Kiss

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KISS

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Kiss sur scène en 2004. De gauche à droite : Gene Simmons, Tommy Thayer, Paul Stanley et Eric Singer.

Informations générales
Pays d'origine New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Hard rock, heavy metal, glam metal, shock rock
Années actives Depuis 1973
Labels Mercury Records
Site officiel www.kissonline.com
Composition du groupe
Membres Paul Stanley
Gene Simmons
Tommy Thayer
Eric Singer
Anciens membres Ace Frehley
Eric Carr
Peter Criss
Vinnie Vincent
Mark St. John
Bruce Kulick
Logo

Kiss est un groupe de rock américain formé à New York en janvier 1973[1] par le guitariste Paul Stanley (de son vrai nom Stanley Harvey Eisen, né en 1952) et le bassiste Gene Simmons (Chaim Witz, né en 1949). Très populaire à travers le monde, notamment grâce à leurs maquillages, leurs costumes extravagants, leurs nombreux effets spéciaux sur scène et la célèbre très grande langue de Gene Simmons, Kiss vend plus de 19 millions d'albums aux États-Unis[2] et plus de 100 millions à l'échelle mondiale[3]. Les enregistrements du groupe et de ses membres en solo leur permettent de récolter 24 disques d'or, 9 disques de platine et 10 disques multi-platine pour les seuls États-Unis[4],[5]. On reconnaît aussi souvent Kiss pour leurs 2 500 produits dérivés qui se vendent en quantité industrielle, si bien que la « marque » Kiss est évaluée à 1 milliard de dollars américains[6][Quand ?].

Kiss est considéré comme l'un des plus grands groupes de hard rock et également comme le précurseur du glam metal, un genre très populaire durant les années 1980.

La formation Paul Stanley (chants et guitare rythmique), Gene Simmons (chants et guitare basse), Ace Frehley (guitare solo et chants), et Peter Criss (batterie, percussions et chants) est celle la plus identifiable et ayant le plus de succès. Avec leurs maquillages et leurs costumes, ils prennent un style de personnages de comics : le démon (Simmons), l'enfant étoile (Stanley), l'homme de l'espace (Frehley), et l'homme chat (Criss). Le groupe explique que ce sont les fans qui ont choisi les modèles finaux des maquillages. À cause de différences musicales, Criss et Frehley ne font plus parties du groupe en 1982. La fortune commerciale du groupe a également considérablement diminué.

En 1983, Kiss abandonne le maquillage et profite d'un retour au succès commercial qui dure le reste de la décennie. Parce qu'une partie des fans du milieu des années 1990 sont nostalgiques de la première formation de Kiss, le groupe annonce une reformation avec le line-up original, avec maquillages et costumes d'époque, en 1996. Les tournées suivantes, Alive/Worldwide/Lost Cities/Reunion, sont les tournées les plus lucratives de 1996 et 1997. Criss et Frehley ont, depuis, requitté le groupe et sont remplacés, respectivement, par Eric Singer et Tommy Thayer. Le groupe continue de jouer avec son maquillage, bien qu'il ne reste que Stanley et Simmons de la première période maquillage.

Kiss est nommé, par VH1, 10e de leur liste des 100 meilleurs artistes de hard rock[7] et 9e de la liste des meilleurs groupes de metal de MTV[8]. Le 23 septembre 2009, Kiss est nommé au Rock and Roll Hall of Fame[9], mais, le 15 décembre 2009, il est annoncé que Kiss n'y est finalement pas[10]. Le groupe y figure finalement en décembre 2013.

En 2009, Kiss sort son premier album studio depuis 1998, Sonic Boom. L'album se hisse à la 2e place des palmarès américains et à la première place des classements Rock albums, Hard rock albums et Independant albums, le meilleur classement dans toute l'histoire du groupe, et le single Modern Day Delilah à la 11e place.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

C'est Stanley qui propose ce nom quand, avec Simmons et Criss, ils se promènent autour de New York. Criss rappelle qu'il a joué dans un groupe nommé Lips (Lèvres en anglais), et Stanley dit « Que pensez-vous de Kiss ? »[11].

Le nom de la mère de Gene Simmons, Klein, qui signifie « petit » en Allemand, est quelquefois orthographié Kis, en hongrois ; cependant, ceci n'est pas l'origine du nom du groupe[12].

Certaines rumeurs indiquent que le nom « Kiss » serait l'acronyme de Knights In Satan's Service (littéralement, « Chevaliers au service de Satan »), Kinder SS (« Enfant SS »), ou Kids In Satan's Service (« Enfants au service de Satan »). Elles sont réfutées par Simmons lui-même[13],[14].

Histoire du groupe[modifier | modifier le code]

Débuts difficiles[modifier | modifier le code]

Suite à l'échec de leur premier enregistrement (sous le nom de Wicked Lester, album jamais distribué), Paul Stanley et Gene Simmons radicalisent leur approche de la musique et de la scène[15],[16],[17]. Rejoints par le batteur Peter Criss et le guitariste Ace Frehley, ils décident d'adopter un look particulièrement théâtral et provocateur, dans la lignée d'Alice Cooper. Ils se démarquent, par ailleurs, avec un maquillage intégral du visage et des costumes excentriques, ce qui les transforme en véritables super-héros du rock : Gene Simmons devient le démon (The Demon), Paul Stanley, l'enfant des étoiles (The Starchild), Ace Frehley, l'homme de l'espace (The Spaceman) et Peter Criss, l'homme-chat (The Catman).

1974. De gauche à droite, Bill Aucoin, Peter Criss, Gene Simmons, Paul Stanley, Ace Frehley, Joyce et Neil Bogart.

Les premiers pas sont difficiles. Lors du premier concert du groupe, dans un club du quartier du Queens, à New York, le 30 janvier 1973, seules trois personnes sont présentes. Déjà, au premier concert, le groupe est maquillé et porte des costumes en cuir noir, achetés dans des boutiques sadomasochistes. Quelques-uns des effets scéniques du groupe apparaissent déjà  : Gene Simmons crache sang et feu et Paul Stanley détruit sa guitare à la fin du concert. Entre les clubs qui refusent ces énergumènes peinturlurés et les groupes qui craignent d'avoir de dangereux outsiders en première partie, le quatuor peine à trouver des engagements. Deux rencontres s'avèrent alors capitales. La première est celle de Bill Aucoin, manager avisé qui est certain de tenir la perle rare. La seconde est celle de Neil Bogart, directeur de Casablanca Records à la recherche de stars pour son nouveau label. Aucoin convainc Bogart de signer Kiss sur la seule foi d'une démo prometteuse. Le groupe entre en studio fin 1973 pour enregistrer son premier album. Le 31 décembre 1973, Kiss joue en première partie de Blue Öyster Cult, à l'Academy Of Music de New York. Durant ce concert, Gene Simmons met accidentellement le feu à ses cheveux, lors de son traditionnel numéro de démon cracheur de feu[18]. Début 1974, sort le premier album éponyme du groupe. Y figurent, notamment, Strutter, Nothin' to Lose, Cold Gin, Black Diamond, Firehouse et Deuce. En dépit d'une campagne publicitaire monstre, le disque ne fait qu'une timide entrée dans le Top 100 américain. Le groupe fait sa première apparition à la télévision et joue Black Diamond. Les critiques descendent le quatuor sans vergogne et lui promettent un sort funeste.

