Choi In-ho

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Choi In-ho, né le 17 octobre 1945 à Séoul et mort le 25 septembre 2013, est un écrivain sud-coréen[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Séoul[2], Choi In-ho se spécialise en littérature anglaise à l'université Yonsei et débute sa carrière d'écrivain en 1967 avec la publication de Patient apprenti (Gyeonseup hwanja) qui fut sélectionné comme le vainqueur du concours littéraire du printemps organisé par le journal Chosun Ilbo[1].

Choi se convertit au catholicisme au milieu des années 1980[3], mais fait intervenir dans ses histoires des éléments du bouddhisme notamment dans Une route sans route. Choi a également enseigné à Yonsei et à l'université catholique. Choi était également connu pour être un grand buveur d'alcool, en 2014 ses empreintes de main ont été immortalisées sur le trottoir de Yonsei-ro, où il buvait fréquemment[4].

Il décède le 25 septembre 2013 d'un cancer à l'âge de 68 ans.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Choi est venu naturellement à l'écriture à l'âge de 17 ans en 1963. Deux nouvelles publiées dans les années 1970, Le Bistrot (1970) et La Chambre d'étranger (1971), font de lui l'un des écrivains les plus polémique de sa génération. Selon les dires de l'auteur, Le Bistrot fut écrit en deux heures alors que La Chambre d'étranger fut écrit en une seule nuit pour la première édition du journal Littérature et Intelligence[5].

Plusieurs de ses récits gagnèrent en popularité lorsqu'il remporta divers concours littéraires, notamment dans les journaux locaux, en 1963 le concours du Hankook Ilbo et en 1966 le Chosun Ilbo[6]. Ses premiers récits dépeignent ainsi une satire caustique de la société de consommation. Choi s'attarde sur les individus pris dans le flot du tout industriel de la Corée des années 1970, qui sera la conséquence d'une société consumériste avec ses travers déshumanisant.

Au milieu des années 1970, Choi publie l'un de ses récits majeurs avec Une nuit bleue et profonde qui dépeint le sort de deux coréens partis sur les routes en Californie et dont les désillusions seront nombreuses. Ce roman lui permet de remporter le prix Yi Sang en 1982. Il est traduit dans plusieurs langues, dont le français.

Certains de ses récits, comme Le Commerçant de Choseon (Sangdo) ou L'Empereur des mers (Haeshin), ont été adaptés en téléfilm en 2001 et 2004 sur MBC et KBS.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 타인의 방 La chambre d'étranger (1972)
  • 별들의 고향 L'origine des étoiles (1973)
  • 우리들의 시대 Notre génération (1975)
  • 내 마음의 풍차 Le moulin à vent de mon coeur (1975)
  • 개미의 탑 La tour des fourmis (1977), traduit en français. Actes Sud.
  • 도시의 사냥꾼 Les chasseurs des villes (1976)
  • 돌의 초상 Portrait d'une pierre (1978)
  • 천국의 계단 Les escaliers du paradis (1978)
  • 불새 Phoenix (1980)
  • 위대한 유산 Un grand héritage (1982)
  • 깊고 푸른 밤 Une nuit bleue et profonde (1982), traduit en français, Actes Sud.
  • 가면무도회 Le bal des masques (1983)
  • 고래사냥 LA chasse à la baleine (1983)
  • 겨울나그네 Un voyageur en hiver (1984)
  • 밤의 침묵 Le silence de la nuit (1985)
  • 지구인 Terrien (1988)
  • 잃어버린 왕국 Le royaume oublié (1988)
  • 저 혼자 깊어 가는 강 Le grand fleuve qui coule au loin (1989)
  • 길없는 길 Une route sans route (1993)
  • 왕도의 비밀 Le secret de la voie royale (1995)
  • 사랑의 기쁨 La joie de l'amour (1996)
  • 상도 Sangdo (2000)
  • 해신 L'empereur des mers (2003)
  • 제왕의 문 La porte des rois (2004)
  • 유림 Confucianiste (2005)
  • 어머니는 죽지 않는다 Maman ne meurt pas (2004)
  • 제4의 제국 Les quatre empires (2006)
  • 가족 Famille (2009)
  • 낯익은 타인들의 도시 La ville familière des autres (2011)

Récompenses[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Choi In-ho sur le site KLTI
  2. Modern Korean Fiction An Anthology, p. 181
  3. KLTI. Korean Writers: The Novelists. Minumsa (2005) p. 35
  4. In-Sik Kang, « Road upgrade aims to restore shine to Sinchon », Korea Joongang Daily, Social affairs, Joongang,‎ Jan 8, 2014 (lire en ligne)
  5. LIST Magazine, "A Stranger's Room" Vol.20 Summer 2013 (Page 59)
  6. Land of Exile, p. 102