Église du Sacré-Cœur de Cholet

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Église du Sacré-Cœur de Cholet
W0282-Cholet - Église du Sacré-Cœur (1)ReUpload FromCommons UserSelbymay.jpg
Présentation
Type
Style
romano-byzantin
Architecte
Maurice Laurentin
Construction
1937-1941
Religion
Propriétaire
Association diocésaine d'Angers
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Boulevard Guy ChouteauVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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L'église du Sacré-Cœur de Cholet est une église située à Cholet en Maine-et-Loire.

Localisation[modifier | modifier le code]

L'église est située dans le département français de Maine-et-Loire, sur le territoire de la commune de Cholet[1], boulevard Guy Chouteau.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette église est construite entre 1937 et 1941 selon les plans de l'architecte[2] Maurice Laurentin[3],[4], fortement inspiré par le symbolisme chrétien[5]. La première pierre est posée le . Un vicaire de la paroisse Notre-Dame, Louis Cesbron, investi sur le quartier de la « Terre-jaune », lance un appel à financements complémentaires dans un article de l'Intérêt Public du . Son propre engagement comme maître d'ouvrage[6] et les quêtes font le reste[7]. Des paroissiens s'engagent également dans le financement de la construction comme Julie Boidron, modeste employée de maison qui a levé de l’argent chez les bonnes[N 1] de maison et des cafés. Les énormes fonds récoltés ont permis de financer la verrière, dite " vitrail des bonnes"[8]. Le à l'achèvement des travaux Mgr Jean Camille Coste, évêque d'Angers bénit l'église.

Le premier curé de la paroisse est l'abbé Louis Cesbron[9], curé du au .

L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1991[10].

En 2012, la flèche de l'édifice fragilisée a fait l'objet d'une rénovation qui lui a redonné son lustre d'antan.

Maurice Laurentin architecte et le vicaire Louis Cesbron.

Description[modifier | modifier le code]

L'église du Sacré-Cœur de Cholet a la particularité d'être construite avec du béton armé habillé avec des matériaux locaux (montés et assemblés avant coulage, ayant permis l'économie de coffrages provisoires en bois) : de la brique, du schiste orangé appelé pierre de Pineau, du granit rose de Saint-Macaire-en-Mauges et du granit bleu de Vezins. Une partie du ciment utilisé est dit avoir été détourné mystérieusement des stocks prévus pour la construction du mur de l'Atlantique[6].

Par son plan basilical et sa coupole, elle rappelle les édifices romano-byzantins. Elle a pu voir le jour grâce aux dons de nombreuses familles choletaises.

Plusieurs artistes ont participé à la décoration extérieure et intérieure de l'édifice : Charles Maillard artiste parisien, pour le modelage des sculptures, Fernand Dupré comme praticien choletais[11], Charles Mauméjean pour les mosaïques et les vitraux[12] et Henri Genévrier — connu sous le pseudonyme de Grand’Aigle[13] — artiste replié sur Cholet pendant l'occupation. Celui-ci exécute les décorations et peintures murales du baptistère de la porte centrale ainsi que les panneaux près des confessionnaux[14]. Concernant l'œuvre magistrale de la grande fresque intérieure, Élie Chamard précise que le thème avait été fixé par l'abbé Cesbron, futur curé de cette nouvelle paroisse : « Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai tout à moi ! »[15].

On peut remarquer une sculpture particulière : l’autel de Saint-Joseph, tout en bois et en forme d’établi, en référence au métier de charpentier du père de Jésus. Sur ce même autel, les bougies sont également en bois, tout comme les chandeliers, en forme de rabots[16].

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Charles Maillard, artiste sculpteur parisien né à Cholet.

Le carillon du Sacré-Cœur[modifier | modifier le code]

À l'origine, l'église compte un carillon de 39 cloches fabriquées par la maison Paccard d'Annecy : symboliquement 3 en volée plus 3 fois 12. Celui-ci est installé en 1940 sous la coupole dont les fenêtres ajourées permettent aux sonneries d'être entendues de loin. Il est béni le par Mgr Coste, en présence des 39 parrains et 39 marraines et mis en fonction pour la première fois le , à l'occasion de la Pentecôte. L'abbé Cesbron propose à Jacques Vilain de devenir le premier carillonneur en poste mais au bout d'un certain temps, les paroissiens du quartier de la Terre-Jaune viennent se plaindre à l'abbé Cesbron du bruit généré par la musique du carillon en pleine sieste du dimanche après-midi[17]. Le carillon reste muet et se dégrade jusqu'en 2011, date de sa rénovation[12].