Après une courte série de concerts, Kiss retourne en studio et sort Hotter Than Hell, en novembre 1974. Le ton se durcit (Parasite), devient sombre et inquiétant, « à la Black Sabbath » (Watchin' You), mais reste aussi dans le son purement kissien (Hotter Than Hell, Got to Choose, Let Me Go, Rock N' Roll), sans que le succès soit au rendez vous. Le groupe quadrille alors tout le continent, en exposant un show riche en couleurs : en plus des crachats de sang et de feu de Simmons, de la destruction de la guitare de Stanley, le groupe utilise des jets de flammes et de fumée, des explosions et une pluie de confettis, sans compter Ace Frehley qui enflamme sa guitare, après son solo, et Peter Criss qui s'élève dans les airs avec sa batterie. Le groupe commence à se forger une base de fans de plus en plus large.

Début 1975, Dressed to Kill (no 37 US) est dans les bacs. Malgré des résultats encourageants et quelques hits mineurs sur les radios de New York et de Detroit (She, C'mon and Love Me, Rock and Roll All Nite), Bogart est au bord de la faillite car les investissements consentis sont très loin d'être compensés. Aucoin décide alors de jouer le tout pour le tout : constatant que, en dépit de la faiblesse des ventes, le groupe parvient à réunir des foules de plus en plus grandes, il organise quelques concerts, dans les grandes arènes du pays, pour enregistrer un album live. Il va jusqu'à vider son compte personnel pour financer le projet. Pendant l'été, Kiss joue en tête d'affiche devant 12 000 spectateurs, au Cobo Hall de Détroit.

À la rentrée, Alive! voit le jour. Tout le monde croise les doigts, mais le suspense est de courte durée. Deux semaines après sa sortie (no 9 US), il est disque d'or, devenant quadruple platine avec le temps.

Kissmania[modifier | modifier le code]

Gene Simmons crache du sang en concert.

En quelques semaines, Kiss devient un des plus grands groupes de rock américain. Les fans forment ce qui devient, rapidement, la « Kiss Army ». Dans la foulée, la version live de Rock and Roll All Nite entre dans le Top 20 et un merchandising juteux commence à voir le jour.

Il est cependant temps de retourner en studio, afin de prouver que le groupe est aussi capable sur scène que sur album. Kiss fait alors appel à un des plus grands producteurs du moment, Bob Ezrin (producteur, entre autres, de Pink Floyd, Lou Reed, Alice Cooper). Les relations avec Ace Frehley deviennent vite orageuses, au point que ce dernier est remplacé sur plusieurs prises. Destroyer (no 11 aux États-Unis) voit le jour en avril 1976 et atteint le statut de disque de platine avec les seules pré-commandes. Il s'impose, globalement, comme un grand classique du rock US, grâce à des titres comme Detroit Rock City, Shout it Out Loud, God of Thunder et Beth (la ballade chantée par Peter Criss qui se vend à plus d'un million d'exemplaires). Grâce à cette « sucrerie », le quatuor cesse d'être perçu comme une entité maléfique et voit sa popularité franchir un nouveau seuil.

Après une première tournée en Europe, le groupe balaye une nouvelle fois les États-Unis. La tournée Destroyer, baptisée Spirit of '76, est encore plus spectaculaire : en plus des effets traditionnels, le groupe ajoute des feux d'artifices et des systèmes de son puissant, faisant de Kiss l'un des groupes les plus bruyants de son époque. Le groupe et ses artifices se mettent en œuvre sur une scène apocalyptique, avec un décor médiéval en ruines, d'un côté, et un monde extra-terrestre, de l'autre. En août 1976, le groupe obtient la consécration en jouant en tête d'affiche au Anaheim Stadium (Californie) devant 55 000 fans.

En septembre, c'est le retour en studio, sous la houlette d'Eddie Kramer (producteur, entre autres, de Jimi Hendrix). Désirant revenir à la rugosité de ses premiers albums, Kiss s'enferme dans un théâtre désaffecté du New Jersey pour les enregistrements afin d'y retrouver le son live du groupe. Comme le dit Eddie Kramer : « Nous avons, là, capturé, sans aucun doute, l'esprit live de Kiss ». Le Nanuet Théâtre possède une infinie variété de conditions acoustiques. Le groupe répète et joue les bases dans le salon d'exposition. Un tunnel, sous la scène, est utilisé pour relever les basses. Des micros, tout autour du périmètre de la salle, capturent un son live total. Les guitares acoustiques sont enregistrées dans le guichet de vente des tickets. Ce retour à un rock basique n'empêche pas Rock and Roll Over (no 11 aux États-Unis), sorti en fin d'année, de devenir, à son tour, double platine. Avec cet album, le groupe étale son côté libidineux et machiste : Paul Stanley avec Makin' Love et Take Me, Gene Simmons avec Calling Dr Love, Ladies Room et Love 'Em Leave 'Em.

Le groupe reçoit alors les honneurs d'une bande dessinée à son nom, éditée chez Marvel. Pour en faire la promotion, les musiciens acceptent de donner un peu de leur sang pour l'encre rouge. Ce premier numéro reste la meilleure vente de Marvel pendant dix ans. Kiss s'envole, ensuite, pour le Japon, lui aussi secoué par une véritable Kiss mania. En remplissant quatre fois le Budokan de Tokyo, le groupe bat le record d'affluence des Beatles. L'année suivante, Kiss bat son propre record en le remplissant 5 soirs sold-out.

C'est à cette époque que des tensions internes naissent au sein de la formation, Ace Frehley et Peter Criss supportant de plus en plus mal le succès de Kiss. Les deux musiciens connaissent par ailleurs des problèmes de drogue et d'alcool de plus en plus préoccupants.

Malgré cela, Kiss est à nouveau au travail, dès les premiers jours de 1977, toujours avec Eddie Kramer. Love Gun (no 4 aux États-Unis) atteint le haut des classements. Le groupe lance, avec cet album, une nouvelle poignée de classiques : Love Gun, Christine Sixteen, Shock Me (avec Ace Frehley au chant pour la première fois) et I Stole Your Love. La nouvelle tournée américaine est la plus spectaculaire que le groupe ait donnée, avec une nouvelle scène encore plus grande, encore plus de feux d'artifice, un dragon cracheur de feu aux côtés de Gene, ainsi que deux plates-formes, de chaque côté de la scène, pour y amener le groupe en début de concert. Les trois concerts du Forum de Los Angeles sont enregistrés en vue d'un nouvel album live. Après la sortie de Alive II (no 7 aux États-Unis), il devient évident que seules des vacances prolongées peuvent éviter une séparation définitive.

Cette absence n'empêche pas les caisses du groupe et de son entreprise de produits dérivés, Niocua (Aucoin à l'envers), de se remplir. D'abord, la compilation Double Platinum (no 22 aux États-Unis) occupe le terrain. Ensuite, sans compter une nouvelle bande dessinée Marvel, les objets à l'effigie du groupe (flipper, poupées, tasses, etc.) envahissent le marché. On parle même d'un projet de parc d'attractions.

Le 22 juin 1977, un sondage Gallup élit Kiss groupe numéro 1 en Amérique. Le groupe gagne à nouveau ce titre en 1978 et en 1979.

Le groupe décide de se lancer dans une entreprise inédite : l'enregistrement de l'album solo de chacun des membres du groupe, paraissant tous, de façon simultanée, sous le nom de Kiss. Les quatre disques sortent en 1978 et connaissent des succès divers. La palme revient à celui d'Ace Frehley, qui est à la fois celui dont la conception a été la moins coûteuse et qui reçoit l'accueil le plus favorable. Il bénéficie même d'un succès radio avec le titre New York Groove. Le guitariste pense alors qu'il peut sans problème se lancer en solo et la paire Simmons/Stanley doit promettre des concessions pour le retenir. Casablanca Records se vante d'un total de cinq millions de pré-commandes pour les quatre disques, mais un bon nombre, surtout pour Criss et Simmons, seront annulées.

