Interactionnisme

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L’interactionnisme est un courant de pensée né aux États-Unis, de la confrontation entre différents courants issus de la psychologie, l'anthropologie, la sociologie ou des sciences de l'information et de la communication (discipline qui n'existait pas sous cette appellation à l'époque).

L'interactionnisme symbolique est d'abord théorisé par Herbert Blumer.

Ses auteurs ne conçoivent pas la société comme une totalité supérieure aux individus mais comme le produit constamment redéfini des multiples compositions entre des relations interindividuelles. Du même coup, l'interactionnisme tend à s’opposer au déterminisme qui part du tout social ou d’un individualisme qui éviterait de prendre en compte la dimension essentielle de la relation sociale dans les comportements sociaux des individus.

Pour les interactionnistes, l'individu se construit dans ses relations avec son environnement. Environnement social, humain, affectif, matériel… La place de l'acquis y est centrale et dominante sur l'inné.

On retrouve au fondement de la seconde École de Chicago : Erving Goffman, Howard Becker et Anselm Strauss. Ce courant nourri le dialogue avec d'autres traditions sociologiques dans les années 1950 1960, on peut citer : la sociologie phénoménologique d’Alfred Schütz, l’ethnométhodologie de Harold Garfinkel ou encore l’analyse conversationnelle de Harvey Sacks.

Les paradigmes de l’action collective ou de l’action individuelle sont autant de formes d’interactionnisme.