Rafaël Pividal

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Rafaël Pividal, né en 1934 en Argentine et mort le 2 octobre 2006, est un écrivain et philosophe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rafaël Pividal est le fils d'une mère française, danseuse classique, et d'un père argentin, avocat. La grand-mère maternelle de Rafael est une actrice connue, Germaine Dermoz (1888-1966).

À la mort de son père en 1944, Rafael et sa mère se retrouvent dans une grande pauvreté. Dès l'âge de 14 ans, il doit donner des cours particuliers pour gagner un peu d'argent.

Il fait ses études secondaires à Buenos Aires et passe un baccalauréat français (1952) ; il vient alors en France faire des études supérieures de philosophie. Étudiant à la Sorbonne, il fait partie d'un groupe où se trouvent Gabriel Cohn-Bendit, Lucien Sebag et Pierre Clastres[1]. Il est reçu à l'agrégation de philosophie en 1959.

À partir de 1964, il enseigne la sociologie de l'art à la Sorbonne. Il soutient sa thèse de doctorat (sociologie) en 1995 et est par la suite habilité à la direction de thèse[2].

Parallèlement à son enseignement, Rafaël Pividal est successivement membre des comités de rédaction des revues Exit et Roman et écrit de nombreux ouvrages.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Thèse de doctorat
  • De la logique narrative, ou du sens et de la fonction de la fiction, Université Paris 5, 1995, sous la direction d'André Akoun
Fiction et essais
  • Une paix bien intéressante, Seuil, 1963.
  • Tentative de visite à une base étrangère, Seuil, 1969.
  • Plus de quartier pour Paris, Seuil, 1970.
  • Le Capitaine Nemo et la science, Grasset, 1972.
  • Émily et une nuit, Seuil, 1974.
  • La Maison de l’écriture, Seuil, 1976.
  • Pays sages, Rupture, 1977.
  • Le Mensonge - Chronique des années de crise, Ed. Encres, 1978 (ISBN 9782862220055)
  • La Tête de Louis XVI, Rupture, 1978.
  • Un professeur d’américain, Balland, 1978.
  • Le Pré-joli, Balland, 1979.*[3]
  • Le Faux-prêtre, Presses de la Renaissance, 1980.
  • La Découverte de l’Amérique, Grasset, 1981.
  • La Montagne fêlée, Grasset, 1985.
  • Grotius, Grasset, 1986 (Prix Sainte-Beuve).
  • Hugo, l’enterré vivant, Presses de la Renaissance, 1989.
  • Le Petit Marcel, Grasset, 1989.
  • Le Goût de la catastrophe, Presses de la Renaissance, 1991.
  • Les Aventures ordinaires de Jacques Lamare, Quai Voltaire, 1992.
  • 1994, Robert Laffont, 1993.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gabriel Cohn-Bendit, Nous sommes en marche, Flammarion, 1999, pages 111-112.
  2. Cf. SUDOC
  3. Résumé : Le pré joli est une cité de maisons préfabriquées. Chaque ménage possède un bout de jardin, fabriquées en séries. Jim, le héros, a hérité d’une de ses maisons. Secret, réservé, il est indéfinissable. Jim s’enfuit avec les enfants. Jim fabrique les zombies qui s’attachent aux enfants et que les parents poursuivent. Extraits :
    « Ses bagages consistaient en une serviette de cuir, une belle serviette qui lui avait coûté 400 f. Elle lui servait à ranger ses papiers c’est-à-dire son courrier ».
    « Les habitants maintenant jetaient leurs ordures chez lui par habitude. Il n’y avait plus ni agressivité, ni mépris dans ce geste. C’était une coutume, un droit acquis ».
  4. Argument figurant sur la jaquette : « À partir d’une poignée de porte en porcelaine trouvée aux puces, Rafaël Pividal, écrivain, amateur d’art, reconstitue le parcours d’Hector Guimard, un des maîtres de l’Art Nouveau. Des hôtels particuliers aux entrées de métro en passant par cet immeuble exceptionnel, le Castel Béranger, le film tente d’approcher la démarche de ce créateur et essentiellement son œuvre ».