Peu après, le quatuor se retrouve pour le tournage d'un téléfilm, Kiss contre les fantômes (Kiss Meets the Phantom of the Park) qui n'ajoute rien à sa gloire. C'est un succès d'audience pour la chaine NBC, mais un désastre pour l'image du groupe.

Kiss commence à songer à son retour sur disque, alors que la vague disco fait fureur, menaçant les plus solides bastions du hard rock. Simmons et Stanley optent finalement pour un compromis et font appel à Vinnie Poncia, producteur spécialisé dans la musique de discothèque.

Grandeur et décadence[modifier | modifier le code]

KISS à Munich en 2008.

Dès le début des sessions d'enregistrement, l'état de santé de Peter Criss s'avère très préoccupant. Il est finalement remplacé, sur presque tous les titres, par Anton Fig, un batteur de studio qui a travaillé avec Frehley. Dynasty (no 9 aux États-Unis) sort début 1979 et connaît un succès fulgurant grâce au tube hard/disco I Was Made for Lovin' You, qui explose à l'échelle mondiale.

Tout semble aller pour le mieux et, pourtant, le groupe est toujours au bord de l'explosion. La tournée américaine (malgré un show toujours plus impressionnant avec Ace Frehley qui tire des feux d'artifice avec sa guitare et Gene Simmons qui s'envole) ne rencontre pas la même ferveur que la précédente. Alors que les fans les plus durs boudent le virage commercial du quatuor, les salles se remplissent désormais de jeunes enfants accompagnés de leurs parents. Kiss n'a plus rien à voir avec un groupe de rock et la Kiss mania semble tourner à l'overdose. Englués dans leurs personnages imaginaires, les musiciens ne contrôlent plus rien. Ne se basant que sur les ventes, ils accordent une nouvelle fois leur confiance à Poncia pour l'album suivant auquel Criss, bien que crédité, ne participe pas. Paru l'année suivante, Unmasked (no 35 États-Unis) peine à décrocher le disque d'or. Musicalement noyé par les arrangements de Poncia, le disque est alors la cible de la presse qui peut enfin se venger d'un groupe dont elle a annoncé prématurément la fin.

Peter Criss est congédié, peu après, et remplacé par Eric Carr (de son vrai nom Paul Caravello, au maquillage de renard) pour la tournée à venir, dont la mise en scène est sensiblement la même que celle de la dernière tournée. Après un unique concert aux États-Unis, Kiss s'envole pour l'Europe où il est accompagné par un groupe britannique alors inconnu, Iron Maiden, mais qui lui vole la vedette. Le quatuor se rend ensuite en Australie, où les plus grands stades affichent complet en quelques heures. À Sydney, Kiss fait l'un de ses concerts les plus marquants.

De retour au bercail, le groupe rappelle Bob Ezrin, en vue du prochain album : un ambitieux concept-album, accompagné d'un film, dans la lignée de The Wall, de Pink Floyd, produit par le même Ezrin. Mais les difficultés s'accumulent : Frehley, désireux d'un retour à un rock pur et dur, est dès le départ hostile et rentre à nouveau en conflit avec le producteur ; Eric Carr, pour sa part, déclare, dans une interview publiée après sa mort, qu'il a « tout fait pour dissuader [les autres membres du groupe] de sortir un concept album », leur martelant que les fans veulent un retour au hard rock pur et dur. À la suite de problèmes de script, la réalisation du film est abandonnée et, quelques mois après la sortie de l'album, Neil Bogart, l'autre éminence grise du groupe, décède des suites d'une longue maladie.

Après un séjour prolongé en studio, Music from « The Elder » (no 75 États-Unis) voit le jour en 1981 et est un échec commercial complet. On dénonce son caractère prétentieux et les nouvelles expérimentations qui ont vu Kiss passer de la musique de club aux orchestres à vent et à corde. L'album étant passé totalement inaperçu, il est impossible pour le groupe de partir en tournée, et Kiss rompt avec son manager, Bill Aucoin. Ce serait à la suite d'une violente dispute entre Gene Simmons et Ace Frehley, lors de l'enregistrement de the Elder, que Frehley aurait pris la décision de quitter le groupe. Celui-ci aurait en outre pulvérisé la maquette après avoir constaté que Bob Ezrin, avec qui il ne s'est jamais entendu, avait amputé une majorité de ses parties de guitare.

Il est temps de revenir aux fondamentaux. Le groupe s'enferme en studio pour enregistrer des morceaux plus classiques qui figurent sur une nouvelle compilation sortie l'année suivante, Killers, à la demande de la compagnie de disques. Peu après, Frehley est victime d'un grave accident de voiture et se retrouve immobilisé pendant plusieurs mois. Il en profite, malheureusement, pour ajouter à ses problèmes d'alcool le goût des médicaments. Pour pallier l'absence de son guitariste, Kiss engage plusieurs musiciens de remplacement pour l'album Creatures of the Night (no 45 aux États-Unis), qui marque une nette modernisation et un retour vers le hard rock. Des chansons comme Creatures of the Night, I Love It Loud, War Machine et Rock and Roll Hell en témoignent. On sait aujourd'hui que ce nouveau son est en grande partie dû à Vinnie Vincent, guitariste « fantôme » des enregistrements, qui va bientôt éclipser Frehley. Bien qu'il figure sur la pochette, ce dernier annonce, peu avant la tournée, qu'il quitte le groupe.

Aux États-Unis, le virage hard-disco du groupe, en 1979, cause un traumatisme trop fort, ce qui fait que même ce fabuleux retour vers le hard rock ne permet pas de ramener tous les anciens fans. Kiss joue, donc, dans des salles loin d'être remplies (malgré un show décidément toujours plus fou, où la batterie est disposée sur un char d'assaut qui tire des roquettes durant le concert), mais en Amérique du Sud sa gloire semble intacte, puisqu’au stade Maracanã, à Rio, le groupe réunit 137 000 spectateurs, pour un show unique, puis 30 000 à Belo Horizonte et, ensuite, 65 000 à São Paulo. Kiss est véritablement retourné vers le hard rock de ses débuts. La batterie de Eric Carr et la guitare de Vinnie Vincent y sont pour quelque chose. Paul Stanley n'a plus rien à voir avec celui de la période Unmasked. On ne compte plus ses fuck et fuckin’ lors des concerts, chose totalement impensable un an auparavant. Preuve que l'on tente d'oublier les années disco : à Sao Paulo, le groupe joue I Love It Loud une 2e fois dans le même concert, au lieu de jouer I Was Made for Lovin' You, comme prévu.

Bas les masques[modifier | modifier le code]

Bruce Kulick, sur scène en 2006, est le principal guitariste de la période sans maquillage de Kiss.

