Offre publique d'achat

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Article principal : Offre publique.

Une offre publique d'achat ou OPA est une offre d'acquisition payable au comptant, à un prix donné, du capital d'une entreprise cible. Le déclenchement de l'OPA fait commencer une période d'une durée déterminée à l'avance pendant laquelle les actionnaires de l'entreprise cible ont la possibilité d'apporter ou non leurs actions à l'entreprise acheteuse[1]. Cette entreprise informe l'Autorité des marchés financiers (France) à l'avance du pourcentage souhaité dans un temps imparti. Si à l'issue de ce temps imparti, l'entreprise qui déclenche l'OPA n'a pas réussi à acheter le montant des actions souhaité, cette OPA est automatiquement annulée.

Ce procédé d'acquisition d'une entreprise a été mis au point après 1945 par le banquier d'affaires britannique Sir Sigmund Warburg et a contribué à dynamiser l'économie occidentale.

On oppose généralement les OPA amicales ou sollicitées, lorsque les deux parties se sont entendues sur les modalités de l'offre, aux OPA hostiles ou non sollicitées. Une OPA amicale est une OPA qui se réalise en accord avec le conseil d'administration de l'entreprise visée[1].

La première OPA[modifier | modifier le code]

En novembre 1959, le géant américain de l'aluminium Alcoa et le groupe britannique Reynolds s'étaient entendus pour le rachat de British Aluminium au prix de 60 schillings l'action. Reynolds consulta la banque S.G.WARBURG qui conseilla une autre stratégie, purement britannique : celle-ci consistait en une alliance entre Reynolds et Tube Investments pour le rachat de British Aluminium à 80 schillings l'action, soit un tiers de plus. Sigmund Warburg passa par dessus toutes les autorités (conseils d'administration, etc.) , bouscula les traditions de la City, mobilisa la presse et écrivit directement aux actionnaires pour leur proposer son alternative, plus intéressante pour eux. À la surprise générale, son point de vue l'emporta. La première OPA était née et son inventeur devint immédiatement un expert reconnu de ce type d'opérations.

OPA hostiles[modifier | modifier le code]

Contrairement à une OPA amicale (dite aussi amiable), une OPA hostile se fait sans l'accord de la société ciblée.

Certains raideurs — personnes qui lancent seuls une OPA hostile — recherchent parfois ce que l'on appelle un "greenmail", c'est-à-dire que la mise en place d'une défense anti-OPA par la cible se traduira par un appauvrissement tel que celle-ci ferait mieux de payer en cash le raideur pour qu'il arrête son attaque. Un raideur célèbre pour ce genre d'opération est le financier Carl Icahn.

La première OPA hostile en France a été menée par le verrier BSN sur Saint-Gobain à la fin des années 1960. Ce fut un échec, notamment du fait des réactions de l’establishment de l'époque. L'histoire économique gardera que suite à ce rapprochement avorté, BSN quitta peu à peu le verre et le contenant pour le contenu, c'est-à-dire l'agroalimentaire, jusqu'à devenir le groupe Danone.

Défenses des entreprises cibles contre les OPA[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b sources : L'économie dans le mille édition 2005

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]