18e armée (Japon)

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18e armée
第18軍
Image illustrative de l'article 18e armée (Japon)
Le général Hatazō Adachi remet son épée aux Alliés lors de la reddition de ses troupes.

Création
Dissolution
Pays Drapeau de l'Empire du Japon Empire du Japon
Type Infanterie
Rôle Corps d'armée
Garnison Wewak, Nouvelle-Guinée
Surnom Bienveillance (仁, Jin)
Guerres Seconde guerre sino-japonaise

La 18e armée (第18軍, Dai-jū-hachi gun?) est une unité de l'armée impériale japonaise basée à Wewak sur l'île de Nouvelle-Guinée durant la Seconde Guerre mondiale.

Histoire[modifier | modifier le code]

La 18e armée est créée le [1] sous le contrôle de la 8e armée régionale du groupe d'armées expéditionnaire japonais du Sud pour la mission spécifique de s'opposer aux débarquements alliés sur l'île de Nouvelle-Guinée. Elle est constituée de trois divisions : la 20e division, de Kyūshū, la 41e et la 51e de la région de Kantō[2].

La 20e et la 41e divisions arrivent en Nouvelle-Guinée sans incidents. Cependant, la 51e, qui accompagne le commandant de l'armée, Hatazō Adachi, et son État-major, est attaqué par des avions ennemis alors qu'elle est en route depuis Rabaul pour Lae, lors de la bataille de la mer de Bismarck. Les huit transporteurs et les quatre destroyers sont coulés[3], entraînant la perte de 3 664 hommes, et seulement 2 427 hommes de la division sont sauvés.

L'opération Cartwheel, un plan des Alliés mis en œuvre à partir de mi-1943, coupe progressivement les lignes d'approvisionnement entre Rabaul et les forces japonaises du front. La marine impériale japonaise se retire de la campagne des îles Salomon, suivi de débarquements en Nouvelle-Bretagne et sur Aitape et Hollandia (en), en avril 1944.

Les forces d'Adachi souffrent terriblement de maladies tropicales comme la malaria, d'épuisement par la chaleur (en), et de malnutrition pendant toute la guerre[4] en dépit des efforts d'Adachi pour mettre en place des champs de culture improvisés et auto-suffisants et en donnant la priorité des rations aux malades. Comme les munitions commencent à manquer, la plupart des commandants japonais effectuent une charge suicidaire banzaï plutôt que de se rendre.

En septembre 1945, à la fin de la guerre, la plupart des forces japonaises de la 18e armée ont été annihilées. Des 140 000 hommes initiaux, seuls 13 000 sont encore en vie[4]. Ces survivants se rendent à la 6e division australienne à Cap Wom, près de Wewak, en Nouvelle-Guinée[5]. Ils sont détenus sur l'île Mushu avant d'être rapatriés au Japon[4].

Commandement[modifier | modifier le code]

Nom De À
Commandant Lieutenant-général Hatazō Adachi[1] 9 novembre 1942 15 août 1945
Chef d'État-major Lieutenant-général Kane Yoshihara[1] 9 novembre 1942 15 août 1945

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Marcus Wendel, « 18 Army (Japan) », Axis History Factbook (consulté le 26 mai 2012)
  2. Williams and Nakagawa 2006, p. 63.
  3. Gillison 1962, p. 695.
  4. a, b et c Williams and Nakagawa 2006, p. 59.
  5. Johnston 2008, p. 234.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edward J. Drea, In the Service of the Emperor: Essays on the Imperial Japanese Army, Bison Books, (ISBN 978-0-8032-6638-4), « Adachi Hatazo: A Soldier of His Emperor »
  • Richard Fuller, Shōkan: Hirohito's Samurai, London, Arms and Armour Press, (ISBN 1-85409-151-4), « Adachi Hatazo »
  • Douglas Gillison, Royal Australian Air Force 1939–1942, Canberra, Mémorial australien de la guerre, coll. « L'Australie dans la guerre de 1939-1945 », [détail de l’édition] (OCLC 2000369, lire en ligne)
  • Saburo Hayashi, Kogun: The Japanese Army in the Pacific War, Marine Corps. Association,
  • Mark Johnston, The Proud 6th: An Illustrated History of the 6th Australian Division 1939–1945, Port Melbourne, Victoria, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-51411-8)
  • (en) Williams, Peter D. et Nakagawa, Naoko, « The Japanese 18th Army in New Guinea », Australian War Memorial, Canberra, Australian Capital Territory, no 36,‎ , p. 58–63 (ISSN 1328-2727)

Voir aussi[modifier | modifier le code]