À ce moment, Stanley, Simmons, Carr et Vincent mettent la dernière main à leur nouvel album. Peu avant sa sortie, ils font sensation en apparaissant pour la première fois sans maquillage, dans une émission spéciale, sur MTV. Le fait que Kiss abandonne définitivement son maquillage cause un choc parmi les fans du groupe. Lick It Up (no 24 aux États-Unis) bénéficie de ce gros coup de publicité et devient le premier disque de platine du groupe, depuis Dynasty. La tournée mondiale qui suit fait figure de reconquête mais, malgré son grand succès, la tournée Lick It Up nous démontre que Kiss n'est pas au mieux de sa forme, depuis Dynasty : le groupe connait des difficultés financières, en raison de l'échec des Dynasty, Unmasked, The Elder et le demi-succès de la tournée Creatures of the Night[réf. nécessaire], les effets pyrotechniques sont moins nombreux dans la tournée Lick It Up et les décors et effets scéniques sont les mêmes que ceux de la précédente tournée, à l'exception du fait que Gene Simmons ne crache désormais plus de sang. Mais le succès de l'album et de cette tournée permet à Kiss de retrouver le statut qu'il avait acquis dans les années 1970. Le retour de Kiss fait même augmenter les ventes des albums précédents, Creatures of the Night entre autres.

Pourtant, la sauce ne prend pas entre Vinnie Vincent et les deux meneurs de Kiss qui refusent de le voir trop se mêler de la direction du groupe. Finalement, le guitariste est congédié et est remplacé par Mark St. John. Pendant ce temps, Simmons s'adonne à une vieille passion : le cinéma. Il joue le rôle du méchant, face à Tom Selleck, dans Runaway, un film de science-fiction de Michael Crichton. Il rejoint, ensuite, Stanley pour les besoins du nouvel album qui, pour la première fois, est intégralement produit par les deux leaders.

Animalize (no 19 aux États-Unis) dépasse les ventes de son prédécesseur, notamment grâce au single Heaven's on Fire, dont le vidéo-clip passe en boucle sur MTV.

Animalize marque, pourtant, le début de la décadence discographique du groupe, qui s'entoure de compositeurs extérieurs (Desmond Child) et souffre du manque d'investissement de Gene Simmons (cinéma, production, etc.). Stanley devient, progressivement, la figure de proue de ce Kiss nouveau, grâce à sa plus grande versatilité et à ses compositions taillées pour le rock des années 1980. De plus, l'adoption d'un look glam metal, proche de celui de Mötley Crüe, Ratt ou Dokken, ancre Kiss dans une mode éphémère, dont il avait pourtant été l'un des précurseurs.

Pour l'heure, le groupe entame une nouvelle tournée mondiale, mais St John est atteint d'un syndrome paralysant et doit être remplacé, en catastrophe, par Bruce Kulick, quatrième guitariste du groupe en trois ans. La tournée Animalize est un succès : Kiss remplit à nouveau les stades, avec les effets scéniques traditionnels (explosions, feux d'artifice, plate-forme qui emmène le groupe sur scène, crachat de feu par Simmons, destruction de la guitare de Stanley). Le concert de Détroit est filmé et commercialisé, sous le titre Kiss Animalize Live And Uncensored.

En 1985, Kiss revient avec Asylum (no 20 aux États-Unis). Le groupe utilise les nouvelles possibilités du clip pour garantir sa présence sur MTV : Uh! All Night et Tears Are Falling envahissent les ondes. La stratégie semble payante puisque, lors de la tournée suivante, la popularité du quatuor atteint de nouveaux sommets et lui permet de renouer avec les shows à grand spectacle, où les pluies de confetti sont de retour et où Gene Simmons tire des feux d'artifice, avec sa basse. De plus, Kiss déploie un matériel sonore imposant, avec une puissance de 120 db, dont Eric Carr, qui ajoute à ses solos de batterie des toms électroniques. La demande est telle que le groupe prolonge sa tournée américaine jusqu'à l'été 1986, annulant, au passage, son apparition au festival Monsters of Rock, en Angleterre.

Stanley et Simmons jugent le moment opportun pour frapper un grand coup et talonner les Bon Jovi et autres artistes alors au sommet du Billboard. Ils font donc appel au producteur Ron Nevison pour Crazy Nights (no 18 aux États-Unis), paru en 1987. Si, en Angleterre ou au Japon, le quatuor fait toujours le plein, les États-Unis semblent se lasser de ses anciens super-héros. Kiss fait, malgré tout, un carton en seconde position des Monsters of Rock de 1988, devant plus de 100 000 spectateurs. Kiss triomphe également, la même année, au Budokan Hall, à Tokyo.

Malgré cela, la séparation semble proche. Simmons s'investit de moins en moins ; Stanley entreprend même une tournée des clubs en solo. Avec l'épuisement proche du courant glam, Kiss devient la risée de la nouvelle génération.

Longue transition[modifier | modifier le code]

Kiss, Helsinki, 2008.

Le groupe est de retour en studio pour mettre en boîte quelques inédits, pour la nouvelle compilation Smashes, Trashes And Hits (no 22 aux États-Unis et double platine). En 1989, paraît Hot in the Shade (no 29 aux États-Unis) qui, en dépit d'un premier single convaincant (Rise to It), ne provoque que peu d'enthousiasme. Kiss hésite à se risquer dans une nouvelle tournée, jusqu'aux premiers mois de 1990, quand la ballade Forever grimpe jusqu'à la 8e place des classements américains. L'album est relancé par ce succès surprise et ce, sans compter, le vidéo-clip de Hide Your Heart (qui squatte MTV). Le quatuor honore finalement plus de 150 dates pendant l'année. Cette tournée est un grand succès, marquant les esprits avec des explosions, des lasers et une immense statue du Sphinx, sur scène.

Pour la bande originale d'un film, Kiss enregistre la reprise de la chanson God Gave Rock n' Roll to You. Les deux leaders se décident, finalement, à créer un nouvel album et recontactent Bob Ezrin qui accepte, à une condition : se remettre sérieusement au travail. Les grandes manœuvres commencent, mais Eric Carr tombe malade. Le batteur est atteint d'un cancer et décède fin 1991. Après quelque temps d'hésitation, les trois survivants décident de continuer et engagent Eric Singer. Revenge (no 6 aux États-Unis) voit le jour en 1992 et reçoit un accueil digne du travail effectué. Revenge est l'album de Kiss le plus heavy, depuis Creatures of the Night, et montre que Gene Simmons est de retour avec des chansons très heavy, comme Unholy, mais aussi des titres très rock (Domino et Thou Shalt Not). Paul Stanley ne se retire pas pour autant et propose de nouveaux hits, tels que I Just Wanna. La tournée qui suit est spectaculaire : explosions, lasers, strip-teaseuses (lors de Take It Off) et une immense statue de la Liberté, située derrière Eric Singer, sur scène. Lors du concert, sous une multitude d'explosions et d'effets pyrotechniques, le visage de la Statue s'effondre, pour révéler un crâne aux yeux rouges.

Malgré tout, la tournée Revenge peine à faire le plein et donne lieu à un Alive III (no 9 aux États-Unis), très critiqué pour ses nombreuses retouches en studio.

Kiss retrouve sa crédibilité et mise sérieusement sur sa légende pour en imposer à la jeunesse de cette fin de siècle.

Première étape : la réalisation de l'album-hommage Kiss My Ass (no 20 aux États-Unis), sur lequel on retrouve notamment Yoshiki (de X Japan), Lenny Kravitz, Anthrax, ou encore Garth Brooks. Le disque est un des plus grands succès du genre et est l'occasion d'une cohorte de témoignages de fans de longue date, comme Dimebag Darrell (Pantera). Le quatuor se retrouve, peu après, en tête d'affiche de la tournée sud américaine des Monsters of Rock de 1994, puis joue en Australie et au Japon.

