Basilique Notre-Dame-des-Victoires

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Basilique Notre-Dame-des-Victoires
Image illustrative de l'article Basilique Notre-Dame-des-Victoires
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction décembre 1629
Fin des travaux 1740
Style dominant Architecture baroque
Protection ?
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Arrondissement 2e arrondissement
Coordonnées 48° 52′ 00″ N 2° 20′ 27″ E / 48.866744, 2.340928 ()48° 52′ 00″ Nord 2° 20′ 27″ Est / 48.866744, 2.340928 ()  

Notre-Dame-des-Victoires est une basilique de l'Église catholique romaine située, place des Petits-Pères, dans le 2e arrondissement de Paris. Elle est l'une des quatre basiliques mineures de Paris, élevée au rang de basilique mineure le 23 février 1927[1].

La Vierge Marie y est notamment invoquée et priée comme le « Refuge des pécheurs »[2].

(M) Ce site est desservi par la station de métro Bourse.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1614, Louis XIII vient prononcer dans une église d'Aubervilliers le vœu de construire à Paris une église dédiée à la Vierge s'il remporte une victoire militaire contre les Protestants. Exaucé en 1628 à la suite du siège de la Rochelle, il décide la construction de l'église Notre-Dame-des-Victoires, qu'il considère alors comme la fille de Notre-Dame-des-Vertus d'Aubervilliers[3]. Le plan de l'église est conçu par l'architecte Pierre Le Muet au bénéfice des Augustins déchaussés, dits les Petits-Pères ; mais les travaux à peine commencés furent suspendus faute de fonds. À partir de 1656, la construction est reprise sous la direction de Libéral Bruant, puis de Gabriel Le Duc. Bien qu'inachevée, l'église est bénie en 1666. Touche finale, le portail est dû à Jean-Sylvain Cartaud qui achève la construction du sanctuaire de 1737 à 1740[4]. À la Révolution, l'église, privée de ses religieux, devient le siège de la Loterie nationale puis Bourse des valeurs sous le Directoire. Elle est rendue au culte en 1802[5].

En décembre 1836, le curé de Notre-Dame des Victoires, l'Abbé Desgenettes, consacre sa paroisse au Cœur immaculé de Marie. Le sanctuaire abrite depuis lors une association de prière mariale, l'archiconfrérie du très saint et immaculé Cœur de Marie[6].

Le pape, par coutume, a le droit de couronner les statues de la Vierge Marie, la couronne étant signe de royauté et de victoire. La première statue couronnée en France est celle de cette basilique, le 9 juillet 1853 à la demande du pape Pie IX en remerciement de la délivrance de Rome par les Français[7].

Architecture et œuvres[modifier | modifier le code]

Le chœur, avec les sept tableaux de Carle Van Loo
Orgue de tribune

La succession des architectes explique que l'église ne soit pas d'une parfaite unité. On peut remarquer dans l'église différentes œuvres dont :

La consécration de l'église au Cœur Immaculé de Marie et son nom de Notre-Dame-des-Victoires lui vaut d'accueillir sur ses murs environ 37 000 ex-voto et trophées militaires[9].

Personnalités liées à cette église[modifier | modifier le code]

Le compositeur François Roberday y fut organiste quelque temps.

Un cénotaphe de Jean-Baptiste Lully, ancien habitant du quartier, est à remarquer dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste[10].

Paolo Lorenzani, un autre compositeur italien et concurrent de Lully, contribua aussi à la liturgie de cet établissement[11].

Les parents de Sainte Thérèse de Lisieux firent dire des messes à son intention lors de sa grave maladie en 1883. Thérèse y viendra plus tard en pèlerinage avec son père[12].

Vie de la paroisse[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, le curé-recteur est le père Hervé Soubias[13]. Plusieurs prêtres confesseurs concourent à l'animation spirituelle du sanctuaire ainsi que des bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre, installées au prieuré attenant. Parmi ces prêtres se trouve Gérard Thieux, affilié à la Société sacerdotale de la Sainte-Croix, médiatiquement connu pour ses apparitions à Dieu Merci ! et pour ses conseils et explications donnés, par Internet, sous forme de vidéos.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]