Kagami mochi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Kagami mochi
Image illustrative de l'article Kagami mochi
Kagami-moch produits en masse

Lieu d'origine Japon
Place dans le service Plat principal
Un Kagami mochi.

Kagami mochi (鏡餅?), littéralement « gâteau miroir » est un mochi traditionnel du Nouvel An japonais. Il est habituellement fabriqué à partir de 2 mochi[1],[2],[3],[4], le plus petit étant placé au-dessus du plus grand et d'un daidai (en) (une orange amère japonaise), une feuille étant attaché sur le dessus. On peut aussi trouver des versions avec une feuille de konbu et une brochette de kaki sous le mochi. Il est disposé sur un stand appelé sanpō (三宝?) sur une feuille appelée shihōbeni (四方紅?), et est supposée prévenir les incendies domestiques pour l'année qui vient. Des feuilles de papier appelées gohei (御幣?) pliées en forme d'éclairs comme celles disposées sur les sumo sont aussi associées ) ses mochi.

Le kagami mochi est apparu pendant la période Muromachi. Le nom kagami (« miroir ») est probablement du au fait que la composition ressemble à une ancienne forme de miroir rond japonais doté d'une signification religieuse. La raison pour laquelle ces deux choses sont associées n'est pas claire. Certaines explications sont basées sur le fait que les mochi sont un plat des beaux jours[2], l'esprit du riz résidant dans le mochi[1],[2] et le mochi étant un plat attribuant de la force[2].

Les deux mochi sont parfois interprétés comme l'année en cours et l'année suivante[2], le cœur humain[2], le yin et le yang, ou encore le soleil et la lune[3]. Le daidai, dont le nom signifie « générations[4] », est supposé symboliser la pérennité de la famille de génération en génération[1]. Traditionnellement, le kagami mochi était placé en divers endroits dans la maison[3]. Habituellement, il est placé dans un autel shintoïste appelé kamidana. Il a aussi été placé dans le tokonoma, une petite alcove décorée dans la pièce principale de la maison.

Actuellement, les kagami mochi sont souvent moulé dans la forme désirée et vendu dans des emballages en plastique dans les supermarchés. Un mikan, ou une imitation de daidai remplace souvent le fruit originel. Des variations dans la forme du kagami mochi sont souvent observées[3]. Dans certaines régions, il prend la forme de 3 mochis superposés ; ils sont alors placés dans le butsudan ou dans le kamidana. Il existe aussi des variations appelées okudokazari placées au centre de la cuisine ou près de la fenêtre[3]. Il est traditionnellement cassé et mangé lors du rituel Shinto appelé kagami biraki (ouverture du miroir) ou pendant le premier samedi ou dimanche de janvier. C'est un rituel important dans les dojos. Il a été adopté dans les arts martiaux japonais quand Jigoro Kano, créateur du judo, l'adopta en 1884, et depuis s'est étendu à l'aikido, le karaté et au jujutsu.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (ja) « Guide to Kagami Mochi », sur Manner Bijin (consulté le 5 mai 2013)
  2. a, b, c, d, e et f (ja) « Kagami mochi FAQ », sur gishi.co.jp (consulté le 5 mai 2013)
  3. a, b, c, d et e (ja) « Question and answer on three layered kagami mochi », sur Tokyo Gas (consulté le 5 mai 2013)
  4. a et b (en) Kōjien dictionary :

    « Various Japanese dictionaries, including the Kōjien, testify that the kagami mochi has two layers of mochi. Three or more layers is not mentioned. »