Parallèlement, le groupe fête ses vingt ans et crée les Kiss Conventions, sorte de musée itinérant, où l'on retrouve une collection de tous les produits dérivés des années 1970 et les instruments des musiciens. On assiste également aux concerts de groupes sosies, maquillés et déguisés comme Kiss, mais aussi à des prestations unplugged du groupe. Malgré un prix d'entrée exorbitant (100 $ de l'époque), la formule cartonne à travers les États-Unis. Point d'orgue : Peter Criss accepte d'apparaître sur scène avec ses anciens collègues, lors d'un des concerts. Une rumeur, selon laquelle Frehley en ferait bientôt de même, commence alors à se répandre dans la presse américaine.

Un fort courant de nostalgie envers l'ancienne formation se développe au même moment, tant de la part des vieux fans que de la nouvelle génération qui rêve de voir en vrai le « Rock n'Roll Circus », dont on persiste à faire la commémoration. Cependant, Stanley et Simmons sont alors en train de parachever un nouvel album studio : Carnival of Souls (toujours avec Kulick et Singer). Les premiers échos des quelques critiques rock à l'avoir entendu sont très favorables, mais sa sortie est mystérieusement repoussée.

Cirque, rock et business[modifier | modifier le code]

Kiss en concert à Paris, en mars 1999. De gauche à droite : Gene Simmons, Ace Frehley, Paul Stanley.

En 1995, Kiss annonce qu'il va se plier au rituel du MTV Unplugged. Rien d'illogique à cela, vu l'enthousiasme suscité par les récents concerts acoustiques du quatuor, lors des conventions. Frehley et Criss sont conviés, pour les derniers morceaux, lors de retrouvailles qui sentent la mise en scène.

MTV Unplugged (no 15 aux États-Unis) sort au début de l'été. Il ne provoque pas de véritable raz de marée, tout le monde étant déjà tourné vers la suite, l'annonce hypothétique de la reformation originale, avec maquillages et costumes d'époque. Officiellement, Kiss s'apprête toujours à sortir son nouvel album studio et la paire Stanley/Simmons profite de l'intérêt médiatique pour promouvoir un luxueux ouvrage sur le groupe, Kisstory, de plus de 400 pages, réservé aux fans les plus fortunés.

Le suspense prend fin lors d'une conférence de presse pour laquelle Kiss réserve un porte-avions de l’US Navy, l'U.S.S. Intrepid. Stanley, Simmons, Frehley et Criss apparaissent maquillés, dans les costumes de la tournée de 1977, et annoncent une gigantesque tournée américaine, pour marquer la réunion des membres originaux, et qui doit dépasser en spectacle tout ce qui a déjà été fait. Tous les billets de ce Reunion Tour partent en quelques jours (27 minutes pour les 47 000 places du premier soir au Tiger Stadium de Detroit). On parle d'un cachet de plusieurs millions de dollars pour chaque musicien.[réf. nécessaire]

En quelques mois, la tournée devient la plus lucrative de l'année (150 000 000 $ de profit) et ne tarde pas à se transformer en tournée mondiale. Tous les effets de scène des années 1970, sans exception, sont repris. Kulick jette l'éponge et annonce qu'il ne compte pas attendre un éventuel retour de ses deux ex-patrons. Cette reformation, qui devait d'abord n'être que provisoire, semble finalement définitive. Kiss joue avec costumes, maquillages et effets de scène spectaculaires, aux MTV Video Music Awards, à New York, en 1996. Carnival of Souls: The Final Sessions (no 27 aux États-Unis) sort finalement en 1997, en tant qu'album semi officiel, dans le simple but de rentabiliser les frais de l'enregistrement.

À la fin de la tournée, le Kiss original retourne en studio, pour la première fois depuis 1979. Psycho Circus (no 3 aux États-Unis), auquel Criss et Frehley ont très peu participé, paraît en 1998, mais il semble que la musique ne soit plus la préoccupation principale. Kiss est redevenu une formidable machine à capter les dollars via un marchandisage intensif. La tournée a beaucoup de succès, le concert reprend les mêmes effets que la tournée de réunion, en y ajoutant un artifice de taille : un écran géant qui projette des images en 3D, ce qui nécessite, évidemment, des lunettes 3D.

Kiss, Stockholm, 2008.

À partir de 2000, Kiss présente la tournée Farewell Tour (« Tournée d'Adieu »), qui propose un show toujours plus grandiose et un système d'éclairage jamais vu. La tournée, dont le premier concert a lieu le 11 mars 2000, à Phoenix[19], est extraordinairement lucrative, Kiss concluant même les J.O. de 2002 et le Super Bowl de la même année. Les tensions entre les membres du groupe finissent, néanmoins, par éclater au grand jour : Peter Criss quitte le groupe en janvier 2001, pour protester contre le montant de sa rémunération, qui aurait été inférieur à celui d'Ace Frehley. Il est remplacé par Eric Singer, qui a déjà occupé ce poste entre 1991 et 1996. Singer porte le maquillage et le costume de Criss, ce qui suscite une vive polémique parmi les fans. À la fin de la tournée, c'est au tour de Frehley de tirer sa révérence. Le guitariste a, en effet, déclaré, lors de la reformation du groupe originel, qu'il « ne se verrait pas plus de 4 ou 5 ans sur cet événement ». Frehley a compris que la tournée Farewell marquerait l'arrêt définitif du groupe, ou du moins la séparation définitive de ses membres d'origine. Logiquement, il déclare donc vouloir mettre un terme à sa collaboration avec groupe, à l'issue des dates initialement prévues. Mais Gene Simmons et Paul Stanley entendent prolonger l'événement, vu le côté extrêmement lucratif de toute la tournée. Ils projettent donc de nouvelles dates, contre l'avis de Frehley. Gene Simmons déclare alors : « on ne va pas attendre éternellement qu'Ace se décide. S'il ne vient pas, le train partira sans lui ». Le poste de guitariste soliste est, dès lors, occupé par Tommy Thayer, le manager de Kiss, qui a déjà travaillé avec le groupe sur les albums Hot In The Shade et Psycho Circus. Thayer porte le costume et le maquillage du « Spaceman », dessiné par Ace Frehley, alimentant la polémique.

Peter Criss réintègre le groupe fin 2002, pour honorer sa fin de contrat. En 2003, Kiss effectue une tournée commune avec Aerosmith, puis enregistre son quatrième album live, Kiss Symphony: Alive IV, et il est, cette fois, accompagné par l'orchestre symphonique de Melbourne. La tournée est un succès, mais les rancœurs rejaillissent vite et, en 2004, Paul Stanley et Gene Simmons décident de ne pas renouveler le contrat de Peter Criss qui se retrouve, de fait, exclu du groupe.

Kiss retrouve sa vigueur d'antan[modifier | modifier le code]

Gene Simmons, Paul Stanley et Eric Singer, Stockholm, 2008.

À compter de 2004, Peter Criss est définitivement remplacé par Eric Singer et Kiss débute une nouvelle tournée mondiale, Rock the Nation Tour, et filme l'un des concert pour sortir Rock the Nation Live!, en 2005.

