Luc Magon de la Balue

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Luc Magon de la Balue, l'un des six enfant de Jean Magon de la Lande, derrière son aîné Nicolas Magon de La Chipaudière (1670-1698)[1], armateur et corsaire sous Louis XIV , devint à son tour l'un des plus puissants armateurs de la ville de Saint-Malo, puis l'un des négociants de la traite négrière.

Après la mort de Jean Magon de La Lande en 1709, ses deux fils Luc, et François-Auguste Magon de la Lande (1679-1761), tous les deux formés à Cadix, en Espagne, reprennent la maison de commerce familiale, ils font partie entre 1715 et 1720 de la Compagnie des Indes de Saint-Malo[2]. À partir de 1724, Luc Magon de la Balue organise des expéditions vers les Antilles, en s'approvisionnant à Madagascar, car il juge que le risque de se voir confisquer ses cargaisons au Brésil est trop grand[2]. En 1725, il déplore l'attentisme des négociants malouins concernant la traite négrière.

C'est en 1724 aussi que son frère François-Auguste Magon de la Lande (1679-1761) fit construire le vaste Hotel Magon de la Lande dit hôtel d'Asfeld, à Saint-Malo[3], au 5 rue d'Asfled, 4 rue de Toulouse et 2 rue Chartres, à deux pas de l'ex Banque de France. Aujourd'hui classé Monument Historique (intérieur[4] et extérieur), doté de soixante pièces, dont trente avec une cheminée intérieure, et de 684 mètres carrés au sol, l'hôtel a été achetée en 2005 à un nonagénaire dans des conditions controversées[5] car effectuée par le seul biais du notaire de l'acheteur, qui avait fait dessaisir celui du vendeur par acte d'huissier.

Deux de ses fils, Jean-Baptiste, qui portera son nom, et Jean-Baptiste Magon de la Blinais, qui prendra celui de la métairie de la Blinais, apportée en dot par sa mère Hélène Porée, périront sur l'échafaud en 1794, au même titre que dix autres personnes de la famille Magon lors de la Révolution française[6]

L'un de ses descendants René Magon de la Villebague (1722- 1778) sera nommé gouverneur général de la Compagnie des Indes puis gouverneur de l'Ile de France[7] (Ile Maurice) jusqu'à novembre 1759, et de l'Ile Bourbon (Réunion) jusqu'à juillet 1757. De 1763 à 1769 il se voit même confier le poste d'intendant de Saint-Domingue[8], une lourde responsabilité[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]