Michael Harari

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Michael Harari
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Michael Harari dit Mike Harari, né le à Neve Tzedek et mort le à Tel Aviv-Jaffa[1], est un officier de renseignement israélien, membre du Mossad.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il s'engage dès l'âge de 16 ans, en 1943, dans les rangs de la Palmach, organisation sioniste qui œuvre pour la création d'un État juif sur le territoire de la Palestine mandataire. Il prête son concours à l'immigration clandestine de Juifs européens, ce qui lui vaut de faire plusieurs séjours à Marseille où il est chargé d'organiser le voyage de plusieurs milliers de rescapés des camps vers la Palestine. Il est arrêté plusieurs fois par les autorités britanniques. En 1948, dès la proclamation de l'État hébreu, il est chargé de la protection de l'aéroport de Lod puis il intègre le Mossad, service secret israélien. Il progresse rapidement dans la hiérarchie de l'organisme, d'abord chargé du recrutement puis de la directement des opérations (département Césarée)[2].

D'après le journaliste Yossi Melman, « il était plein de créativité et n'hésitait jamais à revenir par la fenêtre quand on l'avait chassé par la porte »[3],[2].

Suivant les ordres donnés par le Premier ministre Golda Meir, après l'assassinat de onze athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de Munich, en septembre 1972, il est chargé d'éliminer les terroristes palestiniens impliqués dans ces assassinats. Il sélectionne une équipe d'hommes et de femmes, dénommée unité Kidon, chargée d'infiltrer et d'éliminer les auteurs de ces attentats. Dès octobre 1972, une dizaine de Palestiniens soupçonnés par l'État hébreu d'avoir pris part à la tuerie de Munich sont tués à Rome, Chypre, Athènes ou Paris, sous les balles de l'unité Kidon. En 1973, alors que ses agents sont sur la piste d'Hassan Salameh, réputé proche de Yasser Arafat et cerveau présumé des attentats, l'unité pense l'avoir repéré à Lillehammer (Norvège). L'homme est tué mais il s'agit en réalité d'un serveur marocain qui lui ressemblait physiquement. L'affaire étant ébruitée par les Norvégiens, Mike Harari offre sa démission. Elle est refusée par Golda Meir mais ternit l'image de Michael Harari. Il réussit pourtant à faire assassiner Hassan Salameh en 1979[2].

En 1976, sous les ordres du colonel Yonatan Netanyahou, seul Israélien tué dans l'action, il contribue au dénouement de la prise d'otages lors du raid d'Entebbe (Ouganda)[2].

Il prend sa retraite en 1980. Selon Aaron Klein, auteur d'une biographie autorisée parue en avril 2014, il affiche une vingtaine d'assassinats ciblés à son actif[2].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Mike Harari est joué par l'acteur Moshe Ivgy dans le film Munich de 2005 de Steven Spielberg [4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ouest-France « Espionnage. Décès de Mike Harari, célèbre agent du Mossad » sur ouest-france.fr, 21 septembre 2014
  2. a, b, c, d et e Cyrille Louis, « Mike Harari, l'homme de l'ombre est espion célèbre », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », mardi 23 septembre 2014, page 39.
  3. Yossi Melman Spy against Armageddon. Inside Israel's Secret Wars.
  4. Moshe Ivgy, IMDB.com.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Black, Ian and Morris, Benny. Israel's Secret Wars: A History of Israel's Intelligence Services. New York: Grove Press, 1991. ISBN 0-8021-1159-9, 276 p.
  • Reeve, Simon. One Day in September. New York: Arcade Publishing, 2000. ISBN 1-55970-547-7
  • Scott, Peter Dale and Marshall, Jonathan. Cocaine Politics: Drugs, Armies, and the CIA in Central America. Los Angeles: University of California Press, 1991. ISBN 0-520-21449-8, 73-4 p.