Étienne-Léon de Lamothe-Langon

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Étienne-Léon de Lamothe-Langon

Activités romancier
Naissance
Montpellier
Décès (à 78 ans)
Paris
Langue d'écriture Français
Genres Théatre, Roman
Distinctions baron de l'Empire

Étienne-Léon de Lamothe-Langon, né le à Montpellier et mort le à Paris[1], est un romancier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Descendant d’une ancienne famille du Languedoc, il est d’abord connu sous le nom de Lamothe-Houdancourt, puis sous celui d’Étienne-Léon, baron de Lamothe-Langon. Jusqu’en 1806, il vit à Toulouse où il avait rencontré quelques succès au Gymnase littéraire. Il a, à cette date, déjà composé quatre tragédies, six comédies, un vaudeville, un drame, trois nouvelles et deux romans. Il quitte alors sa ville pour Paris.

Il devient auditeur de 1re classe au Conseil d’État impérial en 1809 sous Napoléon Ier. Il est nommé sous-prefet de Toulouse le 11 juillet 1811. Il est ensuite appelé en Italie pour devenir sous-préfet de Livourne le 13 décembre 1813 où il participe avec la troupe aux combats de Viareggio. Cela lui valut le titre de baron de l'Empire. Pendant les Cent-Jours il est préfet de Carcassonne.

La Restauration le voit sous-préfet de Saint-Pons, mais il va perdre son emploi et avoir des revers de fortune qui l’ont obligé à revenir à Toulouse et à se mettre à écrire pour gagner sa vie. Le 12 février 1821, à la réception de Mgr de Clermont-Tonnerre, il lit le poème Constantin, ou le triomphe de la religion chrétienne. En 1822, il présente à ses confrères de l’Académie Quelques réflexions sur les poésies de Clémence Isaure. Il prend aussi une part importante à la rédaction des Biographies toulousaines dans laquelle on peut trouver des éléments sur sa famille, depuis Gaillard de Lamothe, neveu du pape Clément V et cardinal, jusqu’à son père, conseiller au parlement de Toulouse, guillotiné le 6 juillet 1794.

Il a été jusqu’à ses vingt ans un poète connu pour ses poèmes historiques et patriotiques, puis a eu une carrière administrative, il est devenu à partir de 1824 un auteur prolifique, un graphomane, avec de nombreux noms d’emprunts, qui a traité des sujets très variés dans le genre médiéval et gothique, des mémoires qui se sont avérés être des faux[2].

En 1824, il écrit avec un certain succès M. le Préfet, puis peu après les biographies des préfets du royaume. Au total, il a écrit soixante cinq romans, seize mémoires et l' Histoire de l’inquisition qui n’est pas moins fausse que le reste. Dans son livre Romanciers et viveurs du XIX siècle, publié en 1904, Philibert Audebrand écrit qu’il a rencontré Lamothe-Langon et que celui-ci lui a montré la liste de ses 150 volumes parmi lesquels des Mémoires de vingt morts illustres qu’il a tiré de leurs sépulcres pour leur raconter leurs vies dont le public crédule a dévoré la prose[3].

Il a été mainteneur de l’Académie des Jeux floraux en 1813 où il est admis le 29 août et membre de l’Académie des Sciences de Toulouse. Le dernier texte qu’il y présente est le poème Merveilles de la Création, le 11 mai 1838.

En 1844, il se retire à Paris où il vécut pendant vingt ans.

Histoire de l’Inquisition en France[modifier | modifier le code]

Cette Histoire de l'Inquisition en France a été écrite en 1829 qu’il a présenté comme écrite sur la base de documents jamais exploités retrouvés dans les archives ecclésiastiques du diocèse de Toulouse grâce à une permission spéciale de l’évêque Antoine Pascal Hyacinthe Sermet.

Grâce aux études faites dans les années 1970, ce livre est aujourd’hui considéré comme une grande falsification de l’Histoire car les archives n’ont jamais existé. Il a trompé certains historiens de métiers comme l’Allemand Joseph Hansen qui a repris ces récits dans son livre sur la sorcellerie au Moyen Âge.

Mais dans ce livre, qui est une falsification de l’Histoire, il a inventé des documents donnant des origines plus anciennes que réelles au mot « sabbat [4]» dans le sens qu'il avait pris en français depuis longtemps : « réunion rituelle de sorciers ».

