Gare de La Ferté-sous-Jouarre

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La Ferté-sous-Jouarre
Image illustrative de l'article Gare de La Ferté-sous-Jouarre
La gare en pierre meulière
Localisation
Pays France
Ville La Ferté-sous-Jouarre
Adresse 10, place de la Gare
77260 La Ferté-sous-Jouarre
Coordonnées géographiques 48° 57′ 03″ N 3° 07′ 31″ E / 48.950897, 3.125222 ()48° 57′ 03″ Nord 3° 07′ 31″ Est / 48.950897, 3.125222 ()  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services Transilien ligne P : TransilienLigne P du Transilien
Fret
Caractéristiques
Ligne(s) Noisy-le-Sec à Strasbourg-Ville
(dite aussi Paris - Strasbourg)
Voies 2 (+ voies de service)
Quais 2 latéraux
Zone 5 (tarification Île-de-France)
Altitude 63 m
Historique
Mise en service 26 août 1849
Correspondances
Bus et cars Voir Intermodalité

La gare de La Ferté-sous-Jouarre est une gare ferroviaire française de la ligne de Noisy-le-Sec à Strasbourg-Ville (dite aussi ligne de Paris à Strasbourg), située sur le territoire de la commune de La Ferté-sous-Jouarre, dans le département de la Seine-et-Marne en région Île-de-France.

La station est mise en service le 26 août 1849 par la compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg, lorsqu'elle ouvre la section de Meaux à Épernay. C'est aujourd'hui une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains du réseau Transilien Paris-Est (ligne P).

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de La Ferté-sous-Jouarre, établie à 63 m d'altitude[1], est située au point kilométrique (PK) 65,154[2] de la ligne de Noisy-le-Sec à Strasbourg-Ville (dite aussi ligne de Paris à Strasbourg), entre les gares ouvertes de Changis - Saint-Jean et Nanteuil - Saâcy.

Bâtiment voyageurs vu en surplomb depuis la rue Duburcq Clément.
Bâtiment voyageurs vu en surplomb depuis la rue Duburcq Clément.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme prévu dans la concession de la ligne de Paris à Strasbourg, c'est l'État qui construit les infrastructures ferroviaires. Dans un souci d'économie et pour une rapidité d'exécution, il réalise pour les stations des bâtiments provisoires en bois[3]. Après la livraison de la ligne par l'État, la compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg met en service le 26 août 1849[4] la station provisoire de La Ferté-sous-Jouarre[5] lors de l'ouverture au service commercial de la section de Meaux à Épernay. Le bâtiment voyageurs en dur sera construit plus tard par la compagnie des chemins de fer de l'Est qui prend en 1854 la suite de la compagnie concessionnaire d'origine. Un décret impérial du 3 août 1860[6] déclare d'utilité publique l'utilisation de terrains nécessaires à un agrandissement de la gare.

Le préfet du département, dans le rapport sur l'activité ferroviaire remis au Conseil général de Seine-et-Marne en 1862[7], indique pour la gare de La Ferté-sous-Jouarre un trafic annuel de 48 835 voyageurs ; il donne également le bilan annuel du trafic marchandises : 25 182 704 kg en petite vitesse. En 1866[8], le prix du billet pour rejoindre Paris est de : 7,4 F en première classe, 5,55 F en seconde classe et 4,05 F en troisième classe. Les voyageurs arrivant à Trilport n'avaient qu'une correspondance possible avec l'omnibus pour Lizy-sur-Ourcq, mais de nombreux notables avaient leur propre attelage, calèches et fiacres stationnaient sur la place en attendant l'arrivée du train.

Suite aux vœux du 24 août 1905 et 20 août 1906, le ministre des Travaux publics approuve la construction d'un souterrain, pour le passage d'un quai à l'autre, le 20 septembre 1906[9].

