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André Pigeot

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André Pigeot
Fonctions
Député français

(3 ans, 6 mois et 24 jours)
Élection 30 novembre 1958
Circonscription Saoura
Législature Ire (Cinquième République)
Groupe politique RNUR
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Circonscription supprimée
Sénateur français

(1 an, 8 mois et 8 jours)
Élection 8 juillet 1959
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Melun
Date de décès (à 64 ans)
Lieu de décès Orléans
Nationalité Française

André Pigeot, né le à Melun et décédé le à Orléans, est un officier général et homme politique français.

André Pigeot est né à Melun le . Après avoir terminé ses études secondaires à Bourges, il entre en 1917 à Saint-Cyr ; dès 1918 il s’engage comme aspirant ; dans les rangs du 21e Régiment d’Infanterie, il est blessé le près de Rethel et cité à l’ordre de l’Armée. Après un court séjour à Langres, il rejoint en 1920 le Corps d’Occupation de Constantinople au 5e Tirailleurs Algériens. En 1922, il suit les cours des Affaires Indigènes d’Algérie et en est affecté à la Compagnie Saharienne de la Saoura, qu’il commandera à partir de après la mort du Capitaine Ressot. Il est rattaché en au Bureau des Affaires Indigènes de Bou Denib des Confins Algéro-Marocains et participe aux « opérations de pacification ». En 1934, il rentre en France faire son temps de commandement de capitaine au 16e Bataillon de Chasseurs à Saint-Avold et prépare l’année suivante le concours de l’Ecole Supérieure de Guerre où il est reçu en 1936. En 1938, il obtient le diplôme de l’École Nationale des Langues Orientales (arabe maghrébin). À la sortie de l’École de Guerre, il rejoint à sa demande l’État-major de la Lauter à Saverne où il est nommé chef du 2e Bureau et la guerre l’y trouve. Fait prisonnier les armes à la main le , il est cité à l’ordre du Corps d’Armée. Durant sa captivité à Soest en Westphalie, il donne, dans le cadre de l’Université de l’Oflag, des enseignements de langue arabe et dispense une série de cours sur l’Algérie et, plus largement, sur le monde musulman de langue arabe. Il entreprend en outre l’étude de la langue russe avec le professeur Jean Train, prisonnier dans ce même Oflag.

Rapatrié le , il est affecté à la Mission militaire pour les affaires allemandes, prépare la mission française de Vienne, où il part fin septembre occuper les fonctions de chef de cabinet du général Cherrières. Il est nommé le chef du Service des liaisons Paris - Berlin du Comité exécutif de Vienne. Revenu à Paris, il est nommé le au secrétariat de la Présidence du Conseil, puis, en , Directeur des Études à l’École d’État-major. Il y instaure notamment des enseignements de langue russe et y préside une commission chargée d’établir un Vocabulaire militaire et technique russe-français (imprimé en ).

Promu colonel en , il sollicite et obtient le commandement du Territoire Militaire d’Aïn-Sefra avec résidence à Colomb-Béchar, poste qu’il occupe d’ jusqu’en , date de sa radiation des cadres de l’armée active avec le grade de général de brigade. En , il est élu à une très large majorité député du département de la Saoura, devient Sénateur de la Communauté et continue ainsi jusqu’à l’indépendance de l’Algérie à défendre les intérêts des populations sahariennes auxquelles il s’était attaché depuis le début de sa carrière. Il s’élève en vain contre les essais nucléaires au Sahara.

Il est décédé à Orléans le .

Il a notamment reçu la Croix de guerre au titre de la guerre de 14, puis de la guerre de 39, et fut nommé en 1952 Commandeur de la Légion d’Honneur.

Références

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Service historique de l'Armée de Terre (Vincennes)

Liens externes

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