H. Otley Beyer

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H. Otley Beyer (date inconnue).

Henry Otley Beyer (Edgewood (Iowa), 13 juillet 1883 – Manille, 31 décembre 1966) est un anthropologiste américain qui a passé l'essentiel de sa vie adulte aux Philippines à étudier les cultures indigènes du pays. Il est considéré comme « le père de l'anthropologie philippine ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Beyer est né à Edgewood dans l'Iowa[1] dans une famille de originaire de Bavière ; il s'est découvert un intérêt pour les Philippines en visitant l'exposition de ce pays à la Louisiana Purchase Centennial Exhibition de 1904 à Saint-Louis (Missouri).

Après avoir obtenu un master en chimie à l'Université de Denver l'année suivante, il s'est porté volontaire pour aller enseigner aux Philippines. il a passé ses premières années dans la cordillère centrale de l'île de Luçon, auprès des populations ifugao. Il a plus tard épousé Lingayu Gambuk, la fille de 16 ans d'un chef de village ifugao du barangay d'Amganad (dans la municipalité de Banaue). En 1918, ils ont eu fils, William. Bien que vivant dans un pays très majoritairement catholique, H. Otley Beyer est resté protestant toute sa vie.

Il a poursuivi des études d'anthropologie à Harvard et a été nommé ethnologue au Bureau des sciences des Philippines et directeur à temps partiel du Musée national des Philippines. Il est devenu professeur d'anthropologie à l'Université des Philippines en 1914. En 1925, il a pris la tête de son département d'anthropologie, dont il est devenu le premier titulaire de la chaire.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il a d'abord été autorisé à continuer ses recherches, avant d'être interné avec les autres américains du pays.

Avant sa mort, l'Université des Philippines, l'Université Silliman et l'Université Ateneo de Manila l'ont nommé docteur honoris causa[1]. Il a aussi reçu de nombreuses récompenses pour ses 60 ans d'enseignement aux Philippines. En 1965, l'Université des Philippines a organisé en son honneur un « symposium H. Otley Beyer », dont les actes ont été publiés deux ans après.

Il est mort le 31 décembre 1966 à Manille[2].

La bibliothèque nationale d'Australie a acheté ses papiers et sa bibliothèque complète en 1972.

Citations[modifier | modifier le code]

« Le travail archéologique est comme une fascinante histoire policière, avec les spécimens et les données de site en guise d'indice capitaux — et tout est important quand les spécimens et vos souvenirs de quand et où ils ont été trouvés sont encore frais, avant qu'ils soient brouillés par de nouvelles activités ailleurs. »

— Dans une lettre à un collègue en mars 1955

Beyer a décrit son travail comme « essayer de servir l'Université [des Philippines] et de procurer et conserver pour la population des Philippines les traces de leur abondante culture ancienne. » — Dans une lettre à Carlos Peña Rómulo, alors président de l'Université des Philippines.

Références[modifier | modifier le code]

  • Gosling, Andrew. An American in Manila: Otley Beyer and his collection at the National Library Of Australia. National Library of Australia News, 7 (10), July 1, 1997, pp 6–8.
  1. a et b Ademuyiwa Ogunseye, « Henry Otley Beyer 1883-1966 », Minnesota State University,‎ 2003
  2. Associated Press, « Dr. Otley Beyer, Anthropologist. Noted Researcher in the Philippines Is Dead at 83 », New York Times,‎ janvier 2, 1967 (lire en ligne) :

    « Dr. H. Otley Beyer, an American who has been called the father of Philippine anthropology, died here yesterday. He was 83 years old. »

Liens externes[modifier | modifier le code]