Blâmer la victime

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Le terme blâmer une victime est utilisé lorsqu'une ou plusieurs victimes d'un crime, d'un accident ou d'autres types d'abus ou d'incidents sont entièrement ou partiellement tenues pour responsables de ce qu'elles ont subi[1]. Le fait de blâmer une victime a émergé sous des formes spécialement racistes et sexistes[2].

Histoire et concept[modifier | modifier le code]

William Ryan crédite la phrase « blâmer la victime » dans son ouvrage du même nom datant de 1971[3],[4],[5],[1]. Dans son ouvrage, Ryan décrit le fait de blâmer une victime comme une idéologie utilisée pour justifier le racisme et les injustices faites à l'encontre des individus de couleur aux États-Unis[5].
C'est également le cas pour les Blancs quand certains considèrent qu'un Blanc est victime de racisme car ses ancêtres ont colonisé ou pratiquer l’esclavage, ou parce qu'il est considéré comme représentant "la richesse" ou encore parce que c'est forcément lui, le Blanc, qui aurait débuté les hostilités.

Faute de la victime en santé publique[modifier | modifier le code]

Le terme anglais victim-blaming (en) est aussi utilisé en santé publique sous le nom de « faute de la victime » pour désigner des activités basées sur la croyance que l'individu est principalement, si ce n'est exclusivement, responsable de sa santé et de ses problèmes de santé, induisant un sentiment de culpabilité. En d'autres termes, l'individu est le principal responsable et l'influence des facteurs sociaux et environnementaux est ignorée.

En allemand et en hollandais, seul le terme anglais victim-blaming est utilisé[6][réf. incomplète].

Références[modifier | modifier le code]

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • (en) George Kent, « Blaming the Victim, Globally », UN Chronicle, no 3,‎ 2003, p. 59-60 (lire en ligne).
  • (en) Gregory Meyerson et Michael Joseph Roberto, « Fascism and the Crisis of Pax Americana », Socialism and Democracy, vol. 22, no 2,‎ juillet 2008, p. 157-191 (lire en ligne).
  • (en) Alyson Manda Cole, The Cult of True Victimhood : From the War on Welfare to the War on Terror, Stanford University Press,‎ 2007, 240 p. (ISBN 0804754616 et 9780804754613, résumé).
  • (en) Donald Alexander Downs, More Than Victims : Battered Women, the Syndrome Society, and the Law, University of Chicago Press,‎ 1998, 317 p. (ISBN 0226161609 et 9780226161600, résumé, lire en ligne).
  • (en) George N. Katsiaficas, Robert George Kirkpatrick et Mary Lou Emery, Introduction to Critical Sociology, Ardent Media,‎ 1987, 401 p. (ISBN 0829015957 et 9780829015959, résumé, lire en ligne).