Tabac à priser

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Peinture du XIXe siècle d'un homme prenant du tabac à priser d'une boîte.
Un assortiment de tabac à priser.
Récipient bavarois en grès

Le tabac à priser est un tabac broyé en fine poudre qui est consommé par inhalation, c'est-à-dire par voie nasale.

Historique[modifier | modifier le code]

Le tabac fut prisé par les marins dès son introduction en Europe au tournant du XVe siècle. Il se présente alors sous la forme d'une fine poudre, souvent aromatisée. Il en existe de nombreuses variantes de par le monde.

Il a été introduit en France à la Cour pour soigner différents maux, dont les migraines, de Catherine de Médicis (1519-1589). Il sera encore considéré jusqu'au milieu du XXe siècle comme un médicament d'appoint.

L'usage du tabac à priser est tombé en désuétude dans les pays occidentaux, hormis dans certaines armées. Ainsi, il existe dans l'armée suisse une tradition de priser du tabac en groupe. Cela donne lieu à une forme de rituel dans lequel les participants, disposés en cercle, joignent leurs mains sur lesquelles sont déposés deux petits tas de tabac, et récitent une phrase (Spruch) patriotique, guerrière ou humoristique avant d'inhaler le tabac.

Dangerosité[modifier | modifier le code]

Des études[réf. nécessaire] (2010) ont mis en évidence la toxicité cardiovasculaire du tabac à priser ainsi que l'élévation sensible du risque de mort fœtale.

Il ne semble pas y avoir d'autres pathologies graves liées à ce mode de consommation du tabac qui est rejeté en se mouchant, sauf une irritation des parois nasales en cas de pratique régulière[réf. nécessaire]. Ni chauffé ni brulé, cette présentation du tabac ne contient comme composés nocifs (cancérigènes) que des nitrosamines. Cependant, tout comme pour le snus, certains fabricants européens utilisent des procédés réduisant fortement la présence de nitrosamines.

De fait, l'Union européenne a déclassé la dangerosité de ce produit le . Les boîtes de tabac à priser ne comportent plus d'avertissements sur l'aspect cancérigène et se limitent à une information les maladies cardio-vasculaires et l'addictivité du produit.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Wikström A-K et coll. : Maternal use of Swedish snuff (snus) and risk of stillbirth. Epidemiology 2010 ; 21 : 772-8.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Krebs durch Schnupftabak? = Cancer from snuff?; D. Pfaue, M. Tisch, H. Maier, Hals-, Nasen-, Ohrenärzte HNO 2003 51:193-196 2003. Un article médical avec de nombreuses références scientifiques et ainsi que les règlementations de l'UE (accès internet par abonnement).