviaux est diplômé en 1998 de l’atelier BD-illustration de l’académie des Beaux-arts de Tournai. Tout en enseignant le dessin et la BD dans diverses académies des Beaux-arts, il réalise divers travaux d’illustration et de bande dessinée avant de réaliser avec Jacques Martin et Yves Plateau l'album Les Baux de Provence de la série Les Voyages de Jhen en 2005.
  5. Maison d'édition fondée par Christian Lallemand, ancien gestionnaire des droits d’auteurs au sein de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, Pierre Daisomont, chef d’entreprise, et l'auteur André Taymans.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Antonio Cossu dans Le Journal illustré », sur BDoubliées.com
  2. a et b Gilles Ratier, « Saint Amand l’aventurier par Antonio Cossu et Benoît Fauviaux », sur BDzoom.com,
  3. a et b Patrick Gaumer, Dictionnaire mondial de la BD, Paris, Larousse, , p. 209
  4. « Antonio Cossu dans le journal de Spirou », sur bdoubliees.com (consulté le 1er septembre 2019)
  5. « Cossu dans Pilote », sur bdoubliees.com (consulté le 1er septembre 2019)
  6. « Cossu dans Metal Hurlant », sur bdoubliees.com (consulté le 1er septembre 2019)
  7. « Cossu dans le journal Tintin édition française », sur bdoubliees.com (consulté le 1er septembre 2019)
  8. a b et c (en) « Antonio Cossu », sur lambiek.net, Comicopledia (consulté le 1er septembre 2019)
  9. « Antonio Cossu dans Circus, Vécu et Gomme », sur bdoubliees.com (consulté le 1er septembre 2019)
  10. « Mons: Saint George et le Dragon en BD », sur lesoir.be, Le Soir, (consulté le 1er septembre 2019)
  11. « Premiers pas pour Oro Production, une maison d'édition centrée sur la BD, voit le jour à Mons », sur lesoir.be, Le Soir, (consulté le 1er septembre 2019)
  12. a et b Gilles Ratier, « Un retour Cossu ! », sur bdzoom.com, (consulté le 1er septembre 2019)
  13. « Tournai: Antonio Cossu pourra plancher à 100% sur ses BD », sur laprovince.be, La Province, (consulté le 3 septembre 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]