Albert Curvale

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Albert Curvale
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
ToulouseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Albert Henri CurvaleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Conjoint

Albert Henri Curvale, né à Toulouse le et mort dans la même ville le [1], est un architecte et résistant français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Fils d'Eugène Curvale, architecte de la ville de Toulouse, et de Jeanne Alphonsine Gril, il épouse en 1928 Yvonne Lucienne Curvale.

Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Albert Curvale soldat au 117ème régiment d'artillerie

Engagé en 1915 à 18 ans, il participe à la guerre de 14-18 à partir d'. En , il revient à Toulouse après une longue maladie (méningite cérébro-spinale)[2].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Socialiste convaincu, dès 1919 il milite ainsi que sa femme dans le courant SFIO, ainsi qu'à la section bâtiment de la CGT[2].

En 1929, il est trésorier de la Fédération des Jeunesses Socialistes[3] et secrétaire de la section toulousaine en 1930[4]

En 1931, il fonde avec Clément Laurent et Jean Magnas la société anonyme "La Maison de la Jeunesse"[5].

Le , il est élu membre du Comité de l'Union des Syndicats confédérés de la Haute-Garonne, il représente alors les techniciens du bâtiment[6]

En 1939, il est président de la Régie toulousaine et participe au Congrès du Gaz et de l'Electricité[7]

Résistant[modifier | modifier le code]

A l'automne 1940, Il participe à la création à Toulouse du mouvement Liberté, Egalité, Fraternité[8]. Il est membre du Comité directeur régional du mouvement de résistance Libération et du comité directeur régional. Il opère alors sous l'alias "Rendu"[9].

Sa fille Paule Curvale relate que lors de l'opération de minuit déclenchée par la Gestapo contre la résistance toulousaine dans la nuit du 13 au , la gestapo se rend à son domicile pour l'arrêter mais il réussit à s'enfuir par l'arrière de la maison et à se cacher dans un immeuble voisin. Sa femme est arrêtée et déportée. Il prend alors le maquis[10].

Membre du réseau de résistance Béryl et du maquis de Cazères[9], il participe à la libération de la région de Toulouse en [2].

Après la guerre, il est membre de la commission d'épuration de l'Ordre. Albert Curvale et sa femme s'opposent aux prises de position de la SFIO sur les guerres coloniales, ils rejoignent alors le Parti Socialiste Autonome[10].

Architecte[modifier | modifier le code]

À partir de 1933, il commence à exercer comme architecte des communes de Pinsaguel et de Saint-Alban, ainsi que de la compagnie d'assurances Urbaine et Seine, de la Société marseillaise de Crédit et des œuvres des Pupilles de l'école publique de la Haute-Garonne.

Après guerre, il est agréé comme architecte de la reconstruction[11].

Réalisations à Toulouse :

  • 1932 : Habitation au lotissement Croix-Daurade pour Lacombe
  • 1934 : Habitation 31, avenue de Courrège. Habitation route de Paris, lotissement Charlas pour Linon.
  • 1935 : Villa pour M. Bouscasse[12]
  • 1936 : Habitation 69, avenue de Launaguet et rue Andrieu pour Espaignol. Immeuble 23, rue St-Joseph.
  • 1941 : Immeuble 34, rue de Cugnaux. Surélévation du 5, rue du Moulin-Bagnart.
  • 1942 : Surélévation de 2 niveaux du 26, rue Volta
  • 1943 : Maison 13, rue N.-Poussin, Surélévation du 26, rue Franc. Construction du chemin du Château de l'Hers.

Décoration[modifier | modifier le code]

Il est fait chevalier de la légion d'honneur pour ses faits de résistance par Vincent Auriol le [13]·

Hommage[modifier | modifier le code]

Un établissement scolaire porte son nom à Aspet, l'institut Albert-Curvale[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. a b et c « Albert Curvale raconté par sa fille Paule Curvale sur le site Europeana », sur Europeana Collections
  3. « Le Midi socialiste, 12 mars 1929 — Rosalis, Bibliothèque numérique de Toulouse », sur rosalis.bibliotheque.toulouse.fr (consulté le )
  4. « Le Midi socialiste, 14 février 1930 — Rosalis, Bibliothèque numérique de Toulouse », sur rosalis.bibliotheque.toulouse.fr (consulté le )
  5. « Le Midi socialiste, 5 décembre 1931 — Rosalis, Bibliothèque numérique de Toulouse », sur rosalis.bibliotheque.toulouse.fr (consulté le )
  6. « Bulletin municipal de la ville de Toulouse, janvier 1937 — Rosalis, Bibliothèque numérique de Toulouse », sur rosalis.bibliotheque.toulouse.fr (consulté le )
  7. « Bulletin municipal de la ville de Toulouse, juillet 1939 — Rosalis, Bibliothèque numérique de Toulouse », sur rosalis.bibliotheque.toulouse.fr (consulté le )
  8. Laurent Douzou, La désobéissance: histoire d'un mouvement et d'un journal clandestins, Libération-Sud, 1940-1944, Odile Jacob, (ISBN 9782738102935, lire en ligne)
  9. a et b « Musée de la résistance en ligne », sur www.museedelaresistanceenligne.org (consulté le )
  10. a et b Paule Curvale, « 13 décembre 1943 dans le quartier: l'opération de Minuit », Gazette des Chalets, no 76,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. Archives nationales, inventaires : dossiers individuels de demande d'agrément.
  12. « Archiwebture — Objet BAH-16-1935-51718. Villa pour M. Bouscasse, Toulouse (Haute-Garonne). 1935 », sur archiwebture.citedelarchitecture.fr (consulté le )
  13. « Bulletin municipal de la ville de Toulouse, mars 1947 — Rosalis, Bibliothèque numérique de Toulouse », sur rosalis.bibliotheque.toulouse.fr (consulté le )
  14. « L'institut Albert-Curvale : une nouvelle école pour la rentrée », sur ladepeche.fr (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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