Punk à chien

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Punks à chien à La Nouvelle-Orléans en 2002

Un « punk à chien » est un type de jeune marginal errant, apparu dans les années 1990 avec le mouvement des free parties et généralement accompagné de chiens[1], nommé en référence au mouvement punk des années 1970-1980.

Sociologie[modifier | modifier le code]

D'après une étude de 2007 menée à Brest (France) par Christophe Blanchard, bien que leur nombre soit généralement difficile à établir, un recensement de cette population dénombre 90 propriétaires et 119 chiens dans cette agglomération, dont les quatre cinquièmes n'ont pas de logement fixe, vivant soit dans la rue, soit dans des squats, soit en hébergement temporaire.

Cette même étude explique que « Dans la réalité déstructurante et parfois destructrice qui est la leur (alcool, drogue, violence), l’animal constitue [...] l’une des dernières barrières socialisantes, une présence refuge et sécurisante qui permet à son propriétaire de rester à flot[1]. » Aurélie Champagne (Rue89), reprenant une étude de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies, relève ainsi la fréquence d'une drogue en particulier, le Skenan (puissant analgésique à base de sulfate de morphine à libération prolongée)[2].

Christophe Blanchard constate par ailleurs que les villes sont dépassées par le problème. Ainsi à Rennes, en raison des nombreuses plaintes d'habitants effrayés par les chiens, la municipalité recourt régulièrement au placement en fourrière des chiens. Cette pratique remonte à 2004, mais est particulièrement visible durant l'été 2012, suscitant des pétitions de personnes choquées par le procédé, d'autres cotisant pour aider les punks à récupérer leurs chiens[3].

Les punks à chien dans les arts[modifier | modifier le code]

Au cinéma
En musique

Punk à chien est le titre d'une chanson des artistes suivants :

  • Fatals Picards, relatant la quête d'un animal compagnon idéal pour un punk venant de perdre son chien ;
  • Kacem Wapalek, qui conteste leur comportement et leur idéologie ;
  • Est le titre d'une chanson du groupe de musique punk "La Bonne, la Brute et le Truand"[5] ;
  • Oldelaf et Monsieur D.

Il est également évoqué dans une chanson des Wampas, Christine.

En littérature
  • Dans la bande dessinée Pascal Brutal, le héros est le fils d'un punk à chien.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Les jeunes errant brestois et leur chien », Christophe Blanchard, septembre 2007, contribution au livre ouvert des rencontres « Animal et Société » (cité par Rue89)
  2. Aurélie Champagne, « Jeff, punk à chien, entre drogue dure et mamie douce », Blog « Chez Francis », Rue89, 24/03/2012
  3. Anaïs Bordages, « A Rennes, la mairie prive les punks de leurs chiens », Rue89, 03/07/2012
  4. Interview sur cotecaen.fr
  5. http://www.destination-rock.com/albums/album-riennemarretera.html

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]