Wampanoags

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Wampanoags

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Des guerriers Wampanoags attaquent un navire anglais en 1614.

Populations significatives par région
Drapeau du Massachusetts Massachusetts 2 336
Autres
Langues

Wôpanâak, anglais

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Carte de répartition

Le peuple Wampanoag, parfois Wompanoag ou Wampanig, est un peuple amérindien composé de cinq tribus : les Assonet, les Gay Head, les Herring Pond, les Mashpee et les Namasket.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le peuple Wampanoag vivait au XVIIe siècle dans les actuels États du Massachusetts et du Rhode Island. Après les premiers contacts avec les Anglais, qui ont entraîné conflits et épidémies, les chiffres de la population ont chuté de près de 90 % pour atteindre 12 000 membres à l'époque de l'arrivée des Pères pèlerins en 1620 dans la future colonie de Plymouth. Ceux-ci les contraignent à renoncer à leur religion et à une grande part de leurs traditions[1]. Bien que l'épisode historique du contact des Pèlerins de Plymouth avec les Amérindiens soit très connue et célébrée chaque année aux États-Unis par la fête de Thanksgiving, le nom et l'histoire de ce peuple restent largement méconnus[2].

Langue[modifier | modifier le code]

L'acculturation forcée par les immigrants européens mène à une disparition rapide la langue Wôpanâak, assimilée aux langues algonquines, qui n'est plus du tout parlée à partir du milieu du XIXe siècle. En 1994, une femme Wampanoag nommée Jessie Baird (de son nom tribal « Little Doe ») déclare avoir reçu en rêve des messages de ses ancêtres en Wôpanâak et se lance dans un projet de reconstruction de la langue traditionnelle[3]. En liaison avec les linguistes du MIT Kenneth Hale et Norvin Richards[2], et grâce à des archives écrites rédigées en Wôpanâak (dont une Bible), un dictionnaire de 11 000 mots est produit pour lancer le réapprentissage de la langue. Le projet est couronné d'un certain succès puisque de nombreux membres de la communauté apprennent la langue. La fille de Jessie Baird est élevée en Wôpanâak, ce qui en fait la première locutrice native depuis sept générations[1].

Plusieurs mots courants de la langue anglaise sont dérivés du Wôpanâak, comme « pumpkin » (pôhpukun, la citrouille) ou « moccasin » (mahkus, le mocassin)[2].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Kellie Bourque, « Language Lost and Found », New Standpoints, no 61,‎ septembre 2014, p. 64.

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • We Still Live Here - Âs Nutayuneân, film de 2010 réalisé par Anne Makepeace[4].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bourque 2014, p. 20-21
  2. a, b et c (en) Nataly Kelly, « A Language Comes Home for Thanksgiving », sur Huffington Post
  3. (en) « We Still Live Here - Âs Nutayuneân », sur PBS.org
  4. (en) « We Still Live Here - Âs Nutayuneân », sur IMDB.com