Histoire de l'Inquisition en France

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Histoire de l'Inquisition en France fut publié en 1829 par Étienne-Léon de Lamothe-Langon[1]. Cet ouvrage était supposé s'appuyer sur des archives encore jamais exploitées du diocèse de Toulouse, mises à la disposition de l’auteur par l’évêque Antoine Pascal Hyacinthe Sermet.

Les récits atroces de cette Histoire furent largement repris dans bien d’autres ouvrages, en particulier celui de Joseph Hansen sur la sorcellerie au Moyen Âge, Sources and investigations regarding the history of obsessive belief in witches and witch hunts in the middle ages, qui devint à son tour une référence. Au bout du compte, les ouvrages de Lamothe-Langon furent à l’origine d’une part importante des « connaissances » du XXe siècle sur l’Inquisition, la sorcellerie, la torture et la jurisprudence médiévale.

Au début des années 1970, les historiens Norman Cohn, dans son ouvrage Europe's Inner Demons: The Demonization of Christians in Medieval Christendom[2] et Richard Kieckhefer dans European Witch Trials: Their Foundations in Popular and Learned Culture, 1300–1500[3] découvrirent chacun de leur côté la supercherie. Les prétendues archives de Lamothe-Langon n’ont jamais existé, ce dernier n’était de toute manière pas capable de lire des écrits anciens, son livre est farci d’anachronismes et plusieurs événements majeurs qu’il décrit ne peuvent pas avoir eu lieu[4].

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Note[modifier | modifier le code]