Marie Stuart (Schiller)

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Marie Stuart (Maria Stuart) est une pièce de théâtre de Friedrich von Schiller parue en 1800. Elle dépeint les derniers jours de Marie d'Écosse. Publiée le 14 juin 1800 à Weimar, elle a notamment servi de base pour l'opéra de Gaetano Donizetti Maria Stuarda (1834).

Personnages[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

Marie Stuart est emprisonnée en Angleterre non seulement pour avoir prétendument tenté d’assassiner son mari Darnley, mais aussi et surtout à cause de sa revendication au trône d'Angleterre qu'occupe sa cousine la reine Elizabeth I, ce qui a sans doute dissuadé cette dernière de l’emprisonner. Elle hésite à la condamner à mort mais préfère l'envoyer finalement en prison en Espagne, où elle rendra visite à ses cousins.

Marie découvre que Mortimer (créé par Schiller), le neveu de son dépositaire, est de son côté. Elle lui confie « sa vie » en lui donnant une lettre pour le comte de Leicester dans laquelle elle demande de l'aide. Il s'agit d'une situation délicate pour Leicester, ancien amant de Marie, et qui semble désormais épauler la reine Elizabeth.

Après de nombreuses demandes, Marie a enfin le droit rencontrer la reine Elizabeth (ce qui n'est jamais arrivé en réalité). Cette réunion se termine par une dispute acrimonieuse due au refus de Marie de se soumettre à la reine.

Pour compliquer les choses, Mortimer tente de libérer Marie par la force (dans une version dramatisée de l'échec de Terrain Babington). Sa tentative ayant échouée, il se suicide.

Elizabeth se décide finalement à signer l'arrêt de mort de Marie. Elle insiste sur le fait que la seule raison qui l’a convaincue de signer provient du vœu du peuple demandant la mort de la Stuart.

Le mandat signé est remis sans instructions claires au sous-secrétaire de la reine, Davison. Elle lui transfère le fardeau de la responsabilité. Davison ne sachant que faire, Lord Burleigh vient profiter de la situation pour récupérer le mandat, et aller confirmer la condamnation à mort de Marie, qui fut en partie exécutée par sa faute.

Se rendant compte d’une erreur judiciaire, Elisabeth, totalement bouleversée, tient à délivrer Marie ; qui vient d’être exécutée. Elle condamne alors Davison, qui n’a pas suivi ses conseils (même s’ils étaient très implicites), et chasse Burleigh de sa cour, pour n’avoir pas reçu une réelle autorisation.

Remarque[modifier | modifier le code]

La scène du suicide de Mortimer a eu ses dangers. Le 6 décembre 2008, l'acteur allemand Daniel Hoevels se transperce le cou en interprétant Mortimer. En effet, le suicide aurait dû se faire avec un couteau émoussé, mais, endommagé, il a été remplacé par un couteau pointu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]