Internet par satellite
Internet par satellite est à la fois une méthode d'accès et un mode de large diffusion au réseau Internet via une transmission satellitaire à destination du grand public ou des entreprises.
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Principes techniques[modifier]
Le foyer est équipé d'une antenne de réception satellite (exemple : antenne parabolique) disposant à la fois d'un dispositif de réception (liaison descendante) mais aussi d'un système d'émission intégré (liaison montante). L'antenne est reliée à un récepteur spécial ou démodulateur-modem. Le récepteur est connecté à un ou plusieurs ordinateurs (via cordons Ethernet, USB ou par une liaison sans fil de type Wi-Fi). Il est nécessaire de souscrire à un abonnement pour l'accès au service auprès d'un opérateur, sur le principe de l'ADSL. Généralement, le débit alloué par l'opérateur peut aller jusqu'à 20 Mb/s et donc supérieur à la plupart des accès xDSL. (Il est à noter que selon l'ARCEP (document "Chiffres clé 2011" publié en Juin 2012) l'éligibilité théorique à l'ADSL en France se décline comme suit : 59% des lignes téléphoniques permettent un accès ADSL à plus de 8 Mb/s, 16% sont éligibles à un accès entre 4 et 8 Mb/s, 13% peuvent accéder entre 2 Mb/s et 4 Mb/s, enfin 12 % ont moins de 2 Mb/s. Le seuil pour avoir accès au services de Triple Play étant 8 Mb/s, au moins 41% de la population en est privé).
La tarification s'établit selon le débit alloué et selon le volume de téléchargement mensuel réalisé (en Gigaoctets).
Les protocoles et normes exploitées pour l'accès Internet par satellite sont strictement identiques à ceux exploités pour tous les autres modes de transmission (xDSL, Wi-Fi, Wimax...).
Lancé fin 2010 et opérationnel depuis mai 2011, le satellite KA-SAT est le premier satellite européen dont l'unique mission est de fournir un accès à internet à haut débit.
Avantages et inconvénients[modifier]
Ce système permet d'accéder à l'internet quel que soit le lieu couvert par le satellite (y compris en mer, dans le désert, en rase campagne). Il assure une plus grande fiabilité de service du fait qu'il n'est pas tributaire d'intermédiaires (exemple : boucle locale de l'ADSL). Il est possible d'utiliser la parabole dédiée à l'internet pour la réception de programmes TV diffusés sur les mêmes satellites.
Le coût d'abonnement est équivalent à un accès ADSL (les offres tendent à s'harmoniser), l'installation est plus complexe (même si les opérateurs prétendent qu'elle peut être réalisée par l'abonné lui-même) et le débit est généralement supérieur à celui de l'ADSL téléphonique, particulièrement pour les solutions professionnelles ou d'entreprise.
Sur un accès Internet par satellite la durée du ping est relativement importante par rapport au solution de type ADSL. Le signal doit en effet faire un aller/retour entre l'utilisateur et le satellite, ce dernier étant placé sur l'orbite géostationnaire (située à 35 786 km). Cela impose des temps de latence conséquents !(ou lag) : le ping moyen d'une connexion satellite se situe aux alentours de 650 ms (contre 40 ms pour l'ADSL). Cela exclut d'office l'utilisation des jeux vidéo multijoueurs en temps réel, qui nécessitent un échange rapide de données pour actualiser les positions des joueurs. Néanmoins les jeux vidéo plus classiques et qui ne nécessitent pas de temps réel sont possibles. Les logiciels de voix sont d'une qualité satisfaisante depuis que ce type d'application est priorisée sur les réseaux satellitaires, mais certains logiciels ne sont pas encore adaptés à un tel ping. Cela se traduit aussi, lors de la navigation sur le web par une latence qui est compensée par des mécanismes de prefetching qui préchargent des pages afin d'éviter cela.
Un autre spécificité de l'Internet par satellite se traduit par l'émission de quotas par laps de temps (1 mois en règle générale), comme sur les accès Internet des réseaux mobile 3G, avec néanmoins des quotas beaucoup plus élevés. Les opérateurs proposent par exemple des quotas d'échange de données de 15 Gio/mois à 25 Gio/mois. Il faut noter que la consommation moyenne d'un Internaute en France est de 16 GO (voir le rapport du Sénateur MAUREY), ce type de volume est donc adapté à un usage classique d'internet. Lorsque le quotas est dépassé, la connexion internet est soit interrompue, soit limitée à 128 kb/s (néanmoins le double du bas débit), il est bien sûr possible de recharger son compte en "Gigas" complémentaires. Bien évidemment, il existe des offres de quotas supérieures (50 Gio/mois, ...) mais leur prix d'accès pour un particulier reste onéreux lorsque qu'il a une utilisation intensive. Il faut compter une soixantaine d'euros environ par mois pour une offre de 50 Gio de quotas. Les offres les plus accessibles (15 Gio/mois, 25 Gio/mois...) permettent un confort de navigation satisfaisant, ce qui fait de cette technologie une alternative à l'ADSL en zone rurale.
Services[modifier]
Ils sont généralement identiques à ceux proposés en xDSL :
- World Wide Web
- IPTV
- Messagerie électronique (SMTP, POP ou POP3) ou IMAP ou IMAP4)
- Transferts de fichiers(FTP File Transfert Protocol)
- P2P généralement "bridé" ou limité en volume mensuel (partage de fichiers en pair à pair, Calcul distribué, P2P VoIP, etc...)
Opérateurs[modifier]
En France, les deux opérateurs satellitaires majeurs SES S.A (service Astra2connect) et Eutelsat (service Skylogic) délèguent à des fournisseurs spécialisés la commercialisation des offres.
Les fournisseurs grand public sont :
- Via Astra (offre ASTRA2Connect) : Vivéole (groupe AUVEA) et Nordnet (groupe France Télécom)
- Via Eutelsat (offre Tooway) : Connexion Verte, Sat2way, Numéo, Alsatis, Nordnet, et Groupe UNIVERSAT