Alphée (mythologie)

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Dans la mythologie grecque, Alphée (en grec ancien Ἀλφειός / Alpheiós, en latin Alpheus) est un dieu fleuve, fils du Titan Océan et de sa sœur Téthys[1].

Mythe[modifier | modifier le code]

Il poursuivit la nymphe Aréthuse (qui s'était baignée dans ses eaux) sous l'apparence d'un chasseur. Effrayée, elle s'enfuit jusqu'en Sicile, où elle se réfugia sur l'île d'Ortygie, près de Syracuse. Artémis la changea en source. Mais Alphée, déterminé, répandit ses eaux sous la mer jusqu'en Sicile, et émergea à Ortygie afin de fusionner avec Aréthuse.

Une autre version affirme qu'Aréthuse est incapable de lui résister et tombe dans ses bras. Cependant, la déesse austère Artémis jalouse n'approuve pas la romance. Elle enveloppe Aréthuse d'un nuage et la transporte dans la petite île d'Ortygie, près de la Sicile, pour la transformer en source d'eau. Désespéré Alphée plonge dans la mer, à partir de ses estuaires dans l'ouest du Péloponnèse et fait une traversée héroïque de la mer Méditerranée. Il atteint son Aréthuse bien-aimée dans la région côtière de la Sicile et, enfin, le fleuve Alphée et la source Aréthuse peuvent vivre leur amour éternel.

Lors de l'Antiquité, les Grecs l'ont représenté comme un jeune homme sur le bord droit du fronton est du grand temple de Zeus dans le sanctuaire olympien.

Une autre légende raconte qu'Alphée s'éprit d'Artémis, qui se barbouilla le visage de vase pour lui échapper.

Alphée apparaît également dans le cadre des douze travaux d'Héraclès : en effet, le héros détourna son cours pour nettoyer les écuries d'Augias.

Musique[modifier | modifier le code]

Louis-Nicolas Clérambault compose une cantate, Alphée et Aréthuse, opus 7 en 171?.

Notes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]