Élise Freinet

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Élise Freinet
Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité
Conjoint

Élise Freinet est née Élise Lagier-Bruno le à Pelvoux, dans les Hautes-Alpes, en France, et morte le 30 janvier 1983. Elle épouse Célestin Freinet, instituteur et pédagogue français, le 6 mars 1926.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élise Freinet est née Élise Lagier-Bruno, de parents instituteurs, le à Pelvoux, dans les Hautes-Alpes, en France.

Institutrice titulaire à partir de 1920 (École Normale de Gap), elle avait des idées révolutionnaires depuis son entrée à l'École Normale (elle adhéra au Parti communiste en 1926 en même temps que Freinet). Elle rencontra Célestin Freinet en 1925, et se mit en congé pour étudier à Paris dans une académie de peinture (l'académie ABC avec laquelle elle étudiait par correspondance depuis 1920). Elle épousa Freinet le 6 mars 1926.

Forte personnalité, elle partagea le destin de Freinet, auprès de qui elle joua un rôle extrêmement important : elle le soutint, l'encouragea, l'aida, et souvent le remplaça dans ses multiples tâches. Mais surtout, Élise Freinet apporta à la pensée de Freinet une dimension originale dans le domaine artistique.

Dans les années 1950-1960, elle crée un musée d’art enfantin à Coursegoules.[1],[2],[3]

Après la mort de Freinet le 8 octobre 1966, elle fut directrice[4] de l'Institut coopératif de l'école moderne (ICEM) mais ses rapports avec celui-ci se dégradèrent rapidement. Elle contesta[5] certaines pratiques de ce mouvement, auquel elle avait pourtant beaucoup donné. C'est leur fille Madeleine Freinet qui dirigea, avec son mari l'écrivain Jacques Bens, l'École Freinet à Vence.

Élise disparut le 30 janvier 1983.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élise Freinet, Naissance d'une pédagogie populaire : historique de la C.E.L. [Coopérative de l'enseignement lai͏̈c], Cannes, Éd. de l'École moderne française, , 410 p.[6],[7]
  • Élise Freinet, L’enfant artiste, Cannes, Imprimerie Robaydy, , 168 p.
  • Élise Freinet, La part du maître, Huit jours de classe, Cannes, Bibliothèque de l’école moderne, N°40-41, Editions de l’école moderne française,
  • Xavier Riondet, « Élise Freinet : de l’expérience naturiste aux pratiques de l’École Freinet », Recherches et éducation, 8, Varia,‎ , p. 133-148 (lire en ligne)
  • Henri Louis Go, « Élise Freinet, une pédagogue de l’art enfantin », Carrefours de l'éducation, N°41,‎ , p. 223-240 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Élise Freinet, Brochure de présentation du Musée d’Art Enfantin de Coursegoules
  2. Élise Freinet, Le Musée d’art enfantin de Coursegoules et les autres musées à venir, L’Educateur n°1 - année 1964-1965.
  3. Bas-relief en céramique « De la bête à l'homme » réalisé par les enfants de l'école Freinet (Vence), céramique réalisée par M. Pérot (Vallauris), mise en place M. Laurent, Façade de la rue d’Escaou, Coursegoules. Photo : Michel Divet, Il était une fois l'art enfantin à Coursegoules, Nice-Matin, 07/05/2017.
  4. « Freinet, Élise (1898-1983) », sur www.idref.fr (consulté le 7 février 2017)
  5. Élise Freinet, « Message d'Élise Freinet, lu par C. Berteloot, Congrès de Pau », L'Éducateur n°8 - année 1967-1968,‎ (lire en ligne)
  6. « Fonds Célestin et Elise Freinet », sur www.calames.abes.fr (consulté le 7 février 2017)
  7. « Sudoc », sur www.sudoc.abes.fr (consulté le 7 février 2017)