Enchondromatose

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Enchondromatose
Classification et ressources externes
Ollier radio2.jpg
Exemple d'expression de la maladie d'Ollier, chez une fillette de 7 ans (radius)
CIM-10 Q78.4
OMIM 166000
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La maladie d'Ollier ou enchondromatose multiple est une maladie constitutionnelle de l'os[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Connue depuis fort longtemps, ses caractéristiques ont été définies en 1899[2] par le Chirurgien Louis Léopold Ollier qui lui donna son nom. Cette maladie fait partie des maladies d'origine génétique rare (50 personnes environ recensées en France en 2003 à titre d'exemple).

Symptômes[modifier | modifier le code]

L'enchondromatose est une maladie caractérisée par des tumeurs bénignes des os se formant à partir du cartilage et se développant à proximité du cartilage de croissance. Les premières manifestations de la maladie commencent avant 10 ans. Ces tumeurs sont de taille, de nombre et de localisation très variable, mais la dénomination « maladie d'Ollier » était à l'origine réservée aux formes extensives et hémiméliques[3]. Elles entraînent une déformation du membre atteint. Une asymétrie de taille des membres est possible. Le risque de dégénérescence en cancer est le risque majeur de cette pathologie.

L'association à des hémangiomes des parties molles prend le nom de syndrome de Maffucci[4].

L'incidence à la naissance de la maladie d'Ollier est estimée à 1 sur 100 000. Le diagnostic se fait sur la clinique et les examens radiologiques. La biopsie n'est pas nécessaire pour faire le diagnostic sauf en cas de suspicion de dégénérescence.

Transmission[modifier | modifier le code]

Bien que d'origine génétique, l'enchondromatose n'est pas considérée comme une maladie familiale car la majorité des cas sont dus à une mutation somatique apparaissant à un stade poste zygote ; de ce fait, elle est très rarement transmise à la descendance.

Traitement[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de traitement médical. Le traitement est uniquement chirurgical. Bien que des mutations du gène PTHR1 [5] sont retrouvées chez certains malades, la plupart des cas sont sporadiques. Il n'existe pas de transmission mendélienne de cette maladie.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Caroline Silve et Harald Jueppner, « Ollier disease », Orphanet Journal of Rare Diseases,‎ 2006 (lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tumeurs osseuses bégnines, Franck Chotel, François Gouin, en ligne
  2. De la dyschondroplasie Bull Soc Chir Lyon 1899,3, 22-27
  3. Ollier M. Sur une nouvelle affection : la chondrodysplasie. Rev. Chir. 1900 ; 21 : 396-398.
  4. Di un caso encondroma ed ed angioma multiplo Movem Med Chir Napoli, 1881, 25, 399-412
  5. Hopyan, S.; Gokgoz, N.; Poon, R.; Gensure, R. C.; Yu, C.; Cole, W. G.; Bell, R. S.; Juppner, H.; Andrulis, I. L.; Wunder, J. S.; Alman, B. A. : A mutant PTH/PTHrP type I receptor in enchondromatosis. Nature Genet. 30: 306-310, 2002.

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Ollier disease », Orphanet Journal of Rare Diseases, vol. 1, no 37,‎ 2006 (lien DOI?, lire en ligne)