Ernst Lothar

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Ernst Lothar

Nom de naissance Ernst Lothar Müller
Activités écrivain, dramaturge
Naissance 25 octobre 1890
Brno Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Décès 30 octobre 1974 (84 ans)
Vienne Drapeau de l'Autriche Autriche
Langue d'écriture allemand, anglais

Ernst Lothar, de son vrai nom Ernst Lothar Müller, né le 25 octobre 1890 à Brünn, en Moravie en Autriche-Hongrie, aujourd'hui Brno en République tchèque, et mort le 30 octobre 1974 à Vienne en Autriche est un écrivain, directeur de théâtre et scénariste autrichien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ernst Lothar naît à Brünn. Il est le frère de Hans Müller-Einigen, lui aussi écrivain. Leur famille s'installe à Vienne en 1897 où Ernst Lothar devient docteur en droit en 1914. D'abord procureur, il travaille ensuite au ministère du commerce autrichien, avant d'abandonner sa carrière en 1925 pour se consacrer à la littérature. Jusqu'en 1933, il est critique à la Neue freie Presse. En 1935, il succède à Max Reinhardt à la tête du théâtre de Josefstadt[1].

En 1938, avec l'entrée de la Wehrmacht en Autriche, il doit s'enfuir en France puis en 1939 à New York en raison de ses origines juives. Il enseigne la littérature au Colorado College de Colorado Springs[2].

Il a écrit plusieurs romans dont der Feldherr (Le Commandant en chef) écrit en 1918, L'Ange à la trompette écrit en 1944. Il revint en Autriche après la guerre où il participa à la dénazification du monde culturel autrichien. En particulier, il participa au procès en dénazification d'Herbert von Karajan. Il occupa ensuite différents postes dans le monde du théâtre. Entre autres, il fut membre de la direction du festival de Salzbourg de 1952 et 1959. Il est mort à Vienne.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1912, Die Einsamen
  • 1918, Der Feldherr
  • 1921-1925, Macht über alle Menschen, trilogie
  • 1941, A woman is witness, New York, Doubleday; parution en allemand, Die Zeugin
  • 1968, Macht und Ohnmacht des Theaters, essai

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gwendolyn von Ambesser: Die Ratten betreten das sinkende Schiff - Das absurde Leben des Leo Reuss. Edition AV, Lich/Hessen 2005 (ISBN 3-936049-47-5).
  • Adrienne Gessner: Ich möchte was Gutes sagen.... Amalthea, Wien 1985 (ISBN 3-85002-200-5).
  • Felix Czeike: Historisches Lexikon Wien, Band 4. Kremayr & Scheriau, Wien 1995 (ISBN 3-218-00546-9).
  • Hilde Haider-Pregler: Überlebens-Theater - Der Schauspieler Leo Reuss. Holzhausen, Wien 1998 (ISBN 3-900518-66-1).
  • Handbuch österreichischer Autorinnen und Autoren jüdischer Herkunft 18. bis 20. Jahrhundert. Band 2. Hrsg.: Österreichische Nationalbibliothek, Wien. K. G. Saur, München 2002 (ISBN 3-598-11545-8).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Brauneck 1995, pp. 524.
  2. Sternfeld et Tiedemann 1970, p. 319.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (de) Manfred Brauneck (éditeur), 1995, Autorenlexikon deutschsprachiger Literatur des 20. Jahrhunderts, Reineck bei Hamburg, Rowohlt
  • (de) Wilhelm Sternfeld, Eva Tiedemann, 1970, Deutsche Exil-Litteratur 1933-1945 deuxième édition augmentée, Heidelberg, Verlag Lambert Schneider.

Liens externes[modifier | modifier le code]