Crashgate

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le terme Crashgate (ou Singapore-gate) se réfère au scandale né de l'accident volontaire de Nelson Piquet Jr au treizième tour du Grand Prix de Formule 1 de Singapour 2008 remporté par son coéquipier Fernando Alonso. Il provoque notamment la radiation à vie du directeur de l'écurie Renault, Flavio Briatore.

Révélation du scandale[modifier | modifier le code]

La monoplace de Nelsinho Piquet, volontairement « crashée » par son pilote sur ordre de son écurie afin de favoriser le résultat de son coéquipier Alonso au GP de Singapour 2008.

Le 30 août 2009, la chaîne de télévision brésilienne TV Globo révèle qu'elle dispose d'informations prouvant que l'accident contre le mur de la Renault R28 de Nelsinho Piquet au treizième tour du Grand Prix de Singapour, quinzième manche du Championnat du monde de Formule 1 2008 disputée le 28 septembre, aurait été planifiée par le directeur de l'écurie Flavio Briatore et par l'ingénieur Pat Symonds qui auraient intimé l'ordre au pilote brésilien de se crasher afin de favoriser la victoire de son coéquipier Fernando Alonso de la manière suivante : Alonso est le premier à s'arrêter au stand, dès le douzième tour. Il reprend la piste et Piquet a son accident dans le dix-septième virage où il n'y a pas de grue, la voiture de sécurité doit donc sortir, tous les pilotes en profitent alors pour aller ravitailler, Alonso parti de la quinzième place sur la grille, se retrouve en tête derrière elle. La FIA ouvre alors une enquête officielle et convoque un conseil mondial extraordinaire le 21 septembre pour juger cette affaire[1]. Le 16 septembre, Renault reconnait la tricherie, et renvoie Flavio Briatore et Pat Symonds.

Flavio Briatore radié à vie[modifier | modifier le code]

Le 21 septembre 2009, le tribunal de la FIA énonce son verdict : « À l'occasion d'une réunion extraordinaire du Conseil Mondial du Sport Automobile tenue à Paris le 21 septembre 2009, ING Renault F1 Team a reconnu que l'équipe avait planifié avec son pilote Nelson Piquet Jr de causer délibérément un accident lors de ce Grand Prix, allant à l'encontre du Code Sportif International et de la Règlementation Sportive de la F1. Renault F1 a déclaré lors de l'audience avoir mené une enquête interne qui a prouvé que Flavio Briatore, Pat Symonds et Nelson Piquet Jr avaient conspiré afin de causer un accident et qu'aucune autre personne de l'équipe n'était impliquée dans la manigance. »[2]

À l'issue de la délibération du Conseil Mondial du Sport Automobile, Flavio Briatore et Pat Symonds sont reconnus coupables de tricherie. Briatore est radié à vie du monde de la Formule 1 et de tout sport régi par la FIA et Symonds écope d'une exclusion de cinq ans. L'écurie est suspendue à vie avec sursis (mise à l'épreuve pendant les deux saisons 2010 et 2011). Piquet est absous en raison de son témoignage auprès du pouvoir sportif, et il est acquis qu'Alonso ne savait rien[3].

Renault perd ses sponsors[modifier | modifier le code]

Le 23 septembre, Bob Bell est nommé directeur d’équipe, mais conserve sa fonction initiale de directeur technique[4]. Le 24 septembre, alors qu'il reste quatre Grands Prix à disputer, ING annonce la fin de sa collaboration avec Renault avec effet immédiat suite au scandale du « Singapore-gate ». Il en est de même pour l'autre commanditaire principal de l'écurie, Mutua Madrilena, qui fait jouer une clause de retrait (Renault devait se conformer à toutes les règles et règlements de la FIA). Les monoplaces n'arborent plus ni les couleurs d'ING ni celles de Mutua Madrilena jusqu'à la fin de la saison 2009[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]