Vera Kholodnaïa

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Vera Kholodnaïa

Description de l'image  VeraKholodna0.jpg.
Nom de naissance Vera Levtchenko
Naissance 30 août 1893
Poltava, Russie
Nationalité russe
Décès 16 février 1919
Odessa, Russie
Profession actrice

Vera Vassilievna Kholodnaïa (en ukrainien : Віра Василівна Холодна; en russe : Вера Васильевна Холодная) est une actrice russe, née le 30 août 1893 à Poltava dans l'Empire russe (aujourd'hui en Ukraine), morte le 16 février 1919 à Odessa. Elle est la première « reine de l'écran » du cinéma russe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vera Kholodnaïa reçoit une formation de danseuse dans l'école de ballet du Bolchoï et épouse un juriste à l'âge de 17 ans.

Sa carrière cinématographique se déroule de 1914 à 1918. Elle débute comme figurante et joue un rôle mineur dans Anna Karénine de Vladimir Gardine en 1914. Sa carrière est véritablement lancée en 1915 lorsqu'elle tourne avec le cinéaste Evgueny Bauer, dans le Chant de l'amour triomphant, d'après l'œuvre d'Ivan Tourguéniev, film où elle joue le rôle principal[1]. En 1918 elle joue dans l'un des plus grands succès de l'époque, Molchi, grust... molchi (Tais-toi, ma tristesse, tais-toi) de (et avec) Piotr Tchardynine.

Vera Kholodnaïa a joué une certain nombre de rôles typiques du mélodrame des débuts du cinéma russe, rôles dans lesquels une jeune femme cherche à s'élever socialement, mais échouant dans sa tentative tout en étant rejetée par son milieu d'origine. C'est le cas dans Mirages en 1915, où l'héroïne, lectrice pour un milliardaire, s'éprend de son fils[2], ou encore dans Tais-toi, ma tristesse, tais-toi.

Elle meurt de la grippe espagnole en 1919 à l'âge de 26 ans. Renommée pour la beauté de ses yeux, Vera Kholodnaïa a été l'actrice la plus adulée du public à son époque[3]. Alexandre Vertinski, qui a joué avec elle, lui a consacré l'une de ses chansons, Vashi paltsy pakhnut ladanom.

De la quarantaine de films dans lesquels elle a joué, il n'en reste aujourd'hui plus que quatre[3] ou cinq[4].

Postérité[modifier | modifier le code]

Oleg Kovalov a réalisé un film sur Vera Kholodnaïa, L'Île des morts, en 1993, mêlant documentaire, fiction et animation[5].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jay Leyda, Kino. Histoire du cinéma russe et soviétique, L'Âge d'homme, 1976, p. 91.
  2. Birgit Beumers, A history of Russian cinema, Berg, 2009, pp. 21-22.
  3. a et b Neïa Zorkaïa, « Les stars du muet », p. 49.
  4. Richard Abel (éd.), Encyclopedia of early cinema, Routledge, 2005, p. 514.
  5. Mario Cloutier, « Documentaires et fictions : faire du neuf avec du vieux », Ciné-Bulles, vol. 13, n° 2, 1994, p. 5-8. [lire en ligne]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Neïa Zorkaïa, « Les stars du muet », dans Le Cinéma russe avant la révolution, ouvrage collectif, Éditions Ramsay / Réunion des musées nationaux, coll. « Ramsay Cinéma », 1989.