En 2006 et 2007, Kiss ne fait pas de véritable tournée, se contentant de donner quelques concerts aux États-Unis, ou au Japon, où le groupe est en tête d'affiche du Udo Music Festival, en 2006. La même année, le groupe est introduit aux VH1 Rock Honors, en même temps que Judas Priest, Queen et Def Leppard. Pour rendre hommage à Kiss, un supergroupe est formé avec Ace Frehley (guitare), Rob Zombie (chant), Tommy Lee (Mötley Crüe, batterie), Slash (ex-Guns N' Roses, Velvet Revolver, guitare), Scott Ian (Anthrax, basse) et Gilby Clarke (ex-Guns N' Roses, guitare). Ce supergroupe joue God of Thunder, puis Kiss monte sur scène avec maquillages, costumes et feux d'artifices, pour jouer Detroit Rock City, Deuce et Love Gun. À la fin du gala, le public en redemandant, Kiss joue Makin' Love, comme unique rappel (ce qui est surprenant puisque c'est habituellement Rock And Roll All Nite).

En juillet 2007, Kiss prévoit de donner quatre concerts aux États-Unis et un en Colombie-Britannique (Canada). Cependant, juste avant le 4e concert américain, à San Jacinto (Californie), le 27 juillet 2007, Paul Stanley est dans l'impossibilité de monter sur scène, son cœur battant à 200 pulsations par minute, à cause d'une déshydratation sévère. Néanmoins, pour ne pas décevoir les fans, Kiss se produit en trio pour l'unique fois de son histoire. Les chansons de Paul Stanley sont supprimées de la setlist, Gene Simmons chantant ses 12 chansons et communiquant avec le public en tant que frontman, pour la première fois (rôle qui est depuis toujours dévolu à Paul Stanley), et Eric Singer chantant ses deux titres.

En janvier et février 2008, Kiss annonce Alive 35, une tournée mondiale destinée à célébrer les 35 ans du groupe. En mars, Kiss fait des concerts en Australie et en Nouvelle-Zélande, concluant notamment le Grand Prix d'Australie de Formule 1, devant 65 000 personnes. Puis, en mai et juin, Kiss revient en Europe, pour la première fois depuis 9 ans. En plus de succès immenses en Italie, en Suède, en Allemagne, en France, en Belgique et dans la plupart des autres pays d'Europe, Kiss fait un triomphe, en jouant pour la première fois en Russie, en Bulgarie, en Estonie et au Luxembourg, et vole la vedette lors du Download Festival, en Angleterre. Kiss joue, sous une multitude d'explosions et de feux d'artifice, une grande partie de l'album Alive!, suivi de six rappels. La partie européenne de la tournée Alive 35 apporte au groupe près de 35 000 000 $ américains et se classe comme la tournée européenne la plus lucrative de son histoire. Durant le mois d'août 2008, Kiss donne également quatre concerts aux États-Unis.

Kiss poursuit la tournée Alive 35 en avril 2009, avec une série de concerts à guichets fermés dans les stades d'Amérique du Sud. Le groupe profite de ses pauses entre les concerts et de ses jours de congés pour composer de nouvelles chansons, en vue de leur premier album studio depuis 1998. La tournée Alive 35 se poursuit au Canada, en juillet 2009 où Kiss bat des records d'affluence aux festivals d'Ottawa (60 000 personnes) et de Sarnia (41 000 personnes) et joue à guichet fermé devant 9 000 personnes à Windsor, 15 000 à Montréal et 92 000 à Québec. Les 25 et 26 septembre, le groupe donne le coup d'envoi d'une tournée nord-américaine, en jouant à guichet fermés au Cobo Hall de Détroit. Kiss est le dernier groupe à jouer au légendaire Cobo Hall, car le bâtiment est détruit quelques jours après. La tournée continue avec des concerts au Canada et aux États-Unis et se termine le 16 décembre 2009. Le 6 octobre 2009, sort Sonic Boom, le premier album studio de Kiss depuis Psycho Circus, en 1998. L'album se hisse à la 2e position des classements américains et fait également une excellente performance dans les palmarès du monde entier. La majorité des critiques s'entendent pour applaudir l'album. Ce dernier se veut un retour au son original du groupe des années 1970, selon les membres du groupe, mais les critiques ont plutôt parlé d'une espèce de mélange du son de toutes les époques de Kiss.

Fin de tournée Monster, au Hellfest 2013.

Le groupe Kiss effectue une tournée européenne en mai et juin 2010, Sonic Boom over Europe: From the beginning to the boom et joue en France le dimanche 20 juin 2010, au Hellfest, à Clisson[20].

Le 21 août 2011, Kiss annonce le titre de son 20e album, pour les 40 ans du groupe, Monster, avec une tournée pour 2012-2013 et il est disponible pour les fêtes[21]. Le 11 novembre 2011, le bassiste Gene Simmons annonce que Kiss sort, au printemps 2012, une édition « DELUXE » de l'album sorti en 1976, Destroyer. Il comprend la couverture originale, des titres jamais dévoilés composés de 1975 à 1976 et des démos, telles que Detroit Rock City et God of Thunder. En juin 2013, Kiss est à nouveau au Hellfest, en clôture de la tournée Monster.

Le single sort en juillet et s'intitule Hell or Hallelujah.

Influences[modifier | modifier le code]

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Les membres de Kiss se disent influencés par bon nombre d'artistes et de groupes mythiques, comme Alice Cooper, Black Sabbath, Marc Bolan, David Bowie, Cream, Grand Funk Railroad, Jimi Hendrix, Humble Pie, The Kinks, Led Zeppelin, The New York Dolls, The Rolling Stones, Slade, The Stooges, T. Rex, The Who et The Yardbirds.

Eux-mêmes, devenus mythiques, ont influencé, d'une manière ou d'une autre, beaucoup de groupes dans les milieux du hard rock, du metal et du rock alternatif, comme Alice in Chains, Anthrax, Crooked X, Deathstars, Guns N' Roses, Hanoi Rocks, Hide, King Diamond, Marilyn Manson, Misfits, Mötley Crüe, Nirvana, Lordi, Pantera, Poison, Queens of the Stone Age, Skid Row, Slipknot, Soundgarden, System of a Down, Twisted Sister, W.A.S.P., X Japan, Rammstein et Rob Zombie/White Zombie.

Effets visuels[modifier | modifier le code]

Le groupe Kiss joue sur le maquillage pour se faire reconnaître.

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Membres[modifier | modifier le code]

Principaux membres et discographie
Date Guitare rythmique et Chant Basse Guitare soliste Batterie Albums
1973 Paul Stanley
(12/72 - aujourd'hui)
Gene Simmons
(12/72 - aujourd'hui)
Ace Frehley
(12/72 - 12/82)
Peter Criss
(12/72 - 05/80)
1974 Kiss,
Hotter Than Hell
1975 Dressed To Kill
1976 Destroyer,
Rock and Roll Over
1977 Love Gun
1978
1979 Dynasty
1980 Eric Carr
(07/80 - 01/91)
Unmasked
1981 Music from « The Elder »
1982 Creatures of the Night
1983 Vinnie Vincent
(12/82 - 03/84)
Lick It Up
1984 Mark St. John
(03/84 - 12/84)
Animalize
1985 Bruce Kulick
(12/84 - 11/96)
Asylum
1986
1987 Crazy Nights
1988
1989 Hot in the Shade
1990
1991 Eric Singer
(11/91 - 01/96)
1992 Revenge
1993
1994
1995
1996 Ace Frehley
(01/96 - 02/02)
Peter Criss
(01/96 - 01/01)
1997 Carnival of Souls: The Final Sessions
1998 Psycho Circus
1999
2000
2001 Eric Singer
(01/01 - 10/02)
2002 Tommy Thayer
(02/02 - aujourd'hui)
2003 Peter Criss
(10/02 - 03/04)
2004 Eric Singer
(03/04 - aujourd'hui)
2005
2006
2007
2008
2009 Sonic Boom
2010
2011
2012 Monster
2013

Paul Stanley est celui qui s'adresse au public, mais il n'y a pas à proprement parler de chanteur principal dans Kiss. Stanley et Simmons ont chanté à peu près le même nombre de chansons dans l'histoire du groupe, et les autres membres du groupe se sont aussi essayés au chant, à un moment ou à un autre, en particulier Ace Frehley et Peter Criss, sur les neuf premiers albums.

