Nels Anderson

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Nels Anderson, né le 30 juillet 1889 à Chicago et mort le 8 octobre 1986, est un sociologue américain. Il a étudié à l'Université de Chicago, notamment avec les professeurs Robert E. Park et Ernest Burgess, dont les recherches étaient parmi les toutes premières à expliquer l'organisation des villes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Son père émigre aux États-Unis en 1882, après avoir passé son enfance en Suède et douze années en Allemagne. Dès son arrivée, il participe aux grands chantiers de construction ferroviaire s'étendant vers l'ouest, et multiplie les différents "petits boulots" (bûcheron, cocher, mineur, travailleur agricole), et se déplaçant constamment, à l'image du travailleur hobo.

Depuis sa jeune enfance, Nels Anderson connut des déménagements très réguliers, s'effectuant souvent selon des modes de transport précaires, tels les chariots couverts de trains de marchandise. Il est déjà possible de constater la proximité de Nels Anderson avec le mode de vie hobo qu'il s'attachera à décrire des années plus tard.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il enseigna à l'université de Columbia de 1928 à 1934, année où il devint fonctionnaire. Il travailla simultanément à Washington D.C. et à l'étranger, principalement dans les bureaux d'embauche et d'aide sociale jusqu'en 1953. Il continua à publier des travaux sur les hobos et la condition de sans-abri sous le pseudonyme de Dean Stiff. Il fera d'ailleurs remarquer dans un article qu'il n'a jamais cessé d'appliquer ses connaissances sociologiques dans son travail non-académique.

Il vécut la guerre en tant qu'employé de la marine marchande, puis alla travailler comme expert des relations au travail en Allemagne. Il reprit son travail universitaire à 65 ans et prit la tête de l'institut pour la science sociale de l'UNESCO à Cologne.

Il a été professeur au département de sociologie de l'Université du Nouveau-Brunswick de 1965 à 1977.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Sa première publication, The Hobo (1923), a contribué à faire reconnaître l'observation participante comme une méthode de recherche sociologique et fut la première monographie de l'École de Chicago.

Une conférence pour célébrer le 85e anniversaire de la publication de The Hobo s'est tenue en mai 2008[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1923 The Hobo: The Sociology of the Homeless Man, Chicago: University Of Chicago Press. p. 296. (ISBN 0758123558)
  • 1928 Urban Sociology, New York: Knopf. p. 414.
  • 1938 Right to Work, New York: Modern Age Books. p. 152[2].
  • 1940 Men on the Move, Chicago: University Of Chicago Press.
  • 1942 Desert Saints: The Mormon Frontier in Utah, Chicago: University Of Chicago Press.
  • 1956 Studies of the family, Tübingen: Mohr.
  • 1959 The Urban Community: A World Perspective, New York: Holt, Rinehart and Winston.
  • 1961 Work and Leisure: A Perceptive Inquiry Into Current Ways of Using Time, London: Routledge.
  • 1964 Dimensions of Work: The Sociology of a Work Culture, New York: David McKay.
  • 1964 Urbanism and Urbanization, Leiden: E. J. Brill.
  • 1969 Studies in Multilingualism, Leiden: E.J. Brill.
  • 1971 The Industrial Urban Community: Historical and Comparative Perspectives, New York: Appleton-Century-Crofts.
  • 1974 Man's Work and Leisure, Leiden: E.J. Brill.
  • 1998 On Hobos and Homelessness, Chicago, University of Chicago Press. p. 301, (ISBN 0226019675)

Notes et références[modifier | modifier le code]