Rafael Casanova i Comes

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Rafael Casanova en une réunion de guerre le 1 septembre 1714, avec Antoni de Villarroel, le chef militaire de l'armée catalane.
Offres florales à Rafael Casanova l'Onze de Setembre en 1914.
Sculpture à la Mairie de Barcelone
L'équipe catalan Barça, en train d'offrir des fleurs au monument de Rafael Casanova
Détail de l'offre florale citoyenne en 2012

Rafael Casanova i Comes (Moià, 1660 - Sant Boi de Llobregat, 1743), était en 1713-1714 le dernier conseller en cap (le chef des conseillers du Conseil des Cent) de Barcelone. En 1714, pendant les derniers mois du Siège de Barcelone par les troupes des Bourbons français, à la fin de la guerre de Succession d'Espagne, comme conseller en cap, il a pris en plus les fonctions de gouverneur de la Place et d'Armes de Barcelone, colonel de la Coronela de Barcelona (les forces armées catalanes à Barcelone) et membre du gouvernement de la Principauté de la Catalogne. Il était juriste et docteur en droit[1],[2].

Hommages[modifier | modifier le code]

Depuis 1900 une rue de l'Eixample de Barcelone a son nom[3].

Depuis 1905 on offre des fleurs à son monument à Barcelone, en représentation de tous les martyrs morts pour la patrie. Les hommages à Casanova furent interdites pendant les dictatures de Miguel Primo de Rivera et de Francisco Franco. La sculpture a été retirée par les franquistes à la fin de la guerre civile d'Espagne et restituée à la fin de la dictature, en 1977. Étant deux des principaux endroits de célébration officielle et citoyenne de la fête nationale catalane, chaque année on offre des fleurs à la sculpture de Casanova à Barcelone et à son tombeau à Sant Boi de Llobregat[4],[5],[6].

La mairie de Barcelone a, à son entrée, un monument de Rafael Casanova avec le drapeau de Santa Eulàlia de Barcelone, comme quand il est sorti le 11 septembre 1714 pour appeler les barcelonais à la lutte et il a été blessé. La statue, plus grande que nature, fut créée par Rossend Nobas et se trouve à l'angle de la Ronda Sant Pere et de la rue Alí Bei. Les Catalans y déposent des couronnes de fleurs le jour de La Diada.

À Moià, sa ville natale, la maison où il est né est aujourd'hui le musée Rafael Casanova, déclaré d'intérêt historique. La rue où elle se trouve a son nom[7],[8].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (ca) Josep Rafael Carreras i Bulbena: Antoni de Villaroel, Rafel Casanova i Sebastià de Dalmau : heroichs defensors de Barcelona en lo siti de 1713-14, Barcelone 1912
  • (ca) Joan Crexell i Playà: El Monument a Rafael Casanova, Éd. El Llamp, cop. 1985
  • (ca) Manuel Cruells: Casanova i Moragues, defensors de les llibertats catalanes Éd. Blume, 1980

Références[modifier | modifier le code]

  1. (ca) Carles Serret i Bernús: Rafael Casanova i Comes. Conseller en Cap; page 125
  2. 11 Setembre 1714, Rafael Casanova i Comes
  3. Nomenclàtor de Barcelona, Carrer de Casanova
  4. Pere Anguera, L'Onze de setembre: història de la diada, 1886-1938, p.93
  5. (es) Luis Castro Berrojo, Héroes y caídos: políticas de la memoria en la España contemporánea, p.85
  6. Nació Digital, Diada Nacional de Catalunya 2010: agenda d'actes
  7. Generalitat de Catalunya, Monuments i llocs d'interès cultural: Casa Natal de Rafael Casanova
  8. Museu d'Història de Catalunya, Visita guiada Casa Rafael Casanova

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