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Kiss.
Albums studio

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • En 1978, le groupe tourne Kiss contre les fantômes (Kiss meets the phantom of the park), film plutôt destiné aux enfants. Le succès est très relatif. Le film est tourné dans le parc Magic Mountain, en Californie ;
  • En 1984, Gene Simmons tourne un film fantastique : Runaway : L'Évadé du futur, réalisé par Michael Crichton, d'après son roman, et dans lequel il joue le « méchant », face à Tom Selleck ;
  • En 1987, il figure également à l'affiche du film policier de Gary Sherman Mort ou vif (Wanted dead or alive), avec Rutger Hauer. Il tourne dans le film d'action Stargrove et Danja, et fait une apparition dans l'épisode de la saison 2 de Miami Vice intitulé The Prodigal Son ;
  • Kiss apparaît, en concert, dans la troisième saison de la série MillenniuM (1998), dans l'épisode Treize ans plus tard (Thirteen years later), qui relate la traque d'un tueur en série par l'enquêteur Frank Black (incarné par Lance Henriksen) ;
  • Peter Criss apparaît dans deux épisodes de la série carcérale Oz, interprétant le personnage de Martin Montgommery ;
  • En 1998, Eric Singer enregistre, pour la marque de percussions Pearl, une vidéo fournie avec les batteries de la firme, en guise de « mode d'emploi ». Dans cette vidéo, on peut voir un de ses solos sur scène, et un autre fait pour la vidéo ; Singer donne des conseils pour les débutants et présente les différents produits de la marque ;
  • En 1999, sort le long métrage Detroit Rock City, du nom de la chanson de Kiss, racontant les tribulations de quatre adolescents dans les années 1970, recherchant des places pour un concert de Kiss. Le groupe fait une apparition à la fin du film, en interprétant la chanson titre. Cette séquence est également un résumé de la mise en scène des concerts de l'époque ;
  • Un faux groupe, ressemblant beaucoup à Kiss, fait l'objet d'une publicité Coca-Cola. Cette publicité retrace leurs débuts, en 1973, et explique, avec fantaisie, que le Coca-Cola a joué un rôle très important dans leur réussite. La musique du film publicitaire est un remix de I Was Made for Loving You, un de leurs plus grand succès d'avant 1980 ;
  • Une version dessinée de Kiss apparaît dans un épisode du dessin animé Scooby-Doo, durant Halloween, où les quatre membres du groupe y donnent un concert (ils jouent Shout it Out Loud pendant toute la classique scène de poursuite) ;
  • Gene Simmons interprète le criminel Donald Mann, dans la série New York 911 saison 5, épisodes 21 et 22, et saison 6, épisode 1 ;
  • Il y a également des référence à Kiss dans la série Les Griffin (Family Guy), car Peter Griffin est un très grand fan du groupe. On les voit aller à un concert de Kiss, durant l'épisode 20 de la saison 3. Sa femme, Lois Griffin, a couché avec l'un des membres du groupe, quand elle était plus jeune, ce qui rend Peter très fier ;
  • Gene Simmons apparaît en guest star dans un épisode de Ugly Betty ;
  • Gene Simmons apparait dans Detroit Metal City (film japonais), tiré du manga du même nom. Il joue la légende du death métal, Jack Ill Dark, et chante la chanson Fuckingham palace ;
  • En 2006, quatre enfants, maquillés comme les membres du groupe, apparaissent dans différentes publicités pour les appareils photos reflex Canon EOS Kiss X au Japon, Canon EOS 400D en Europe, ou Digital Rebel XTi en Amérique du Nord ;
  • En 2010, le groupe apparaît dans La trilogie des souhaits dans Mes parrains sont magiques dans lequel les membres du groupe sont les « Gardiens de la baguette de feu ».

En DVD[modifier | modifier le code]

  • Exposed est un DVD mélangeant interviews, clips et extraits de concerts (1987) ;
  • Konfidential & X-treme Close up est un DVD édition spéciale regroupant:
X-treme Close up (1992), un documentaire sur l'histoire du groupe du commencement jusqu'au début des années 1990 avec interviews, clips et extraits de concerts ;
Konfidential (1993), une vidéo contenant 13 morceaux live, backstage et interviews durant la tournée de l'album Revenge ;
  • Kiss Symphony est le DVD de la tournée du même nom (2003) ;
  • Rock The Nation Live! est le DVD de la tournée du même nom (2004) ;
  • Kissology est une série de DVD qui résume toute l'histoire de Kiss ;
    • Le premier volume est sorti en octobre 2006 (US) et en mai 2009 en France et couvre la période 1973-1977 : ce coffret contient 2 DVD + 1 DVD bonus, un livret de 20 pages et certaines versions contiennent une réplique du passe backstage du Kiss Spring Tour '75. Il existe trois versions de ce coffret, chacune contenant 1 DVD bonus différent ;
    • Le second volume est sorti en août 2007 (US) et en août 2009 en France et couvre la période 1978-1991 : ce coffret contient 3 DVD + 1 DVD bonus, un livret de vingt pages et certaines versions contiennent un ticket de Kiss and The Phantom of The Park. Il existe trois versions de ce coffret, chacune contenant 1 DVD bonus différent ;
    • Le troisième volume est sorti en décembre 2007 (US) et sortira en 2010 en France et couvre la période 1992-2000 : ce coffret contient 4 DVD + 1 DVD bonus, un livret de vingt pages. Il existe quatre versions de ce coffret, chacune contenant 1 DVD bonus différent. La quatrième version ne devrait pas être disponible en France puisqu'il s'agissait d'une version disponible uniquement en pré-commande entre le 7 et le 8 décembre 2007 aux US.

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Les membres du groupe Kiss sont connus pour leurs maquillages, leurs costumes et les concerts spectaculaires avec explosions, flammes, feux d'artifices, etc. Mais le groupe est également connu pour ses produits dérivés qui envahissent le monde en quantité industrielle. Selon Sandra O'Loughlin, dans un article du magazine BrandWeek, « Kiss a licencé 2 000 produits dérivés en son nom, de la boîte à lunch et la bande dessinée aux cartes de crédit et aux préservatifs, devenant une marque évaluée à un milliard de dollars[22] ».

