Église Saint-Martin de Laon

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Église Saint-Martin de Laon
Sint-Martinuskerk3 Laon.jpg
Façade occidentale de l'église.
Présentation
Destination initiale
Destination actuelle
église paroissiale
Diocèse
Dédicataire
Style
gothique
Architecte
Charles et Nicolas Bonhomme
Construction
XIIe siècle
XVIIe siècle
XVIIIe siècle
Religion
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Rue Saint-MartinVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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voir sur la carte de France
Red pog.svg

L'église Saint-Martin est une église catholique située à Laon, en France[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

L'église est située dans le département français de l'Aisne, sur la commune de Laon rue de Saint-Martin.

Avant la Grande Guerre avec les clochetons arrondis.

Historique[modifier | modifier le code]

L'église est édifiée pour une congrégation de prémontrés dans la deuxième moitié du XIIe siècle. En premier est élevé le chœur (1160~ ensuite il est couvert d'une charpente entre 1226 et 1240) puis le transept et la nef. Ensuite, vers 1190 la charpente primitive est remplacée par une voûte contrebutée par des arcs-boutants et la façade du bras sud du transept est élevée. La construction se poursuit par les tours jusqu'à la fin du XIIIe siècle ; les flèches qui les surmontaient sont descendues en 1605. La façade occidentale n'est débutée que vers 1270.

Est aussi construit un palais abbatial et un pavillon situé dans le jardin appelé le vide-bouteilles. Ils sont construits pour Nicolas Lesaige entre 1616 et 1621. Une autre campagne de reconstruction est débutée en 1736 par les architectes Charles et Nicolas Bonhomme, la date jadis portée sur l'aile était autour de la cour de la Communauté  ; la tour nord-est de l'église est reconstruite en 1740. Mais en 1754, seule l'aile est avec son grand escalier du dortoir est achevée ; les ailes nord et ouest ainsi que les galeries du cloître sont reconstruites de 1779 à 1788.

Dégâts de la Grande Guerre.

Après la Révolution française, l'église devient paroissiale et les autres bâtiments, aménagés par l'ingénieur Duroché, accueillent l'hôtel-Dieu en 1810. En 1944, un bombardement détruit tous les bâtiments entourant la cour de la « Communauté », les ailes ouest et nord mettant ainsi au jour les pignons médiévaux du cellier et du réfectoire.

L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1862 et inscrit en 1951[1].

Mobilier[modifier | modifier le code]

Un grand orgue Roethinger (hors service) sur une tribune au-dessus de la porte du portail ouest qui protège aussi deux gisants. Une grande chaire en chêne du XIXe siècle ayant un st-Jean-Baptiste, une Vierge à l'enfant et un st-Martin. Une chapelle au sud rappelant celles de la cathédrale avec porte ouvragée et un ensemble de sculptures dans la pierre des deux côtés ainsi qu'un Christ aux liens. Il y a des boiseries qui entourent le chœur et les chapelles est.

L'église abrite quelques tableaux réputés :

  • La Cène, du XVIIe siècle par Luigi Domenico Soldini[2] ;
  • Moïse frappant le rocher, de la même époque[3] ;
  • Saint Matthieu[4] ;
  • Prédication de St Jean-Baptiste[5] ;
  • Martyre de St Étienne[6] ;
  • Saint Luc.

On y trouve également un ensemble de monuments funéraires : celui de Pierre de La Bretesche (Bretèche), deuxième du nom, conseiller du roi et commissaire des guerres, et de son épouse Jeanne Angélique Caloux[7], un autre polychrome pour Marie Escarcel[8] de 1647, une plaque à la mémoire de Nicolas François Levent, bourgeois de Laon[9], une autre pour les victimes de la Grande Guerre, et surtout, en entrant, deux gisants, l'un de la famille de Coucy et l'autre de Jeanne de Flandre,veuve d’Enguerrand IV de Coucy et abbesse de du Sauvoir.

Images[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]