Le Quai de Wigan

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Le Quai de Wigan
Auteur Georges Orwell
Genre Autobiographie
Version originale
Titre original The Road to Wigan Pier
Éditeur original Victor Gollancz Ltd
Collection Left Book Club
Langue originale Anglais britannique
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Lieu de parution original Londres
Date de parution originale 8 mars 1937
Version française
Traducteur Michel Pétris
Lieu de parution Paris
Éditeur Champ libre
Date de parution 1982
Nombre de pages 260
ISBN 2-85184-133-5
Chronologie
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Le Quai de Wigan (titre original : en anglais The Road to Wigan Pier) est un livre de George Orwell paru en 1937.

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Dans la première partie du livre, Orwell décrit les conditions d'existence de la classe ouvrière du nord de l'Angleterre dans les années 1930. Il s'intéresse notamment aux conditions de vie des mineurs. Il souligne le caractère exténuant de leurs conditions de travail, dont il témoigne suite à trois visites qu'il effectua au fond d'un puits d'une mine de Wigan[1]. Mais ici comme dans Hommage à la Catalogne, Orwell n'en reste pas à une simple description, même engagée, de type reportage : il élargit le propos pour tirer des faits décrits la dimension politique et morale plus profonde qui l'intéresse. Ainsi, cette expérience du fond de la mine constitue clairement pour lui la découverte d'un certain envers du monde, tel qu'il avait déjà tenté de le découvrir dans Dans la dèche à Paris et à Londres :

« Au fond, là où on extrait le charbon, c'est une sorte de monde à part qu'on peut aisément ignorer sa vie durant. Il est probable que la plupart des gens préféreraient ne jamais en entendre parler. Pourtant, c'est la contrepartie obligée de notre monde d'en haut. La quasi-totalité des activités auxquelles nous nous livrons, qu'il s'agisse de manger une glace ou de traverser l'Atlantique, de cuire un pain ou d'écrire un roman, suppose — directement ou indirectement — l'emploi du charbon. [...] Pour que Hitler puisse marcher au pas de l'oie, pour que le pape puisse dénoncer le péril bolchevik, pour que les foules puissent continuer à assister aux matches de cricket, pour que les poètes délicats puissent continuer à fixer leur nombril, il faut que le charbon soit là[2]. »

Dans la seconde partie du livre, que son éditeur Victor Gollancz a essayé de censurer[3], Orwell livre ses réflexions sur la situation politique et sociale de l'époque, et s'interroge sur les raisons qui expliqueraient pourquoi le socialisme ne gagne pas davantage l'adhésion du peuple.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Crick, George Orwell, une vie, Climats, 2003, p. 308.
  2. George Orwell, Le Quai de Wigan, Ivrea, 1995, p. 39.
  3. Jean-Claude Michéa, Impasse Adam Smith, Flammarion, coll. « Champs », 2006, pp. 21-22.