C'est principalement Gene Simmons qui organise la création et la mise en marché des produits dérivés de Kiss. Comme il le dit dans son autobiographie, Sex, Money And Kiss : « Je trouve ça plaisant de voir mon visage sur des boîtes à lunch. C'est amusant. Je fais ça pour moi-même. Vous n'êtes pas obligé de l'acheter. »

Liste des principaux produits dérivés[modifier | modifier le code]

Flipper Kiss.
  • Figurines :
    • En 1978, la compagnie de figurines de super-héros Mego commence à commercialiser des figurines des quatre membres d'origine du groupe.
    • À partir de 1997, MacFarlane Toys commercialise différentes séries de figurines de Kiss : la première série est inspirée directement par les costumes de scène traditionnels, la seconde par les personnages développés dans la bande dessinée Psycho Circus.
    • Plus récemment[Quand ?], la firme japonaise Medicom met en vente des figurines Kubrick et Bearbrick, à l'image des membres originaux de la formation. PPW Toys crée un Collector Set de quatre figurines de la marque M. Potato Head, représentant l'ensemble des membres de Kiss.
    • La société Japonaise Medicom ajoute à sa gamme de figurine de 33 cm (échelle 1/6), appelée RAH (Real Action Hero), des versions de Starchild (Paul Stanley) et The Demon (Gene Simmons), portant les costumes apparaissant sur la pochette de l'album Destroyer de 1976 ;
  • Bandes dessinées :
    • En 1977, Marvel Comics créé une bande-dessinée mettant en vedette les membres de Kiss comme super-héros. Elle est, pendant près de 10, ans la meilleure vente de bande-dessinée de Marvel. Afin de faire la promotion du lancement de la série, les membres de Kiss mélangent un peu de leur sang à l'encre rouge utilisée par l'imprimeur[23] ;
    • En 1979 est sorti une seconde bande-dessinée du groupe ;
    • Depuis 1997 trois nouvelles séries de bande-dessinées de Kiss sont sorties ;
  • Préservatifs :
    • En 2002, Kiss commence à commercialiser sa propre marque de préservatifs, sous différentes variétés : « Love Gun Protection », « Tongue Lubricated » et « Studded Paul[24] » ;
  • DVD et VHS :
    • Différents documentaires et vidéos de concerts entiers sont mis en vente par Kiss, d'abord en VHS puis en DVD. On compte notamment Animalize: Live & Uncensored, Rock The Nation Live, Konfidential & X-Treme Close Up et la trilogie des Kissology, qui relate l'histoire du groupe avec les concerts marquants de l'histoire de Kiss ;
    • Kiss Meets The Phantom Of The Park, sorti en 1978, mettant en scène les quatre membres originaux de Kiss en tant que super-héros ;
  • Jeux de société et de cartes :
    • En 1978 sort le jeu de société Kiss On Tour ;
    • En 2003, c'est une variation Kiss du célèbre Monopoly, Kissopoly ;
    • En 2006 apparaît un jeu de carte appelé Got To Choose.
  • Kiss Kasket :
    • De 2001 à 2006, Kiss commercialise un cercueil à son image. La personne la plus connue, enterrée dans un cercueil Kiss, est le virtuose et guitariste du célèbre groupe Pantera, Dimebag Darrell ;
  • Carte VISA :
    • La banque FistUSA offre une carte de crédit Kiss Platinum VISA card[25] ;
  • Cartes d'échange :
    • En 1978, la compagnie Donruss commercialise des cartes de collection et d'échange de Kiss ;
  • Jeux vidéo :
    • Kiss: Psycho Circus: The Nightmare Child sort en 2000 ;
    • Kiss Pinball, en 2001.
  • Kiss Him/Kiss Her :
    • En février 2006, Kiss annonce qu'il lance une série de produits de beauté et de soins pour le corps, comprenant savons, parfums, déodorants, etc. Il existe la marque Kiss Him pour les hommes et Kiss Her pour les femmes[26].

Références au groupe[modifier | modifier le code]

  • Dans le film Les Grands Frères, Danny, Wheeler, Augie et Ronnie se déguisent pour ressembler à Kiss ;
  • Dans l'épisode 8 de la saison 3 de Sept à la maison, les jumeaux se déguisent en membres du groupe Kiss ;
  • Dans l'épisode 20 de Glee, les acteurs font une reprise, avec costume et maquillage, de Shout it out loud et, sans costume ni maquillage, de Beth ;
  • Dans l'épisode 19 de la saison 7 des Frères Scott, Nathan & Jamie[Lequel ?] se déguise[nt] en Paul Stanley avec son « Starchild », lors d'une soirée entre hommes et chante[nt] Rock and Roll All Nite ;
  • Dans le film Halloween, de Rob Zombie, au début, on entend la chanson God Of Thunder et Michael Myers porte un T-shirt à leur effigie ;
  • Dans l'épisode 20 de la saison 3 des Griffin, Loïs et Peter assistent à un concert de Kiss où ceux-ci chantent Rock n Roll All Night et, plus tard, Loïs se rend compte qu'elle connait personnellement Gene Simmons ;
  • Dans le film Role Models, l'un des deux acteur principaux est un grand fan de Kiss ;
  • Le manga Detroit Metal City fait référence à la chanson Detroit Rock City du groupe ;
  • Dans la série Code Quantum, Sam Beckett se transmute dans le corps de Tonic, chanteur star d'un groupe de rock. Le maquillage que porte chaque membre du groupe rappelle fortement ceux de Kiss, en hommage au groupe ;
  • Dans le film "Stars 80," en 2012, Patrick Timsit et Richard Anconina sont grimés comme eux, pour divertir les pensionnaires d'une maison d'arrêt, spectacle qui se termine mal.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Kiss Chronology », The Official Kiss Website (consulté le 29 octobre 2009)
  2. (en) Voir le classement de la RIAA sur le site officiel.
  3. (en) Prague Guide : Kiss Prague 2010
  4. (en) On peut trouver une liste détaillée des récompenses obtenues par le groupe, ainsi que des conseils aux collectionneurs, sur kissfanshop.de.
  5. (en) Le site officiel de Gene Simmons dresse la liste des albums et DVD de Kiss et précise les ventes de chacun [1].
  6. (fr) http://www.crosstowntraffic.fr/index.php?sujet_id=3823
  7. (en) « 100 Greatest Artists of Hard Rock- Hour 5 », VH1 (consulté le 15 octobre 2009)
  8. [lien web |url=http://www.mtv.com/bands/m/metal/greatest_metal_bands/071406/index10.jhtml
  9. (en) Ben Sisario, « Kiss and Abba Nominated for Rock Hall of Fame », New York Times,‎ 23 septembre 2009 (lire en ligne)
  10. (en) « The Rock and Roll Hall of Fame Announces its Inductees for 2010 », The Rock and Roll Hall of Fame,‎ 15 décembre 2010 (consulté le 2010-02-08)
  11. Gene Simmons. Exposed (VHS). Mercury.
  12. « Message Board – AETV Community – Real Life. Drama » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-06-01. Boards.aetv.com. Retrieved on February 1, 2011.
  13. Simmons, Gene (2001). Kiss and Make-up. Crown. ISBN 0-609-60855-X.
  14. « Snopes.com », Snopes.com (consulté le 2011-10-11)
  15. Gooch and Suhs, KISS Alive Forever, p. 14.
  16. Gill, Focus, p. 68-71.
  17. Leaf and Sharp, Behind the Mask, p. 20–21.
  18. Gooch and Suhs, KISS Alive Forever, p. 27.
  19. http://www.setlist.fm/setlist/kiss/2000/desert-sky-pavilion-phoenix-az-7bd73e74.html
  20. (en) Voir le programme du Hellfest ici :«  » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29.
  21. « http://www.kissonline.com/news/News/2 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29
  22. (en) « ? », sur brandweek.com
  23. (en) « Blood Money », sur snopes.com,‎ 16 juin 2011
  24. (en) « Kiss for safe sex », sur smh.com [date=
  25. (en) « Archive de la page web originelle » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30 présentant le visuel et les caractéristiques de la carte
  26. (en) « Rock 'n Roll Band KISS To Launch Fragrance Brand », sur brandweek.com

Liens externes[modifier | modifier le code]

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