Callithrix penicillata

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L'Ouistiti à pinceaux noirs[1] (Callithrix penicillata) est une espèce de primate de la famille des Callitrichidae.

Distribution[modifier | modifier le code]

Sa zone de distribution est vaste. Il se trouve notamment dans la région centre-est du Brésil, notamment les États du Minas Gerais et du Goiás. Il est aussi présent dans les États de São Paulo (nord), Rio de Janeiro, Bahia (pas la côte), Goiás, Piauí (extrême sud-ouest) et Maranhão (nord-est, sur la côte). On le rencontre à l’ouest jusqu’au Rio Araguaia, à l’est jusqu’au Rio Jequitinhonha, au nord-ouest jusqu’au bas Rio Tocantins, au nord jusqu’aux côtes du Maranhão central, au sud jusqu’au Rio Tietê (22°S environ).

Description[modifier | modifier le code]

Sa robe est brune mouchetée de gris. Son dos et sa queue sont rayés de noir et de gris. Ses pattes arrière sont grises chamoisées. Il a la tête sombre avec des poils plus clairs autour de la face et parfois une « étoile » blanche au front. Il a aussi de long pinceau de poils noirs à l’oreille (4,5 cm).

Il mesure de 20 à 23 cm. Sa queue, quant à elle, mesure de 29 à 33 cm. Il pèse entre 225 g pour les mâles et 182 g pour les femelles.

Habitat[modifier | modifier le code]

Il vit dans la forêt tropicale humide de la Mata Atlântica, dans les forêts primaires et secondaires, même dégradées. On le rencontre aussi dans les plantations de cacao.

Il partage parfois son environnement avec le Ouistiti du Nordeste et le Hurleur noir (Alouatta caraya). On le trouve parfois avec le Petit singe-lion à tête dorée (Leontopithecus chrysomelas).

Alimentation[modifier | modifier le code]

Il est gommivore-frugivore-insectivore. La recherche d’exsudats représente environ 70 % de son temps d’alimentation, dans le cerradão. Les fruits n’entrent que pour 30 % de son régime et il consomme aussi des bulbes d’orchidée (Cyrtopodium sp.), quelques arthropodes (araignées, criquets, lantes, isoptères, larves diverses) et des œufs d’oiseau. Dans l’APA de Gama/Cabeca-de-Veado (Distrito Federal), quelques essences lui procurent son comptant de gomme, notamment les pau-terra (Quarea grandiflora, Q. parviflora et Q. multiflora), les pau-de-tucano [autrement dit les arbres-du-toucan, ainsi nommés car leurs fleurs ressemblent au bec ouvert d’un toucan] notamment Vochysia rufa, V. elliptica et V. thyrsoidea, ainsi que l’araliacée Schefflera macrocarpum. Ici, il consomme aussi les fruits de Miconia ferruginata, Miconia albicans, jamelão (Syzygium jambolana), Brosimum gaudichaudii, Alibertia concolor et pomba (Erythroxylum exaltatum), ainsi que le nectar de Caryocar brasiliense et Styrax ferrugineus.

Dans les forêts-galeries en bordure de la caatinga, ce primate consomme beaucoup la résine du pau pombo (Tapirira guianensis), un arbre très répandu en Amérique du Sud, en partie du fait de l’homme.

Dans le PE de Fernão Dias (Minas Gerais), d’après Tadeu Artur de Melo Jr, il suit deux espèces de fourmis légionnaires (Eciton burchelli et Labidus praedator) : celles-ci avancent en colonne, effrayant notamment sur leur passage moult arthropodes (criquets, sauterelles, araignées, blattes, mites) sur lesquels fondent les primates. En captivité, on a observé des spécimens capturant et dévorant des moineaux égarés dans leur cage.

Structure sociale et système de reproduction[modifier | modifier le code]

Groupe multimâle-multifemelle.

Taille du groupe : 6-7 (de 3 à 10). 4 (Riacho Fundo). 7,5 (d’après Faria) et 4 (d’après Henriques), à Córrego Capetinga. 4,6 et 7,3 dans le cerradão (RECOR, Brésil central, d’après Miranda et Faria). 2,5 (fazenda Água Limpa). 9,8 (Jardin botanique, Brésil central, d’après Miranda et Faria).

Polyandrie ou polygynie. Monogamie en captivité.

Communication visuelle : En captivité, lorsqu’il veut menacer un humain, il positionne ses oreilles vers l’avant et gonfle son pelage tout en produisant des vocalisations rapides et continues.

Avec l’Ouistiti du Nordeste (C. jacchus) dans le sud du Bahia et avec l’Ouistiti à face blanche (C. geoffroyi) dans l’est du Minas Gerais (Serra da Piedade, Réserve privée de Guilman-Amorim, près de Caeté).

Menaces[modifier | modifier le code]

Déforestation. Parvient à survivre dans des îlots forestiers fragmentés ou les forêts-galeries dégradées. Dans la côte du sud Bahia, il est encore fréquent dans cette région de collines vouée aux plantations d’hévéas, palmiers (à huile, pupunha, piassava), cacaoyers, guaraná, héliconia, manioc et autres bananiers, sans oublier le bétail, c’est dire combien l’espèce résiste bien aux activités humaines envahissantes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Diversité génétique et évolution des Gammaherpesvirinae de primates. Dans la revue Virologie. Volume 11, Numéro 1, 43-62, Janvier-Février 2007. Lire le résumé en ligne

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sympatry and diet of Callithrix penicillata (Hershkovitz) (Callitrichidae) and Cebus libidinosus (Spix) (Cebidae) in gellery forests from Distrito Federal, Brasil, par Sinara L. Vilela, in Rev. Bras. Zool. vol.24 no.3 Curitiba 2007.
  • Survey of a gallery forest primate community in the cerrado of the Distrito Federal, Central Brazil, par Raimundo Paulo Barros Henriques et Ricardo Jardim Cavalcante, in Neotropical Primates 12(2).
  • Ecological aspects of Black-pincelled marmoset (Callithrix penicillata) in the cerradao and dense cerrado of the brazilian central plateau, par GHB de Miranda et DS de Faria, in Braz. J. Biol. vol.61 no.3 São Carlos août 2001.
  • O grupo social em Callithrix penicillata, o mico-estrela do Planalto central brasileiro: estudo realizado na floresta de galeria do Corrego Capetinga, Brasilia, DF, par DS Faria, in Tese de Doutorado, Universidade de Sao Paulo, 1989.
  • Exsudate-feeding by Callithrix jacchus penicillata in semi-deciduous woodland (cerradao) in central Brazil, par GAB Fonseca et TE Lacher Jr., in Primates. Vol.25, 441-450, 1984.
  • Living New World Monkeys (Platyrrhini), par P. Hershkovitz, in Vol 1. University of Chicago Press, Chicago, 1977.

Compléments[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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