Les Physiciens

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Les Physiciens
Auteur Friedrich Dürrenmatt
Genre Comédie
Dates d'écriture 1961
Version originale
Titre original Die Physiker
Langue originale allemand
Pays d'origine Suisse
Lieu de la 1re représentation 21 février 1962
Compagnie théâtrale Schauspielhaus (Zurich)
Metteur en scène Kurt Horwitz
Rôle principal Hans Christian Blech (Möbius), Gustav Knuth (Newton), Theo Lingen (Einstein)
Version française
Traducteur Jean-Pierre Porret
Lieu de parution Lausanne
Éditeur L'Âge d'Homme
Collection Poche suisse
Date de parution 1988

Les Physiciens (Die Physiker en allemand) est une pièce de théâtre de Friedrich Dürrenmatt datant de 1962. C'est probablement l'ouvrage qui est considéré comme le plus important de son œuvre écrite et celui qui a le plus de renommée internationale, hors les pays de langue allemande.

Les Physiciens est une comédie en deux actes écrite en 1961 par l'écrivain suisse Friedrich Dürrenmatt et jouée pour la première fois le 21 février 1962 à Zurich. Elle s'interroge sur la place de la science dans le monde et la responsabilité des savants quant à l'utilisation de leurs découvertes, afin de sensibiliser le lecteur ou le spectateur au fait qu'une invention créée pour le bien de l'humanité peut toujours tomber entre de mauvaises mains et devenir dangereuse.

Argument[modifier | modifier le code]

Möbius, un physicien génial, est enfermé dans l'asile Les Cerisiers en compagnie de deux autres aliénés : Newton et Einstein. En réalité, ces trois hommes ne sont pas fous. Möbius a fait des découvertes capitales (le prétendu « Système de toutes les inventions possibles »), a brûlé ses notes et se fait passer pour fou afin d'empêcher les hommes de se détruire entre eux avec le fruit de ses recherches. Ses deux compagnons sont des agents secrets : Joseph Eisler, qui travaille pour le bloc soviétique de la guerre froide, se fait passer pour Einstein, tandis que Newton, de son vrai nom Alec Jasper Kilton, est au service de la CIA. Chacun a pour mission de récupérer les découvertes de Möbius pour son propre pays.

Afin de se faire passer pour fou, chacun des trois a assassiné une infirmière. Möbius prétend aussi que le roi Salomon lui apparaît. La médecin-chef, Mathilde von Zahnd, est la seule personne vraiment folle. En croyant agir au nom du roi Salomon, elle a copié les manuscrits de Möbius avant qu'il ne les brûle, espérant ainsi prendre le contrôle du monde.