Confédération italienne des syndicats de travailleurs

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Confédération italienne des syndicats de travailleurs

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Cadre
Zone d’influence Drapeau de l'Italie Italie
Fondation
Fondation 1950
Identité
Siège Rome, Via Po 21
Secrétaire général Raffaele Bonani
Affiliation européenne Confédération européenne des syndicats
Affiliation internationale Confédération syndicale internationale
Membres 4 507 349 revendiqués
Site web www.cisl.it


La Confederazione Italiana Sindacati Lavoratori (CISL - Confédération italienne des syndicats de travailleurs) est un syndicat italien d'inspiration catholique fondé en 1950. Elle est affiliée à la Confédération syndicale internationale. La CISL est la deuxième confédération syndicale italienne en importance et revendique plus de 4 millions d’adhérents[1]. La CISL est l'un des membres fondateurs de la Confédération européenne des syndicats.

Historique[modifier | modifier le code]

Au sortir de la période fasciste pendant laquelle seuls les syndicats uniques corporatifs existaient, est née en juin 1944 la Confédération générale italienne du travail (Cgil unitaire) prenant la suite de l'ancienne Confederazione Generale del Lavoro (CGdL) d'avant le fascisme. Les tensions politiques entre les partis politiques fondateurs de la nouvelle démocratie italienne, en particulier entre communistes et chrétiens-démocrates ont amené des divergences de vues sur la conduite de l’action syndicale et ont conduit en juillet 1948 à la scission avec la création par l’aile chrétienne-démocrate d’une « Cgil-Libre » baptisée CISL en 1950. Un peu plus tard une autre aile quittera la Cgil pour créer l'Union italienne du travail (UIL). Dès le début la Cisl fera le choix de se définir comme non-confessionnelle et choisira de s’affilier à la Confédération internationale des syndicats libres[2] (dont le sigle est aussi Cisl) plutôt que de rejoindre l’internationale des syndicats chrétiens (la CMT). La Cisl revendique son autonomie et refuse toute ingérence politique ou religieuse.

Buts[modifier | modifier le code]

La CISL s’appuie sur les valeurs de démocratie, solidarité, pluralisme et indépendance. Elle affirme la conviction que les salariés sont bâtisseurs de la richesse de leur société et qu’ils ont le droit de participer par la négociation collective à la construction de leur destin.

C’est pourquoi la CISL, au-delà de la négociation, place la concertation au centre de sa stratégie syndicale et favorise l’idée de codécision entre les partenaires sociaux et les acteurs politiques du pays. Le conflit est un recours mais la négociation reste la règle.

Pour améliorer le rapport de forces, le syndicalisme italien favorise l’unité d’action entre les trois grandes confédérations (CGIL, CISL, UIL). Des consultations régulières et des pactes d’action commune sont fréquents même si les relations entre les trois organisations sont parfois difficiles. La politique de concertation régulière initiée avec le gouvernement en 1993 s’est heurtée à un changement de doctrine avec l’arrivée du gouvernement de Silvio Berlusconi qui déclare « ne pas croire » à la concertation.

Structure[modifier | modifier le code]

La CISL est une confédération appuyée sur une double structure professionnelle et territoriale. La structure professionnelle est composée par les fédérations d’industrie ou de branche. La structure territoriale composée des adhérents de tous secteurs est organisée en quatre niveaux : lieu de travail, district, région et national. Sur le lieu de travail, la présence syndicale est assurée par la section syndicale d’entreprise et par des représentants syndicaux unitaires élus (RSU) qui sont une spécificité italienne[3] . Au niveau du district et de la région, il existe une Union syndicale de district (UST) et une Union syndicale régionale (USR).

Fédérations nationales[modifier | modifier le code]

  • FEMCA [1] : secteurs de l'énergie, de la mode et de la chimie.
  • FLAEI[2] : secteur de l'électricité.
C.I.S.L. F.I.M (métallurgie) de Bergame en septembre 2010 à Bruxelles
  • FILCA [3] : secteur de la construction.
  • FIM [4] : secteur de la métallurgie.
  • FISTel [5] : secteur du spectacle, de la communication et des télécoms.
  • FAI [6] : secteur agroalimentaire.
  • UGC [7] : cultivateurs.
  • FPS [8] : fonction publique.
  • CISL SCUOLA [9] : secteurs de l'éducation.
  • FLP [10] : activités postales.
  • FIT [11] : secteur des transports.
  • FISASCAT [12] : secteur des services du commerce et du tourisme.
  • FIBA [13] : secteur de la banque et des assurances.
  • FNP [14] : retraités.
  • FIR [15] : secteur de l'innovation et de la recherche.
  • Università [16] : secteur universitaire.
  • FNS [17] : secteur de la sécurité.
  • FeLSA [18] : travailleurs administrés, autonomes et atypiques.
  • CISL MEDICI [19] : médecins.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir le site www.cisl.it
  2. Devenue depuis la Confédération syndicale internationale après sa fusion avec la Confédération mondiale du travail.
  3. Aux termes d'un accord interconfédéral du 1er décembre 1993, signé par la CGIL, la CSIL et l'UIL, les « représentations syndicales d'entreprise » sont progressivement remplacées par les « représentations syndicales unitaires ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]