Tortiya

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Tortilla.

8° 46′ 07″ N 5° 41′ 23″ O / 8.76861, -5.68972 Tortiya est une petite ville, située au nord de la Côte d'Ivoire, à environ 100 kilomètres au sud de la ville de Korhogo. L'histoire de Tortiya, commença en 1947 lorsqu'un prospecteur de la société minière SAREMCI y découvrit un gisement diamantifère. Il baptisa l'endroit Tortiya en hommage au chef-d’œuvre de John Steinbeck Tortilla Flat, qu'il lisait alors. Une ville champignon surgit autour des mines et l'exploitation artisanale s'industrialisa rapidement, avec une centrale électrique et une usine traitant 150 000 à 200 000 carats. En 1974, la SAREMCI, déficitaire, cessa ses activités.Alors commença l'aventure de l'exploitation artisanale[1].D'anciennes mines de diamants, laissées à l'abandon à la fin des années 1970 par les grandes compagnies diamantifères, y sont exploitées « clandestinement ». La ville est traversée par le fleuve Bou.

Administration[modifier | modifier le code]

Administrativement, il s'agit d'une sous-préfecture située anciennement dans le département de Katiola et aujourd'hui dans le nouveau département de Niakaramandougou. C'est une Commune dirigée depuis les élections couplées régionales-municipales du 21 Avril 2013 par le Maire nouvellement élu YEO Zoumana.

Économie[modifier | modifier le code]

Bien que l'extraction industrielle du diamant soit arrêtée en Côte d'Ivoire, une exploitation artisanale se poursuit à Séguéla et Tortiya, situés dans la zone contrôlée par la rébellion ivoirienne. Les résultats de cette exploitation artisanale restent assez controversés. Jugés maigres, voire dérisoires par certains[2], ces résultats sont évalués par d’autres au chiffre record de 300 000 carats et le revenu annuel du trafic lié à cette activité, estimé à plus de 40 milliards de FCFA[3]. En 2008, la Côte d'Ivoire reste cependant le seul pays sous embargo de l'ONU pour l'exportation du diamant en raison de la crise que connaît ce pays[4],[5].

Le campement d'accueil "LA PAILLOTE" est un lieu touristique tenu par le doyen de la mine Marius pour "mettre le diamant au service de l'agriculture". Le campement de Marius, s'il est fréquenté par quelques touristes, accueille aussi des acheteurs de diamants. Cette mixité donne une authenticité à ce campement. Les promenades en pirogue, sur le fleuve Bou peuplé d'hippopotames, sont très agréables.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. voir Yann Arthus-Bertrand2.org
  2. [(fr) Côte d’Ivoire : à la recherche du dernier diamant (page consultée le 23 août 2008)]
  3. [(fr) Côte d'Ivoire, les diamants de la guerre des Forces nouvelles (page consultée le 23 août 2008)]
  4. [(fr) Résolution 1643 (2005) Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 5327e séance, le 15 décembre 2005 (page consultée le 23 août 2008)]
  5. [(fr) Diamants de conflit et processus de paix en Côte d'Ivoire (page consultée le 23 août 2008)]