Étourneau améthyste

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Cinnyricinclus leucogaster
Description de cette image, également commentée ci-après
Limpopo, Afrique du Sud
Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Sturnidae

Genre

Cinnyricinclus
Lesson, 1840

Espèce

Cinnyricinclus leucogaster
(Boddaert, 1783)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

L'Étourneau améthyste (Cinnyricinclus leucogaster) ou Spréo améthyste, est une espèce de passereaux de la famille des Sturnidae. Cet oiseau de petite taille (environ 17 cm), au dimorphisme sexuel important, est le seul représentant du genre Cinnyricinclus. Cet oiseau vit à travers l'Afrique subsaharienne, dans les forêts et les savanes. On le trouve rarement au sol, plus souvent dans les arbres ou d'autres endroits en hauteur.

Taxonomie[modifier | modifier le code]

Étourneau améthyste femelle.
Un étourneau améthyste mâle au Damaraland, Namibie (mars 2018).

Cet oiseau est décrit en 1775 par Georges-Louis Leclerc de Buffon dans son Histoire naturelle, sous le nom de « merle violet à ventre blanc de Juida »[1]. Une planche illustrée et colorée par François-Nicolas Martinet le représente dans les Planches enluminées d'Histoire Naturelle, produites par Edme-Louis Daubenton pour accompagner le texte de Buffon[2]. Ni cette planche ni la description de Buffon ne donne un nom scientifique à l'oiseau, mais en 1783, le naturaliste hollandais Pieter Boddaert lui donne le nom binominal de Turdus leucogaster dans son catalogue des Planches enluminées[3]. L'étourneau améthyste est d'abord observé au Bénin[4].

C'est désormais le seul classé dans le genre Cinnyricinclus introduit par le naturaliste français René Primevère Lesson en 1840[5],[6] ; il en a été désigné comme l'espèce type par le naturaliste anglais George Robert Gray en 1855[7]. Le nom du genre combine celui de Cinnyris introduit par Georges Cuvier en 1816, et le terme néolatin cinclus qui singifie « grive ». Le nom de l'espèce, leucogaster, dérive du grec ancien leukos (blanc) et gaster (ventre)[8].

Trois sous-espèces sont reconnues[6] :

Description[modifier | modifier le code]

L'étourneau améthyste se caractérise par son dimorphisme sexuel important. Les deux sexes mesurent environ 18 cm, mais le mâle a un dos violet iridescent et le ventre d'un blanc pur, tandis que la femelle ressemble davantage à une grive : elle est brune et tachetée sur le dos, avec un ventre également tacheté mais plus clair. Les deux ont les yeux jaunes, et le bec et les pattes noirs[9].

Distribution et habitat[modifier | modifier le code]

L'étourneau améthyste est répandu en Afrique subsaharienne, présent dans tous les environnements à l'exception des denses forêts équatoriales du Bassin du Congo et des zones plus arides du sud-ouest de l'Afrique comme le désert du Kalahari. On le trouve dans la plupart des zones forestières, dans la savane et dans les clairières. Dans le parc national de Chyulu Hills au Kenya, on peut le rencontrer jusqu'à une altitude de 2 100 m[9].

Comportement[modifier | modifier le code]

Le régime alimentaire de l'étourneau améthyste se compose de fruits, de graines et d'arthropodes. Il lui arrive de chasser les insectes d'une manière similaire à celle des gobe-mouches. Il se nourrit essentiellement au niveau de la canopée et s'alimente rarement à terre[9].

Le nid est généralement construit dans le creux d'un arbre à quelques mètres du sol, avec des feuilles vertes et de la bouse. La femelle pond de deux à quatre œufs bleu pâle avec des taches rougeâtres ou brunes, et les couve pendant douze à quatorze jours. Le mâle aide à nourrir les petits jusqu'à leur envol, à 21 jours[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire Naturelle des Oiseaux, vol. 6, Paris, De L'Imprimerie Royale, , 104-105 p. (lire en ligne), « Le merle violet à ventre blanc de Juida »
  2. Georges-Louis Leclerc de Buffon, François-Nicolas Martinet, Edme-Louis Daubenton et Louis-Jean-Marie Daubenton, Planches Enluminées D'Histoire Naturelle, vol. 7, Paris, De L'Imprimerie Royale, 1765–1783 (lire en ligne), « Merle violet à ventre blanc, de Juida »
  3. Pieter Boddaert, Table des planches enluminéez d'histoire naturelle de M. D'Aubenton : avec les denominations de M.M. de Buffon, Brisson, Edwards, Linnaeus et Latham, precedé d'une notice des principaux ouvrages zoologiques enluminés, Utrecht, (lire en ligne), p. 39, N°648 Fig. 1
  4. (en) Ernst Mayr et James C. Greenway Jr, Check-list of Birds of the World, vol. 15, Cambridge, Massachusetts, Museum of Comparative Zoology, (lire en ligne), p. 98
  5. René Lesson, « Notices ornithologiques », Revue Zoologique, vol. 3,‎ , p. 261-275 [272] (lire en ligne)
  6. a et b (en) Frank Gill et David Donsker, « Nuthatches, Wallcreeper, treecreepers, mockingbirds, starlings, oxpeckers », sur IOC World Bird List Version 9.2, International Ornithologists' Union,
  7. (en) George Robert Gray, Catalogue of the Genera and Subgenera of Birds Contained in the British Museum, Londres, British Museum, (lire en ligne), p. 66
  8. (en) James A. Jobling, The Helm Dictionary of Scientific Bird Names, Londres, Christopher Helm, , 108, 223 p. (ISBN 978-1-4081-2501-4, lire en ligne)
  9. a b c et d (en) Adrian Craig et Chris Feare, Starlings and Mynas, Bloomsbury Publishing, , 224–227 p. (ISBN 978-1-4081-3522-8, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]