La gare a survécu aux combats de septembre 1914 qui ont détruit de nombreux bâtiments en ville, mais elle va être mise à l'état de ruine lors de l'offensive allemande de 1918. C'est à 22 h 40, le 15 juillet 1918[10], que tombent deux bombes sur la gare. Des décombres, on sortira plusieurs morts, notamment monsieur Maillet le chef de gare, monsieur Marchal le sous-chef de gare et monsieur Henry employé. La nouvelle gare, édifiée après le conflit, présente la particularité d'être construite en pierre meulière, spécialité de la ville.

En 2011, 2310 voyageurs sont montés dans un train dans cette gare[11].

Services voyageurs[modifier | modifier le code]

Rame Z 20500 prête à partir vers Paris, vue depuis la passerelle à l'ouest du bâtiment voyageurs.
Rame Z 20500 prête à partir vers Paris, vue depuis la passerelle à l'ouest du bâtiment voyageurs.

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF du réseau Transilien, elle offre divers services[12] avec, notamment, une présence commerciale quotidienne et des aménagements et services pour les personnes à mobilité réduite. Elle est équipée d'automates pour la vente des titres de transport (Transilien et Navigo).

Un souterrain et une passerelle permettent le passage d'un quai à l'autre.

Desserte[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par les trains de la ligne P du Transilien du réseau Transilien Paris-Est, parcourant la branche de Château-Thierry.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La gare dispose d'un parc à vélos[12] et un parking relais de 57 places[13] est aménagé à proximité.

Une gare routière permet des correspondances avec les bus des réseaux gérés par Trandev - Marne et Morin (Pays fertois : lignes 31 32 33 34 35 49 56 et 61[14]), Transdev - réseau express (lignes 62 et 67[15]) et Trandev - Darche-Gros (lignes 40 et 41[16]).

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Cette gare est ouverte au service fret[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Base de donnée des repères de nivellement de l'IGN Fiche IGN
  2. Livre : Nouvelle géographie ferroviaire de la France, par Gérard Blier, tome 2, planche no 1
  3. René-Charles Plancke, 1991, p. 37
  4. René-Charles Plancke, 1991, p. 89
  5. Site Structurae, Ligne Paris-Est - Nancy : 21 août 1849 lire en ligne (consulté le 10 mars 2011)
  6. France, Bulletin des lois de la République française, Imprimerie nationale, 1861, p. 324 lire en ligne (consulté le 9 mars 2011).
  7. René-Charles Plancke, 1991, p. 91
  8. René-Charles Plancke, 1991, p. 93
  9. Site gallica.bnf.fr, Conseil Général de Seine-et-Marne, Rapports du Préfet et de la commission départementale et procès-verbaux des délibérations, année 1907, session ordinaire d'avril, Typographie E. Legrand, Melun, 1907, p. 8 intégral (consulté le 3 juillet 2011).
  10. Site ville de La Ferté-sous-Jouarre, La Ferté pendant les deux guerres mondiales lire en ligne (consulté le 9 mars 2011).
  11. [PDF]« Délibération n°2011-0930 relative au schéma directeur d’information voyageur », sur le site du STIF,‎ 7 décembre 2011 (consulté en 24 août 2013), p. 14.
  12. a et b Site Transilien SNCF, Les gares Transilien : La Ferté-sous-Jouarre lire en ligne (consulté le 2 mars 2011).
  13. Site parking public, Parking relais gare de La Ferté-sous-Jouarre lire en ligne (consulté le 9 mars 2011).
  14. http://marne-et-morin.groupe-espaces.com/pays-fertois/fiches-horaires.htm
  15. http://marne-et-morin.groupe-espaces.com/autres-lignes/fiches-horaires.htm
  16. http://darche-gros.groupe-espaces.com/coulommiers/fiches-horaires.htm
  17. Site Fret SNCF

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René-Charles Plancke, « Aperçu anecdotique et seine-et-marnais de la ligne de Paris à Strasbourg », dans Histoire du chemin de fer de Seine-et-Marne : tome I de la vapeur au TGV, édition Amatteis, Le Mée-sur-Seine, 1991 (ISBN 2-86849-105-7) p. 89-134.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Paris-Est Changis - Saint-Jean Transilien Ligne P du Transilien Nanteuil - Saâcy Château-Thierry