Hard Wax

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Hard Wax

Création Décembre 1989
Fondateurs Mark Ernestus
Personnages clés Moritz von Oswald
Siège social Drapeau d'Allemagne Berlin (Allemagne)
Activité Disquaire
Société mère Basic Channel
Site web www.hardwax.com

Hard Wax est un magasin de disques indépendant situé à Berlin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mark Ernestus ouvre son magasin de disques en décembre 1989[1] à Berlin dans le quartier Kreuzberg, au rez-de-chaussée d'un immeuble de Reichenberger Straße. Les locaux se trouvent juste à côté de ceux du label Basic Channel, dirigé par Moritz von Oswald. Les deux dirigeants vont bientôt collaborer au développement conjoint de leurs affaires. Ernestus et Oswald, tous deux DJ, vont également jouer en duo désormais.

En 1996, le magasin déménage pour s'implanter au troisième étage d'une usine désaffectée de la rue Paul-Lincke-Ufer[2].

Rayonnement[modifier | modifier le code]

Le magasin est spécialisé d'abord dans la musique électronique, le reggae, le dub, puis le dubstep[3]. Hard Wax fait également office de distributeur pour de nombreux labels berlinois affiliés à l'esthétique de Basic Channel.

C'est l'un des plus vieux disquaires au monde spécialisés dans la musique électronique. Point de convergence important de la communauté techno internationale, ce lieu occupe une place majeure dans le développement de celle-ci au début des années 1990[3]. De plus, tout comme la boîte de nuit Tresor, Hard Wax entretient une relation privilégiée avec la scène techno de Détroit au sein de ce que l'on appelle « l'axe Berlin-Detroit »[4]. Son rayonnement perdure en 2014, ses larges choix tant en termes de nouveautés que de rééditions étant toujours aussi réputés[5].

Plusieurs deejays célèbres ont travaillé dans le magasin tels DJ Hell, Marcel Dettmann, Modeselektor, DJ Rok, Gabriele « Mo » Loschelder ou encore Electric Indigo qui occupe de 1993 à 1996 le poste de responsable des ventes<refe name=taz/>.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le magasin réalise aussi des ventes par correspondance par le biais de son site Web. En 2009, ces ventes représentent 50 % de son chiffre d'affaires[4]. À l'avenir, il est aussi prévu la mise en place d'un magasin de vente de musique en ligne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Tanith (de), « Thema der Woche 123: Hard Wax – Nur Record Store oder der wahre Techno Spirit von Berlin? », sur www.tanith.org,‎ 9 novembre 2010 (consulté le 7 novembre 2014).
  2. (de) Markus Schneider, « Coolheit, Purismus, Revolution », Berliner Zeitung - en ligne,‎ 30 novembre 2009 (lire en ligne).
  3. a et b (de) Andreas Hartmann, « Der Nabel des Technoszene », Die Tageszeitung - en ligne,‎ 4 décembre 2009 (lire en ligne).
  4. a et b (de) Silke Weber, « Hard Wax: Techno-Tempel im Kreuzberger Hinterhof », Der Tagesspiegel - en ligne,‎ 27 juillet 2009 (lire en ligne).
  5. [radio] Marie Richeux (production, présentation), Carte blanche musicale au DJ et producteur berlinois Phil Stumpf, France Culture (émission radiophonique), coll. « Les Nouvelles Vagues / La ligne » (no 5/5),‎ 7 novembre 2014 (présentation en ligne, écouter en ligne). Émission de 54 min 6 s diffusée le 7 novembre 2014 sur France Culture, produite par Anne-Laure Chanel. L'invité Phil Stumpf, DJ et producteur berlinois, évoque le Hard Wax comme étant toujours en 2014 un lieu de référence en matière de musiques électroniques.

Lien externe[modifier | modifier le code]