Syndicat des travailleurs corses
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Le Syndicat des travailleurs corses / Sindicatu di i travagliadori corsi (ou STC) est un syndicat créé en Corse le 1er mai 1984, qui s'inscrit dans la mouvance du nationalisme corse.
À l'époque, il s'agissait d'une stratégie de diversification du mouvement nationaliste. Le mot d'ordre était d'investir tous les terrains de lutte et de mettre en place des contre-pouvoirs (Cf- Le Livre Blanc du FLNC, conférence de presse clandestine du 1er avril 1981).
Longtemps, le STC est ainsi resté entièrement sous la coupe du mouvement indépendantiste. En 1991, cependant, le syndicat change de stratégie, s'autonomise, et investit véritablement le terrain social corse, au sein du secteur public, mais aussi des petites entreprises, en partie délaissées par les grandes centrales nationales. Le STC réussit à s'imposer comme une véritable structure.
En 2002, le STC devance la CGT aux élections prud'homales, obtenant 35 % des suffrages contre moins de 33 % pour sa principale rivale. Avec près de 5 000 adhérents revendiqués, le STC est aujourd'hui le syndicat le mieux implanté en Corse.
Mais cette volonté affichée de dépolitisation est loin d'être aboutie. Le STC réclame la reconnaissance officielle de la langue corse, refuse de condamner la violence, et prône la « corsisation » des emplois ce qui signifie qu'à compétences égales, l'emploi doit être réservé en priorité aux habitants de l'Ile. Le syndicat se défend de toute connotation raciste ou ethniciste. La corsisation des emplois serait la version locale du slogan de la CFDT "vivre et travailler au pays" des années 1970.
Le STC a vu ses revendications en partie satisfaites lors d'un accord entre le syndicat et la SNCM, en septembre 2004. Cet accord prévoit entre autres de « rééquilibrer les nouveaux recrutements en faveur des insulaires » et a été validé par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin malgré les nombreuses indignations soulevées, y compris dans les rangs du gouvernement.
Le STC a remporté les élections prud'homales de décembre 2008, en devançant, aussi bien en Haute Corse qu'en Corse du sud, la CGT[1].
Sommaire |
Historique [modifier]
- 1er mai 1984 création
- juin 1985 premier congrès
- octobre 1988 deuxième congrès
- 1988 premier numéro du périodique Avvene - Liberazione suciale
- 2005 : le STC-Marins détourne un navire pour protester contre la menace de privatisation de la SNCM
Organisation [modifier]
Il y a un secrétaire général, un trésorier et différents représentants de secteurs, appelés secrétaires nationaux, élus par les militants tous les 4 ans au cours d'un congrès.
Lors de son congrès du 13 juin 2010 à Borgo, le STC a élu Jean Brignole comme secrétaire général[2].
Trois syndicats étudiants existent à l'Université de Corse, indépendants des appareils politiques mais se reconnaissant dans la Lutte de libération nationale de la Corse :
- Ghjuventù Indipendentista, syndicat étudiant nationaliste
- Ghjuventù Paolina, syndicat étudiant nationaliste
- Cunsulta di i Studienti Corsi, C.S.C., syndicat étudiant nationaliste
Notes et références [modifier]
Références [modifier]
- Le STC grand vainqueur des élections prud'hommales, U Ribombu, décembre 2008
- Congrès de Borgo du STC, Club-Corsica.com, juin 2010.
Articles connexes [modifier]
- Alain Mosconi, syndicaliste du STC-Marins.
Liens externes [modifier]
- Entretien avec Jean-Luc Morucci (STC) : « L’unité syndicale ne s’est construite qu’après l’action du Pascal-Paoli » dans Alternative libertaire de novembre 2005.