Adolphe Stoclet

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Adolphe Stoclet, (1871-1949), est un financier bruxellois, amateur d'art renommé, né au sein d’une famille de banquiers belges d'origine gembloutoise. Il est le commanditaire du palais Stoclet, situé au n° 279 de l'avenue de Tervuren à Bruxelles.

Origines, famille et vie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Victor Stoclet, (1843-1904), directeur de la Société générale de Belgique et de Anne (dite Kitty) Caspers, (1842-1908); il se marie avec Suzanne Stevens, fille d'Arthur, critique d'art, expert et marchand de tableau, nièce des peintres belges Alfred Stevens et Joseph Stevens, parente de l'architecte Robert Mallet-Stevens[1], d'où un fils, Jacques, époux d'Anne (dite Anny) Geers, (1908-2002), qui veuve fut créée à titre personnel en 1986 baronne Stoclet[2].

Adolphe Stoclet devient ingénieur civil des chemins de fer puis directeur à la Société générale de Belgique, fonction héritée de son arrière-grand-père François-Jacques de Munck, conseiller communal de Bruxelles, directeur de la susdite société[3].

Le palais Stoclet[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Palais Stoclet.

En voyage à Vienne pour réaliser un projet ferroviaire il rencontre l’un des maîtres de la Sécession viennoise, l’architecte Josef Hoffmann dont il partage les goûts avant-gardistes. Stoclet entend faire construire son propre hôtel particulier[4]. Il envisage momentanément de l’installer à Vienne, avant de se décider finalement pour Bruxelles. L’homme d’affaires s’adresse tout naturellement à Hoffmann pour concevoir le bâtiment. L’architecte reçoit non seulement carte blanche mais aussi un budget illimité, et crée pour son commanditaire le palais Stoclet dont la réalisation s'échelonna de 1905 à 1911. La décoration intérieure est de Gustav Klimt et Fernand Khnopff.


Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. G. Seiligman, "Merchants of art", New-York, 1966, pp. 11 et 197-198;
    Voir les quartiers généalogique de Laure Stoclet, (1882-1960), épouse d'Adrien Christyn comte de Ribaucourt, réalisé par J. Anne de Molina, B. Nolf et A. de Walque, et publié dans "Le Parchemin", 1976, pp. 125-126.
  2. rec. OGHB, XXXVI, p.203 ; on lui concéda les armoiries suivantes : "De gueules au pal déjoint d'or accompagné de deux roses d'argent".
  3. Hervé Douxchamps et Joseph Lefèvre, " La Famille Christyn de Ribaucourt ", tome II, "Le Parchemin", N° Spécial décembre 1989, notes en bas de la page 595, ISBN 978-2-87018-073-0.
  4. L'hôtel construit par l'architecte Émile Janlet pour ses parents au n°79 (actuel) de l'avenue Louise n'étant pas à son gout, il le laissa à sa sœur Laure, marie en 1905 à Adrien comte Christyn de Ribaucourt. Elle hérita aussi d'un domaine situé à Anthée où elle fit bâtir le château d'Ostemerée.

Lien externe[modifier | modifier le code]