Amédée de Piémont

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Amédée (Amadeus, Amé) de Piémont ou de Savoie, né en 1363, mort le , est un seigneur de Piémont de 1368 à 1402, et prétendant à la principauté d'Achaïe ou Morée[1],[2],[3]. Il est le fils de Jacques, seigneur de Piémont, et de Marguerite de Beaujeu (1346 † 1402).

Biographie[modifier | modifier le code]

Amédée succède à son père, Jacques, seigneur de Piémont[2], en 1367. Ce dernier en a fait son héritier universel[2], sous l'influence de sa seconde épouse, Marguerite de Beaujeu, au détriment de son frère aîné Philippe II de Piémont, issu d'un premier mariage avec Sibylle des Baux.

De 1387 à 1391, il fait diverses démarches diplomatiques et des préparatifs militaires en vue de récupérer la principauté d'Achaïe dont il est un prétendant, au titre de descendant du prince Philippe de Savoie ; malgré certains succès diplomatiques, ces projets n'aboutissent pas, Amédée étant finalement retenu en Savoie par les conflits concernant la régence du jeune Amédée VIII après la mort, en novembre 1391, d'Amédée VII de Savoie[4].

Il meurt le [3]. Son corps est inhumé dans l'église Saint François de Pignerol.

Mariage et postérité[modifier | modifier le code]

Amédée de Piémont épouse le 22 septembre 1380, au château de Duingt, Catherine de Genève († 1407), fille d'Amédée III, comte de Genève et de Mathilde d'Auvergne, dite « Mahaut d'Auvergne », dite aussi « de Boulogne »[5],[6].

Ils eurent :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La principauté étant connue sous ces deux noms, Guichenon et certains historiens de la Savoie ultérieurs ont cru à tort qu'il s'agissait de deux principautés distinctes.
  2. a, b et c Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie ou Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monumens, histoires, et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, 1660, Tome I, p. 334-343 (lire en ligne).
  3. a et b Léon Kern, Études d'histoire ecclésiastique et de diplomatique, Payot, Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire de la Suisse romande, Lausanne, 1973, 221 pages, p. 6.
  4. Antoine Bon, La Morée franque : Recherches historiques, topographiques et archéologiques sur la principauté d’Achaïe (1205-1430), Paris, Éditions E. de Boccard, (lire en ligne), pp.258-261
  5. Pierre Duparc, Le comté de Genève, (IXe-XVe siècles), t. XXXIX, Genève, Société d’histoire et d’archéologie de Genève, coll. « Mémoires et documents » (réimpr. 1978) (1re éd. 1955), 302-303 p. (lire en ligne).
  6. Marie-José de Belgique La Maison de Savoie. Les origines: Le Comte Vert ~ Le Comte Rouge éditions Albin Michel, Paris 1956, chapitre II, « Le Comte Vert » p. 85.