Parc national De Biesbosch

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Parc national De Biesbosch
Image illustrative de l'article Parc national De Biesbosch
Carte du parc
Catégorie UICN II (parc national)
Identifiant 331438
Pays Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas
Coordonnées 51° 45′ N 4° 47′ E / 51.75, 4.7851° 45′ N 4° 47′ E / 51.75, 4.78
Superficie 90 km2
Création 1994

Géolocalisation sur la carte : Hollande-Méridionale

(Voir situation sur carte : Hollande-Méridionale)
Parc national De Biesbosch

Géolocalisation sur la carte : Pays-Bas

(Voir situation sur carte : Pays-Bas)
Parc national De Biesbosch
Vue aérienne

Le parc national De Biesbosch est l'un des plus grands parcs nationaux des Pays-Bas, créé en 1994, en trois parties, sur près de 40 000 ha dont 7100 immergés, avec une partie récréative de 280 ha (qui reçoit 70 % environ du public). Le parc, d'importance paneuropéenne en tant que zone humide est un des noyaux du réseau écologique néerlandais et il est lui-même riche en corridors biologiques. Une partie ; Le Biesbosch brabant est reconnu comme zone humide d'importance internationale, et protégé par la Directive habitat, et par la Directive Oiseaux.

Sommaire

Situation [modifier]

Le parc est situé en zone périurbaine et à la limite d'une vaste zone industrielle, à l'embouchure de la Meuse au sud de la ville de Dordrecht où il forme un réseau de zones humides et d'îles.
97 % de la surface du parc (9000 ha environ) sont situés en Brabant-Septentrional et les 3 % restants sont en Hollande-Méridionale. Ces deux zones sont séparées par la Nouvelle Merwede. le Biesbosch couvre un territoire géré par deux provinces et quatre communes.

Objectifs [modifier]

Le Parc a été créé pour protéger et restaurer la nature, sur un réseau de zones humides autrefois chassées, pêchées et exploitées pour ses saules, roseaux, et joncs. Son entrée est gratuite, et certaines activités de nautisme ou de pêche y sont autorisées. Les activités scientifiques y jouxtent les activités de pédagogie à l'environnement.

Description [modifier]

Il s'agit d'une vaste zone humide, ponctuée d'îles constituées de roselières, de mégaphorbiaies ou couverte d'une végétation haute essentiellement constituée de saulaies (forêts de saules) inondables, issues des osiers autrefois exploités là. Ces forêts marécageuses alternent avec quelques prairies. Le paysage bien qu'ayant une origine pour partie très anthropique, bénéficie d'un haut degré de naturalité grâce à une gestion écologique et donc différentiée, qui se résume dans certaines de ses parties à une quasi absence de gestion, car on cherche à y laisser se restaurer les processus naturels de la forêt marécageuse, telles qu'ils existaient autrefois dans les nombreux marais de l'Ouest des Pays-Bas.

Vocation de protection de l'eau [modifier]

Trois lacs réservoirs y alimentent la région de Rotterdam en eau potable.

Vocation scientifique et pédagogique [modifier]

À quelques dizaines de minutes à vélo ou en voiture de la ville de Dordrecht, le « Bezoekercentrum » créé en 1994, mais reconstruit en 2003 accueille aussi un tourisme doux et de nature, et de pédagogie à l'environnement, avec de nombreuses activités éducatives, sportives, culturelles et aquatiques ou festives dans la partie la plus urbaine du parc 280 ha de zones récréatives en lisière urbaine du parc). Le centre d'interprétation offre au public des informations sur la faune, flore et l'histoire et l'écologie du site, et notamment sur le castor qui est l'un des symboles de ce parc.
Trois expositions permanentes sont offertes au scolaires et au public, ainsi qu'une exposition temporaire.
le centre accueille environ 130 000 personnes/an, avec un objectif de 150 000, grâce à 30 salariés permanents, des volontaires (une cinquantaine) et des intérimaires pour l'été. En 2007, les financements proviennent pour 1/3 de l'autofinancement, et pour les 2/3 des communes et du budget des Parcs nationaux.
70 % des visiteurs viennent des environs de Dordrecht et Rotterdam, et les autres du reste du pays ou de l'étranger. De nombreuses activités et visites sont accessibles aux handicapés qui avec les retraités constituent une part croissante des visiteurs.
Des visites guidées en canoé, ou dans trois bateaux solaires permettent la visite des vastes zones humides du Parc national de Biesbosch, l'un des trois plus important et le plus aquatique du pays. L'un de ces bateaux est le plus grand navire solaire d'Europe (en 2007), avec 180 places. Il a été spécialement financé par le Parc pour le centre d'interprétation de la nature. Il a coûté environ 1 million d'euros et dispose d'un moteur diésel qui sert de ressource complémentaire ou de secours en cas de problème.

Faune et flore [modifier]

Le campagnol agreste (Microtus agrestis) y côtoie le campagnol nordique, des oiseaux tels que gorge bleue, butor, héron poupre, spatule, héron bihoreau et râle des genêts.
Parmi les plantes rares ; le jonc à trois côtés, le populage arachnéen). Localement ont survécu d'anciens « arbres frontières » qui délimitaient autrefois les parcelles.

Histoire [modifier]

Ces terres étaient auparavant émergées, habitées et cultivées. Les 18 et 19 novembre 1421, lors d'une tempête, l'inondation de la Sainte-Élisabeth a envahi la zone, créant une véritable mer intérieure. Peu à peu, les marées et les courants ont créé des îlots, des bourrelets de crue constitués par les sédiments déposés par la Meuse et le Rhin qui entraient dans la zone par la Bergsche Maas et l’Amer pour la Meuse et via le Nieuwe Merwede pour le Rhin. Les hommes ont cultivés et exploités de vastes roselières et des joncs sur ces sédiments. Quand les sédiments piégés par les roseaux (qui jouent un peu ici le même rôle que les mangroves sous les tropiques) étaient suffisamment émergés, les saules colonisaient les vasières. Ils étaient également exploités (perches/osier)

C'est l'un des derniers endroits d'Europe avec une marée d'eau douce, créant une forme particulière d’écotone mouvant dans l’espace et le temps.

La région a été aménagée au XVIe siècle, poldérisée, et à nouveau été très aménagée au XXe siècle. Un jeu de polders, digues et canaux protège aujourd'hui les terres les plus basses d'une éventuelle inondation. Depuis 1970 les dynamiques d'évolution végétale se modifient par le fait que les marées naturelles ont fortement diminué à la suite de la fermeture du Haringvliet. Mais en 2008, une écluse pourrait être ouverte pour recréer une zone saumâtre et restaurer des niveaux d'eau plus « naturellement » fluctuants.
C'est une des zones qui en Europe sont menacées par la montée des océans.

Galerie d'images [modifier]

Voir aussi [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]