Autres livres[modifier | modifier le code]

De l’avis général il a falsifié plusieurs autobiographies de personnages historiques français comme la comtesse du Barry dans les Mémoires de la comtesse du Barry avec les détails de toute sa carrière comme favorite de Louis XV ou Soirées avec le prince Cambacérès, second consul, archichancelier de l’Empire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Épitre à David, premier peintre de sa majesté impériale et royale, sur son tableau du couronnement, par Mr L...D...L...M..., 1808.
  • L’injustice, ou ode David, premier peintre de S. M. l’enpereur et le roi, par M. de Lamothe-Houdancourt, 1810.
  • Ode sur le mariage de leurs majestés impériales et royales, par M. Léon de Lamothe-Houdncourt, 1810.
  • Ode sur le baptême de S. M. le roi de Rome, par M. de Lamothe-Houdancourt, 1811.
  • Maître Étienne, ou les Fermiers et les châtelains, par le Bon de L..., Paris, 1819.
  • Le spectre de la galerie du château d’Estalens ou le sauveur mystérieux, traduit de l’anglais par le baron G***, 1819.
  • Biographie toulousaine : ou Dictionnaire historique de personnages...se sont rendus célèbres dans la ville de Toulouse, ou qui ont contribué à son illustration, Tome 1, Paris, 1823 Article Lamothe .
  • Le Monastère des frères noirs ou l’étendard de la mort, 1825.
  • La Province à Paris, ou les caquets d’une grande ville, 1825.
  • La Vampire, ou la vierge de Hongrie, 1825.
  • L’Espion de police, 1826.
  • Biographie des préfets, depuis l’organisation des préfectures (3 mars 1800), jusqu’à ce jour, 1826.
  • Alliance de la censure et de l’Inquisition, acte prouvé parle fait, 1827.
  • La Cour d’un prince régnant, ou les deux maîtresses, 1827.
  • Justice et amour, première juvénale. Suivi de l’insulte autrichienne, chant français, 1827.
  • Histoire de l’Inquisition en France, 1829.
  • Mémoires d’une femme de qualité, sur Louis XVIII, sa cour et son règne, 1829.
  • Le grand seigneur et la pauvre fille. Roman de mœurs, 1829.
  • Les nouveaux martyrs, satire, par P.M.L. Baour-Lormian, 1829.
  • Mémoires de la comtesse Du Barri sur les événements qui se sont passés pendant les règnes de Louis XV et de Louis XVI et sous la Révolution, 1829.
  • Mémoires de Gabrielle d’Estrées, 1829.
  • Mémoires et souvenirs d’un Pair de France, ex-membre du Sénat conservateur, 1830.
  • Mémoires et souvenirs d’une femme de qualité sur le Consulat et l’Empire, 1830.
  • Le Fournisseur et la Provençale, roman de mœurs, 1830.
  • Une semaine de l’histoire de Paris. Dédié aux Parisiens, 1830.
  • Voyage à Paris, ou esquisses des hommes et des choses dans cette capitale, par le marquis Louis Rainier de Lanfranchi, 1830.
  • Mémoires d’un émigré, 1830.
  • Le Duc et le Page, roman de mœurs, 1831.
  • L’Exilée d’Holy-Rood, 1831.
  • La Princesse et le sous-officier, histoire contemporaine, 1831.
  • Cinq mois de l’histoire de Paris en mil huit cent trente, 1831.
  • La Femme du banquier, histoire contemporaine par la comtesse O*** du ***, 1832.
  • Les Tuileries en juillet 1832, par le vicomte Varicléry auteur de l’Exilée d’Holy-Rood, 1832.
  • Histoire pittoresque de la Convention nationale et de ses principaux membres, par L... conventionel, 1833.
  • Mémoires de Louis XVIII, recueillis et mis en ordre par le duc de D***, 1833.
  • Louis-Philippe-Joseph Égalité, scène contemporaines, 1833.
  • Le comptoir, la plume et l’épée, 1834.
  • Les jolies filles, 1834.
  • Le comte de Saint-Germain et la marquise de Pompadour, par Mme D***, 1834.
  • Le famille du voleur, 1836.
  • L’Empire, ou dix ans sous Napoléon, 1836.
  • Monsieur et madame, 1837.
  • Mémoires de mademoiselle Sophie Arnoult, recueillies et publiées par le baron de Lamothe-Langon, 1837.
  • Les après-diners de S.A.S. Cambacérès, second consul, prince archichancelier de l’Empire, duc de Parme, etc..., ou Révélations de plusieurs grands personnages sur l’ancien régime, le Directoire, l’Empire et la Restauration, 1837.
  • Rachel, 1838.
  • Bonaparte et le Doge, 1838.
  • Souvenirs d’un fantôme, chroniques d’un cimetière, 1838.
  • Reine et soldat, chronique de 1574, 1838.
  • L’espion russe, ou la société parisienne, par Madame la comtesse O. D., 1838.
  • L’enfant de Paris, ou le gamin philosophe pratique, juvénale dédiée aux jeunes parisiens de la cité, ville et faubourgs, par un ami du peuple sans charlatanerie, suivi de trois chansons patriotiques, 1838.
  • Mémoires tirés des archives de la police de Paris pour servir à l’histoire de la morale et de la police, depuis Louis XIV à nos jours, par J. Peuchet, 1838.
  • La Cloche du trépassé ou les mystères du château de Beauvoir, 1839.
  • Napoléon, sa famille, ses amis, ses généraux, ses ministres et ses contemporains ou Soirées secrètes du Luxembourg, des Tuileries, de Saint-Cloud, de la Malmaison, de Fontainebleau ..., Paris, 1840.
  • L’Homme de la nuit, ou les mystères. Roman entièrement inédit, 1842.
  • Mon général, sa femme et moi, mémoires de Charles de Luciennes, 1843.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]