Perrette (entreprise)

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Perrette

Description de l'image  Logo Perrette fleur P.gif.
Création v. 1961
Disparition 1994
Fondateurs Frank Bazos
Siège social Drapeau du Canada Laval, Drapeau : Québec Québec (Canada)
Activité Vente au détail
Produits Dépanneurs
Produits laitier

Perrette est une chaîne de dépanneurs et une laiterie québécoise fondée vers les années 1960 et disparu en 1994. La chaîne opère jusqu'à 230 dépanneurs à travers le Québec avant sa vente à Alimentation Couche-Tard en 1994.

Historique[modifier | modifier le code]

La compagnie appartient à la famille Bazos. Cette famille possède déjà la chaîne Becker's en Ontario après sa fondation vers le milieu des années 1950, par Frank Bazos, l'ancien propriétaire de «  Devon Ice Cream » et Bruce Becker, un ingénieur laitier[1],[2].

Laiterie[modifier | modifier le code]

La première laiterie de la famille Bazos au Québec opère en 1958 sous le nom de « Laiterie Robert Bazos » au 3750 boulevard de la Côte-Vertu à Montréal. Dans les années 1960, elle porte le nom de « Laiterie Puretest » et « Laiterie Perrette » qui est officiellement constituée en corporation le 29 septembre 1961[2],[3]. Durant cette période, la laiterie est déménagée à Laval et produit d'abord au 391 boulevard Curé-Labelle, puis au 999 boulevard Saint-Martin Ouest.

La laiterie, sert de siège social de l'entreprise jusqu'à sa fermeture. On y pasteurise et prépare le lait, la crème, des breuvages chocolatés, du lait de poule, du beurre ainsi que du lait glacé et de la crème glacée. La laiterie cesse ses opérations lors de l'acquisition de l'entreprise par la chaîne Couche-Tard en 1994. La Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec révoque le permis d'exploitation en 1996[4]. La laiterie du boulevard Saint-Martin est démolie et remplacée par un restaurant Au Vieux Duluth.

Dépanneurs[modifier | modifier le code]

En 1973, on compte 195 Perrette[5].

En 1985, le président des dépanneurs Perrette, Robert Bazos, obtient un permis de vente d'alcool pour 52 des 110 dépanneurs[6]. Il s'agit de la dernière grande chaîne de dépanneurs qui n'avait pas de permis de vente de vins et bières. 32 magasins n'obtiennent pas leur permis en raison de leur proximité (moins de 500 m d'un dépanneur non-affilié), la Régie des alcools voulant protéger les ventes des indépendants.

Les magasins Perrette, comme plusieurs autres dépanneurs commencent à fermer dans les années 1990[N 1], si bien, qu'en 1994, Alimentation Couche-Tard achète 86 magasins Perrette avant que la compagnie ne fasse faillite. Alain Bouchard, l'acheteur, avait lui-même ouvert le 182e Perrette lorsqu'il travaillait encore pour Bob Bazos[7],[8].

Produits[modifier | modifier le code]

Plusieurs produits ont été commercialisés par l'entreprise dont l'« Olé »[9] et l'« Olé au lait »[10], le « Gros Jean »[11], le « Minifreeze »[12], le « Maxifreeze »[13] la crème glacée « Chantilly »[14] et les populaires sacs à jus/glace fruitée « Minisip »[15],[16] et « Maxisip »[17].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Judith Lussier (photogr. Dominique Lafond), Sacré Dépanneur!, Éditions Heliotrope,‎ avril 2010 (ISBN 9782923511207)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. En 1993, Claude Arpin estime qu'en 18 mois, près de 500 dépanneurs ferment leurs portes au Québec.
Références
  1. Barrage invetissement privé, The Becker Milk Company,‎ 15 février 2013 (lire en ligne)
  2. a et b Gilles Legault, Robert Benoît et al., « Perrette », sur Laiteries du Québec (consulté le 29 avril 2014)
  3. Raymond Douville, « Perrette Dairy Ltd. Laiterie Perrette Ltée », Gazette officielle de Québec, t. 94, no 6,‎ 10 février 1962, p. 902 (lire en ligne)
  4. Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, Révocation du permis d'exploitation numéro3555 (Perrette Inc.) : Décision 6463, dossier 391-01-01,‎ 20 juin 1996 (lire en ligne)
  5. (en) Claude Arpin, « Tobacconists' sales going up in smoke : Taxes, black marketeers give corner stores a hard time », The Financial Post,‎ 4 février 1993 (lire en ligne)
  6. (en) Jay Bryan, « 52 Perrette stores can sell beer, wine », The Gazette,‎ 28 mars 1985 (lire en ligne)
  7. Guy Sabourin, « Midi-conférence avec Alain Bouchard : L'expert en dépanneurs », MBA du Québec, vol. XXX, no 2,‎ mars-avril 2012, p. 16-17 (lire en ligne)
  8. Carl Renaud, « Alain Bouchard: de Perrette à Couche-Tard », Argent,‎ 18 mars 2014 (lire en ligne)
  9. Office de la propriété intellectuelle du Canada, « Marques de commerce : OLÉ, Abandonnée, 0676644 » (consulté le 29 avril 2014)
  10. Office de la propriété intellectuelle du Canada, « Marques de commerce : OLE AU LAIT, Abandonnée, 0676275 » (consulté le 29 avril 2014)
  11. Office de la propriété intellectuelle du Canada, « Marques de commerce : GROS JEAN, Radiée, 0322495, LMC179589 » (consulté le 29 avril 2014)
  12. Office de la propriété intellectuelle du Canada, « Marques de commerce : MINIFREEZE, Radiée, 0419712, LMC237820 » (consulté le 29 avril 2014)
  13. Office de la propriété intellectuelle du Canada, « Marques de commerce : MAXIFREEZE, Radiée, 0421614, LMC237825 » (consulté le 29 avril 2014)
  14. Office de la propriété intellectuelle du Canada, « Marques de commerce : CHANTILLY, Abandonnée, 0465033 » (consulté le 29 avril 2014)
  15. Office de la propriété intellectuelle du Canada, « Marques de commerce : MINISIP, Enregistrée, 0454019, LMC257067 » (consulté le 29 avril 2014)
  16. Office de la propriété intellectuelle du Canada, « Marques de commerce : MINISIP, Radiée, 0419713, LMC240832 » (consulté le 29 avril 2014)
  17. Office de la propriété intellectuelle du Canada, « Marques de commerce : MAXISIP, Annulée, 0421613, LMC237824 » (consulté le 29 avril 2014)