Affaire de Lillehammer

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L'affaire de Lillehammer se réfère à l'assassinat le 21 juillet 1973 à Lillehammer (Norvège) par des agents du Mossad, de Ahmed Bouchiki, un simple serveur norvégien d'origine marocaine.

Enjeux[modifier | modifier le code]

Les agents israéliens qui avaient été envoyés en mission dans le cadre de l'Opération Colère de Dieu chargé de liquider les membres du commando responsable de la prise d'otages des Jeux olympiques de Munich en 1972, l'avaient confondu avec Ali Hassan Salameh, le leader de l'organisation Septembre Noir, instigateur principal de cette prise d'otages meurtrière et numéro deux de l'OLP à l'époque. Golda Meir avait ordonné son assassinat pour sa responsabilité dans la prise d'otages des Jeux olympiques de Munich. Le vrai Salameh sera finalement assassiné à Beyrouth en 1979 par le Mossad.

Ahmed Bouchiki[modifier | modifier le code]

Ahmed Bouchiki est un citoyen maroco-norvégien né le 13 avril 1943, abattu par erreur par le Mossad alors qu'il était serveur à Lillehammer, le 21 juillet 1973. Ahmed Bouchiki était le frère ainé de Chico Bouchikhi, cofondateur des Gipsy Kings. Ahmed Bouchiki a été abattu devant sa femme qui était enceinte de leur fils.

Condamnation[modifier | modifier le code]

Six Israéliens vont être arrêtés par la police par la suite pour meurtre. L'un des membres du Mossad, Sylvia Rafael, utilisait un passeport canadien sous le nom de Patricia Roxborough, personne réelle qui s'était fait voler son passeport à Montréal.

Deux des agents du Mossad impliqués dans le meurtre de Bouchiki, Dan Ert et Marianne Gladnikoff, avaient loué une voiture avec leurs vrais noms. Ils ont été arrêtés alors qu'ils rendaient la voiture à l'aéroport d'Oslo. Après un interrogatoire, les deux agents donnèrent l'adresse de la maison où se trouvaient quatre autres agents[1], dont Sylvia Rafael, un des plus importants agents du Mossad qui fut condamnée pour meurtre dans cette affaire[2]. Neuf autres ont réussi à échapper aux recherches[1].

En 1996, le gouvernement israélien verse une indemnité à la famille de Bouchiki, mais ne reconnait pas pour autant le crime. Cinq des agents sortirent rapidement de prison. Après plusieurs années de prison, Sylvia Rafael bénéficiera d'une libération anticipée grâce à son avocat Annæus Schjødt, Jr. (en) (1920-2014), qui deviendra son époux[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b BBC World Service, Witness, The Lillehammer Hit, 22 juillet 2013.
  2. a et b « Sylvia, une vie au sein du Mossad », sur tribunejuive.info, (consulté le 21 novembre 2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]