Depuis le , l'église du Sacré-Cœur est dotée d'un carillon restauré qui compte 10 cloches supplémentaires fondues par le campaniste hollandais Royal Eijsbouts. Il se classe maintenant au 16e rang sur les 113 carillons français, avec 49 cloches. Ce carillon est classé monument historique depuis septembre 2003[18] au même titre que l'église.

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L’été, le Sacré-Cœur de Cholet se visite. Des bénévoles se relaient pour vous faire découvrir les secrets de l’édifice et de son carillon[19].

Liste des curés successifs[modifier | modifier le code]

  • Louis Cesbron, de 1942 à 1955 ;
  • Léon Quinton, de 1955 à 1971 ;
  • Étienne Pantais de 1971 à 1977.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. nom local des employées de maison

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les églises Culture - Cholet.fr », sur www.cholet.fr (consulté le 22 juillet 2016)
  2. « Maurice Laurentin », sur geneanet.org (consulté le 12 décembre 2018)
  3. Augustin Jeanneau 1974, p. 167.
  4. « Maurice Laurentin (1885-1959) », sur data.bnf.fr (consulté le 20 décembre 2018)
  5. Christian Méas, « Ces défunts qui ont fait l'Histoire de Cholet », sur ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le 2 juillet 2020)
  6. a et b « Cholet : Le ciment du Mur de l’Atlantique détourné vers l’église », sur www.ouest-france.fr, (consulté le 15 décembre 2018)
  7. « Vitrail des bonnes », sur geneanet.org (consulté le 14 décembre 2018)
  8. Sophie Delafontaine, « Le vitrail des « Bonnes » au Sacré-Cœur est rénové à Cholet », Ouest France,‎ (lire en ligne, consulté le 23 décembre 2018)
  9. « Louis Marie Auguste Cesbron », sur geneanet.org (consulté le 10 décembre 2018)
  10. « Église du Sacré-Cœur », notice no PA00109417, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Fernand Jules Dupré », sur geneanet.org (consulté le 16 décembre 2018)
  12. a et b Adrien de Volontat, « Cholet : L'étonnante église du Sacré-Cœur », Ouest France, (consulté le 28 janvier 2019)
  13. « Génévrier, Henri (1881-1951) », sur catalogue.bnf.fr (consulté le 14 juin 2020)
  14. Mickael Leclerc, « Cholet. Quand l’artiste parisien Grand’Aigle se réfugia à Cholet », sur ouest-france.fr, Le Courrier de l'Ouest, (consulté le 14 juin 2020)
  15. Élie Chamard 1970, p. 309.
  16. Charles Dubré-Béduneau, « Cholet.Le Sacré-Cœur dévoile ses trésors », sur ouest-france.fr, Le Courrier de l'Ouest, (consulté le 14 juin 2020)
  17. « Jacques Marie Edmond Vilain », sur geneanet.org (consulté le 14 décembre 2018)
  18. « Vendée et Chouans : Le carillon du Sacré-Cœur de Cholet bientôt restauré », sur vendeensetchouans.com, (consulté le 28 janvier 2019)
  19. Pierre Veillé, « Cholet. Ils vous font visiter le Sacré-Cœur », sur ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le 30 juillet 2020)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Élie Chamard, 20 siècles d'histoire de Cholet, Cholet, Farré et fils, 1970, réédition 1981, 365 p. 
  • Augustin Jeanneau, Cholet et les Choletais après la belle époque, Cholet, Les Éditions du Choletais, , 250 p., dépôt légal : IV-1974 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Maurice Laurentin, « Société des sciences lettres et beaux-arts de Cholet : L'église du Sacré-Coeur de Cholet », SLA, Cholet, Imprimerie R.Freulon,‎ 1938--1939-1941, p. 28-11-10. 
  • André Hubert Hérault, Maulévrier dans les guerres : Anecdote choletaise, Editions Hérault, , 238 p. (ISBN 978-2-7407-0332-8, notice BnF no FRBNF45171434), p. 214-215. .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]